Coucou!
Z’avez vu, je vous avais dit que j’en avais un billet presque prêt qu’avec un peu de chance j’allais pas mettre 3 plombes à publier.
J’ai peu de ce que j’écris qui est publiable sur le blog en ce moment. Non pas forcément que ça me dérange personnellement de le partager. Mais parce que ça s’enchevêtre avec la vie des autres personnes de ma vie et que c’est dépasser les limites qu’ils m’ont donné de le partager ici.
Ou alors que c’est des trucs ousqu’on attend la décision définitive. Et qu’on en parle pas avant.
Bref. Profitez du coup d’un billet très choiseau-centrique. Vu que je leur ai pas appris à lire, ils ne peuvent toujours pas donner leur avis sur ce que je partage à leur propos!
Bon alors, je vous avais déjà raconté les balades en poussette, dans la poussette de compétition de Patchi.
Je vous avais déjà touché un mot des recherches pour trouver un BON sac à dos dans lequel Patchi soit confortable et qui ne me détruise pas le dos pour les balades en montagne sur des chemins impraticables en poussette, pour la belle saison de cette année…
Ça avance, il ne me reste plus qu’à trouver le budget ET contacter l’entreprise. Comprendre de leur pondre un email pour savoir quel modèle ils recommandent, compte tenu tant de mes dimensions que celle de Patchi. A plus de 200 francs le sac, je vais pas acheter au pif.
Je vous avais également déjà raconté les péripéties de nos balades quand soudainement Bagheera son altesse du néant décide de nous suivre. Ou pire décide qu’on aurait pas du sortir et qu’il faut immédiatement rentrer pour la sieste, bordel!
Mais depuis le redoux après cet hiver qui marque la première fois de sa vie que Patch a pris un abonnement pour le vétérinaire.
Une sombre histoire d’infection urinaire qui ne passe pas. Il devient non symptomatique sous antibiotiques, mais douleurs et sang dans les urines dès qu’on arrête. Bref, les vétérinaires sont sur le coup.
Le fait est qu’entre sa surdité complète et sa vue qui se dégrade, le guider en promenade devient une équation de plus en plus complexe.
Patchi voit encore raisonnablement correctement de près s’il y a du contraste, mais c’est le flou absolu dès qu’on dépasse 2-3m. Comme la vue décline progressivement, il compense plutôt bien avec l’odorat et ce qui lui reste de vue.
Enfin tant qu’on ne lui fait pas le coup de bouger et pas dans le sens du vent, donc qu’il nous perd d’odeur quand on s’éloigne trop de lui! Bordel c’est pourtant pas compliqué de l’attendre là où il nous a laissé, non?!
On s’est rendu compte de ça lors de la première balade à la Losentze de cette année 2026. Môsieur Patchi vaquait pépère à ses petits projets de toutou, quand on a bougé un peu trop loin de lui. Panique à bord quand il s’est finalement décidé de nous rejoindre. ( Genre la tronche d’un gamin qui se rend soudain compte que l’adulte a côté de lui est un inconnu et pas son parent). Il ne pouvait plus ni nous entendre, ni nous voir, ni nous sentir.
J’ai vite résolu la crise en me rapprochant de lui à gros mouvement de bras. Hop, il m’a vite vu et nous a rejoint, toute inquiétude déjà oubliée!
Mais apparemment, on est pas les seuls à l’avoir constaté…
La tornade noire, elle aussi, l’a compris.
Et depuis, la logistique de la grande balade habituelle se complique quelque peu.
Parce qu’il veut nous accompagner. Tout le temps! Je sais pas s’il a décidé de s’improviser chat-guide à cause d’Ewan le chien-guide de la voisine? Genre quand on a un poil noir resplendissant on aide le membre malvoyant de la tribu à se déplacer? Dieu sait ce qui s’est passé dans sa tête pour qu’il chope sa lubie. Mais une chose de sûre: il nous engueule si on y va sans lui. Je vous jure, les concerts de miaou quand on désobéit, divers voisins sortent sur le palier pour voir ce qui arrive à ce pauvre chat!
Des fois quand on ose partir sans lui, il essaie plutôt de nous rejoindre en faisant le trajet à l’envers. Et bam à un contour et il est là, vexé, et nous engueule. Rebelotte pour les voisins sur le palier ou à la fenêtre pour voir ce qui arrive à ce pauvre chat.
Bref, il ne me reste qu’une solution: me résigner au fait qu’il nous accompagne et composer avec.

Alors déjà, promener Patchi en soit n’est pas forcément une sinécure.
Il faut composer avec les autres chiens. Qu’il n’aime que rarement. Donc mieux vaut connaître tous les réguliers du quartiers et leurs heures habituelles de promenade.
Ça évite de se retrouver trop souvent avec ton chien qui essaie de se suicider sous une voiture parce qu’il a vu-senti son ennemi juré Loki, et a décidé que cette fois il lui faisait la peau. Loki est un St-Bernard. Bien 60kg de chien qui aime jouer à poursuivre les autres chiens et chats et prend l’agression de Patch avec le flegme d’un adulte dont son bambin annonce qu’il va le tuer quand ils jouent aux pirates. Il trouve ça a-do-ra-ble et rentre dans le jeu!
Si l’humaine de Loki est seule avec lui et qu’on s’aperçoit à temps, l’une d’entre nous rebrousse chemin et se cache le temps que l’autre passe. Si si. Faut dire que si elle doit retenir son chien dans son entrain, elle a quasi la garantie de se faire déboiter l’épaule.
D’autant plus que Patch complètement sourd n’a plus peur des voitures. Plus du tout. Pour paraphraser Simba, lui, il se rit du danger! La dernière fois que je me suis faite surprendre par Patch qui charge Loki, Patch doit sa survie au fait que le conducteur qui passait par là avait de bons réflexes et des bons freins!
Il faut composer avec sa surdité totale.
Plus de rappel possible. Sauf par ordre visuel. M’enfin sa vue baisse, donc ça devient de plus en plus une loterie de savoir s’il va voir et obéir. Et plus sa vue baisse, plus je commence à avoir de meilleures chances de gagner à l’Euromilions que de le faire obéir!
Il a perdu la peur de plein de choses qui peuvent lui nuire comme les voitures. Il faut un appel de vent significatif pour qu’il s’en méfie. Un peu.
Le seul avantage c’est qu’il tolère beaucoup mieux les autres chiens vu qu’il ne les entend plus lui aboyer dessus.
Entre ça et ses articulations douloureuses…
Les balades se font vraiment à son rythme. Histoire qu’il fasse le plein de stimulations. Comprendre faut vraiment lui laisser le temps de renifler tout ce qu’il veut.
Alors déjà le laisser tout renifler le temps qu’il veut au lieu d’imposer un rythme à la promenade c’est mega boring et fait que Superchéri devient chèvre à le sortir.
Mais avec la terreur noire qui s’en mêle, les balades deviennent épiques!
Je me retrouve à la tête d’un troupeau de 2 vieux grincheux qui n’aiment ni les autres chiens, ni les autres chats, ni les enfants. A fortiori s’ils ont l’audace de se déplacer en vélo ou trottinette! C’est le diable ces trottinettes, on vous le dit!
L’un en laisse et sourd. L’autre sans laisse et pas l’espèce habituelle que les gens s’attendent à te voir promener.
Tant Patchi que Bagheera ont des idées bien arrêtées sur les endroits à marquer, les endroits où il faut s’attarder, ou le chemin précis à prendre.
Moralité je me retrouve prise entre deux têtes de mule et un troupeau étalé sur une dizaine de mètres. Inutile de préciser que les passants qui me regardent étrangement quand je rappelle mon chat.
Quand Bagheera traine au goût de Patch. Il avance au bout de la laisse, tire, et retourne sa tête vers moi le sourcil levé qui crie bon vous venez ou quoi… on avance! Avec la petite touche de toux-soupir d’exaspération dont certains chiens ont le secret.
Quand Patch traine au goût de Bagheera ou refuse d’aller explorer les bons endroits selon lui.
Il miaule… jusqu’à ce qu’on je cède… si si…
Les fois où je ne peux pas, genre quand il insiste pour aller faire le tour de la maison en chantier, la porte laissée ouverte d’une cave ou de l’entrée d’un voisin, les jardins ou les coffres de voitures ouverts.
Je m’en résous à utiliser des tactiques éprouvées d’un autre temps… avec Heidi… qui m’écoutait tout aussi peu et lentement! Je vous laisse imaginer la tronche du voisinage à m’entendre argumenter avec mon chat comme avec un gamin et lui dire de venir ici tout de suite, et que non on rentre pas chez les gens comme ça!!!
Sans compter qu’ils m’entendent régulièrement battre le rappel à coup de Bagheera vient ici maintenant! Allez! Ça suffit! Tu viens tout de suite! Baaaaaagheeeera!
Mais soyons vraiment honnête…
Autant ils me fatiguent avec leurs excentricités.
Genre aller dire bonjour à toutes les adultes d’un certain âge. Même sans le consentement clair et éclairé des dits-humains. Ou au contraire de me coller au point de me faire trébucher quand c’est un enfant qu’ils voient.
A me faire diviser mon attention en 25 comme si j’avais 2 jeunes enfants en balade avec moi.
Je chéris ces balades, et je prends autant que possible le temps d’en profiter et d’en graver les moments marrants de chacune dans ma mémoire.
Sourire à regarder le chat tigré gris-blanc qui course Patch et tente de l’intimider quand on passe chez lui, mais part se cacher derrière un pot de fleurs à son entrée s’il voit qu’on a Bagheera avec nous.
Je veux pas dire… mais la terreur noire a réussi à créer ce niveau de respect peur au bluff! Je vous rappelle, il n’a pas de dents. Donc si la bagarre se déclenche vraiment, il est fortement condamné à perdre si elle s’intensifie trop et qu’ils en viennent à la morsure.
Vous voyez pourquoi on l’appelle la terreur?
C’est aussi leur plaisir absolu à gambader ainsi…
Renifler les fleurs, éternuer. Se rouler dans la poussière, divaguer à gauche et droite du chemin et en haut et en bas du talus. Rouler des mécaniques comme s’ils étaient toujours les rois du monde. Enfin tant qu’il n’y a pas d’enfants…
En cas de gamins qui le prêtent attention, ils filent illico dans les jupes de maman! A une ou deux exceptions près… Souvent des enfants qui leur rappelle sans doute comme à moi, l’écho d’une Heidi plus jeune.
Et le truc qui me fait fondre le plus…
Voir vraiment Bagheera assister Patch pendant la balade.
En ce début de printemps, Bagheera marche de plus en plus à la hauteur de Patch. Lui rappelle qu’il est présent en le touchant ou en marchant flanc contre flanc.
Et Patchi accepte le rapprochement. Alors qu’à la maison il passe sa vie à engueuler les chats qui ont l’audace de passer trop près de lui et que tous les chats ont appris à respecter la bulle personnelle d’espace de Patchi.
Ils restent collés à l’un à l’autre près de la moitié du chemin, dans tous les endroits un peu sensibles genre ceux où on croise plus facilement des enfants ou des voitures.
M’enfin du coup, et on s’arrêtera là pour cette fois…
Ça ne vous surprendra sûrement pas de savoir que quand on fait les grandes balades à la Losentze, la première étape avant de quitter la maison c’est d’enfermer Bagheera.
Histoire d’éviter 1 heure de balade en forêt avec un chat qui nous hurle dessus pendant tout le trajet parce que d’abord il nous ordonne de rentrer sur le territoire habituel maintenant!!! Et que c’est fini ces fantaisies de partir se balader jusqu’au village suivant via le cours du torrent!
La Losentze c’est dangereux, des fois il y a des moutons ou des vaches dans les champs!!!!
Heureusement qu’il ne connait pas le concept d’une lave-torrentielle…
Oui c’est du vécu…
Oui, on a du expliquer à tous les promeneurs qu’on croisait qu’ils ne devaient pas se faire de souci pour le chat qui semblait errer dans les bois en pleurant, c’était le notre. Et s’il miaulait à la mort, c’est juste parce qu’il insistait pour qu’on fasse demi-tour et qu’on rentre!
Si en plus on a Blue et Bazinga sur nos épaules à ce moment-là… on fait un drôle de spectacle.
Cette fois, faut vraiment que je vous laisse…
Je dois aller de nouveau expliquer à Bagheera qu’il est hors de question qu’il joue avec sa nouvelle copine la souris à l’intérieur de la maison et qu’il doit retourner dans le jardin du voisin avec!
Je la lui aurais bien fait lâcher mais il m’a vu arriver et est reparti dans l’autre sens cette nouille.
Bonne nouvelle pour la souris. Si elle ne fait pas de crise cardiaque, elle a une chance de s’en sortir au moment où il se lasse. Vu que pas de dents.
Bisous, à la prochaine et prenez-soin de vous dans ce monde un peu fou…


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