5 kids only shoes and legs are visible
la miss,  Voyages

Quand je vous disais qu’il y aurait des aventures…

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Coucou à l’heure suisse…


Enfin justement je profite de ne pas totalement y être pour écrire ces lignes…

Ma boule de cristal était étonnamment précise : les aventures en accessibilité ont commencé avant-même l’arrivée en Suisse.

Après des années à rentrer au rythme des congés de l’école locale singapourienne, j’avais oublié les joies des aéroports à mi-août.

Alors autant au départ on ne voyait pas vraiment la différence, autant une fois à Doha et Genève, le personnel faisait de son mieux pour garder la tête hors de l’eau.

Ça faisait longtemps que je n’avais plus vu le personnel d’assistance en train de gérer plusieurs clients en même temps, et de jongler d’une personne à l’autre au bas de course.

A l’embarquement à SG on était 2 avec l’assistance, et le personnel assigné a refait le monde sur son téléphone en attendant qu’on nous donne l’autorisation d’embarquer.

A Doha ils centralisaient les gens et les déplaçaient avec les voiturettes électriques sur les grandes distances et la chaise sur les courtes. Heidi a donc été récupérée à la sortie de l’avion avec la chaise, a été amenée à la voiturette… au bureau des transferts, ils l’ont remis sur une chaise pour passer le contrôle de sécurité, puis en attente à une rangée de sièges le temps qu’on nous remette sur une voiturette jusqu’à la porte d’embarquement ou attendait de nouveau un fauteuil.

A Genève, c’était une seule personne qui nous gérait nous et l’autre famille qui avait une assistance sur le vol. Avec des gags du genre : il faut faire 2 trajets pour tout, parce que ni la passerelle, ni l’ascenseur n’ont la place pour y mettre 2 chaises en même temps !

Bref, il y avait foule !

C’est aussi la première fois qu’ils m’ont oublié un des menus dans l’avion ( heureusement que fille chérie ne mange pas en général, et que j’ai toujours de la nourriture sur moi. La pauvre hôtesse de l’air était mortifiée… elle a tenté 25 tactiques dont laisser les coupes de fruits qui lui restait en stock pour laisser quelque chose à manger à Heidi !)



M’enfin les vols se sont bien globalement bien passés. ( ce qui compte pour un bon ou mauvais vol perso, c’est la quantité de turbulences et de douleurs pendant le vol et à l’arrivée… )



Quand je l’ai raconté à Superchéri, il m’a dit que ça l’aurait rendu fou, mais perso, je me fichais que mon écran refuse de démarrer, vu que de toute façon mes yeux croisaient beaucoup trop pour regarder quelque chose, et que j’écoutais de la musique.

Dans ces moments-là je trouve comique de me dire que les premières fois que j’ai pris l’avion, il y avait un film sur un grand écran par section en économie… dont tu ne choisissais ni le titre ni l’heure de diffusion. Donc que j’écoutais mon walkman en désespoir de cause. Maintenant j’ai le choix, et au final j’écoute toujours ma musique !


Une fois à Genève, les choses se compliquent : On nous prend à part avant même la sortie de l’appareil : ‘Lux’ – oui, un fauteuil roulant faut bien lui donner un nom – est resté coincé à Doha.

Ils ont cru y voir les batteries, donc ont refusé de l’embarquer.

Là, un petit aparté s’impose pour ceux-lles qui n’ont pas pris l’avion ces 2 dernières années, ou le prennent sans guère de matériel électronique en leur possession…



Suite à quelques drames évités de justesse, les compagnies aériennes se sont rendues compte que les batteries rechargeables ( qu’on trouve partout, de votre téléphone au rasoir électrique voire à certains baggages à main intelligents ) étaient instables avec les changements de pression.

Et les risques que la batterie explose et prenne feu sont beaucoup plus importants qu’on ne l’imaginait, que les dispositifs pour éteindre les incendies dans la soute ne suffisent pas pour éteindre ce genre de feu de batterie.


Oui il y a des contrôles qualité, oui les taux d’accidents sont faibles, mais quand on démultiplie un risque d’explosion d’ 1 sur 1000 ( par exemple) par le nombre d’appareils électroniques par passager, les risques ne sont pas si anodins que ça statistiquement parlant ! Prenons un A350 à 300 passagers, chacun ayant une moyenne de 3 batteries sur lui, il y a 900 batteries dans la cabine de l’avion…

Quand on se balade avec Heidi, on accumule elle et moi, 7-8 batteries avant-même de compter celles du fauteuil roulant.

Bref, ni une ni deux, la quasi totalité des compagnies aériennes a imposé de ne pas mettre d’appareil contenant des batteries dans la soute. Vous devez toutes les avoir sur vous, dans le bagage à main.

Comme disait l’hôtesse de l’air avec lequel Heidi discutait le bout de gras sur le Singapour-Doha, qui s’est quasi effondrée sous le poids de nos bagages à main, nous le disait quand on lui a expliqué POURQUOI nos sacs étaient si lourds…

Au moins si la batterie qui prend feu est dans la cabine, on a une chance de pouvoir maitriser le feu !

Bref, tout ça pour dire que déjà que c’était pas simple avant de balader un fauteuil roulant électrique, mais qu’au milieu de la parano batterie ambiante, ça rajoute des obstacles potentiels supplémentaires.

Donc, disais-je, on nous harponne à la sortie de l’avion, ‘Lux’ n’a pas pu embarquer…

On me dit ” vous aviez oublié de déconnecter les batteries“, ce à quoi je réplique tout de suite, “ah bin ça c’est juste pas possible, elles sont ici !” Et la mère meri de sortir les batteries du sac .

S’ensuit la sortie d’aéroport la plus longue qu’on a faite à ce jour : eh oui, c’est la première fois qu’ils me perdent un bagage en 13 ans d’aller-retours ! Certain.e.s me diront que j’ai eu un bol incroyable jusqu’ici, je ne leur donne pas tort !

Heureusement j’étais équipée : j’avais le manuel d’instruction de la chaise, histoire de pouvoir démontrer que j’avais bien retiré les batteries et la décrire.

Mille et une photos du manuel sont faites et envoyées à Doha pour leur prouver par A+B que c’est bon, ils ont péché par excès de prudence, que les singapouriens avaient bien fait leur travail.

Sourire au moment d’expliquer à Heidi que non préciser à la dame que son fauteuil s’appelle Lux ne sert à rien vu que c’est pas marqué dessus.

Au passage, on nous donne quelques conseils pour essayer d’éviter que ce cas de figure-ci ne se reproduise lors du prochain trajet.

Aux dernières nouvelles…

Nous sommes vendredi matin, au moment où j’écris ces mots, Lux est bien arrivé en Suisse, et attend une fenêtre de livraison vers la maison de Supergranny & Superpapi.

Entre deux on fait sans…

En pratique, ça veut dire qu’Heidi maudit les adultes autour d’elle. Notamment sa mère poule de mère lui pose la question si ça va tous les 200 mètres.

S’inquiète sans arrêt de savoir si elle n’est pas en train de marcher trop…

Bref, on l’agace à sans arrêt planifier pour le pire, elle était bien contente qu’on ait cessé à la maison !

Et d’abord ici c’est tout petit, donc elle arrive à marcher ohhhhh… et on la saoule de vouloir factoriser ses limites pour éviter de bousiller les nôtres…

( enfin elle était bien contente de pouvoir rentrer en trottinette électrique hier ceci dit, la fatigue est arrivée d’un coup… et elle aurait peiné à rentrer de la place de pique-nique )

Heureusement, Lux nous rejoint avant que les choses sérieuses ne commencent, on s’était prévu un programme raisonnablement calmes les premiers jours.

Là Heidi et ses amis sont en pleine partie collective sur leurs appareils respectifs, après avoir commencé par un jeu de société. Je dois dire que j’adore les écouter jouer à Fortnite en groupe, c’est juste délicieux… parce qu’entendre “Mec, tu le tues sinon je te quitte” sans le contexte, c’est un poil déconcertant !

lovebird preening blue indian ringneck


Pendant ce temps-là à Singapour


Les choiseaux vont bien, même s’ils font pas les malins.

Peach continue à essayer de gagner le coeur de Blue à l’usure. Hier, il a apparemment réussi à la convaincre de le laisser lisser ses plumes de queue!

Ouiiiii c’est une capture d’écran de la story Instagram de Lovely Nounou… grâce à la technologie, même loin d’eux, je continue à avoir mon fix journalier !






Je ne vous promets pas de continuer à ce rythme les nouvelles… je vais finir par arrêter de me réveiller comme une fleur au lever du soleil !


A la prochaine !

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