bla bla quotidien,  meri-philosophe

Un petit regard dans le retro

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Ou la retrospective de l’année du chien



Viiiiii pour la retrospective 2018, je me sentais un peu embarrassée d’avoir mis tellement de temps à la finir, mais Nouvel An Chinois, c’est dans moins de 2 semaines, alors c’est pile poil le bon moment pour l’écrire !

Si vous vous demandez comment je fais pour avoir le temps de taper : j’ai réussi à persuader Blu et Bazinga d’aller prendre l’air sur la terrasse ! C’est assez littéralement le cas de le dire, vu qu’il y a un vent à décorner des boeufs et faire pleurer les mélèzes en ce moment !

Ils ne se plaignent pas, ils se font les plumes en chantant…  Je les ai fait rentrer juste avant la pluie.



Si je devais résumer ces 12 derniers mois en un mot c’est intense…



C’est pas une année dont on ressort avec l’impression amère d’avoir vécu la pire année de notre vie, au contraire, il y a beaucoup de souvenirs magnifiques. En bientôt 18 ans ensemble, Superchéri et moi on arrivait à en trouver des pires…

Mais clairement, c’était pas une année simple et pépère ( note que des fois, je me demande si elles existent en fait, où si c’est une utopie que je me suis inventée… )


C’est flippant, parce qu’à la fois ils ont passé à la vitesse de l’éclair



Et à la fois, je comprends pas comment on y a tout casé, donc que j’en finis avec un vertige délirant.

Blu vient de faire ses 2 ans chez nous. J’ai plus d’amies dont les enfants sont des ados voire des jeunes adultes que des petits.

2018 a commencé avec le fait qu’on tournait sans helper depuis 4 mois déjà. Et c’était cool. Enfin sauf quand il y avait des imprévus. Mais aussi longtemps que mes activités maisons étaient en dilettantes, ça allait pouvoir continuer comme ça.


cat sleeping on bed

“Ahhh non, on me laisse dormir tranquille ! ~Nala


2018 c’était la course à essayer de keep up with Heidi ado*



Comprenez bien : en moyenne, par rapport à d’autres parents on vit avec Heidi une adolescence idyllique. On s’engueule peu, elle fait une quantité raisonnable de petites conneries, et quelques rares un peu plus sérieuses. Heureusement sans conséquences.

Mais ça n’empêche pas de se sentir lessivé à la fin de la journée : elle passe par des montagnes russes dignes de Universal Studios. ( Celles dans lesquelles je n’ose plus monter.)

Elle change plus vite que son ombre, elle passe sans sourciller d’un cartoon à un film d’horreur. C’est fascinant et enivrant de la regarder grandir. En 2018 elle est tombée amoureuse pour la première fois, elle s’est aussi fait briser le coeur pour la première fois.

Elle a développé un sens de l’humour encore plus féroce qu’avant. Le théâtre est resté une de ses passions. Des moments elle est plus vieille que moi, à d’autres ses yeux s’illuminent avec la même joie enfantine qu’il y a 10-12 ans.

Elle a des projets pour son avenir, et essaie de se donner les moyens d’y arriver. Un d’entre eux, consiste clairement à vivre pleinement une vie d’adolescente le plus ordinaire possible.



Ça ce n’est pas toujours simple…



Parce que son corps lui met des batons dans les roues.

Mais elle affronte le tout comme toujours, en s’appropriant tous les aspects de sa vie et en créant quelque chose à partir du beau comme du mauvais.

2018 nous a apporté des bonnes et des mauvaises surprises du côté de sa santé. On a eu des réponses, qui ont ouvert la voie à d’autres questions. On est toujours en plein chantier, mais elle est bien entourée !


grey parakeet standing on her food bowl on the open cage door
Tu as vu ? Je fais des pieux maintenant, je suis chasseuse de vampires ! ~Bazinga


2018 c’était des magnifiques moments, des rires…



Les 60 ans de Supergranny début juin en Suisse, et la superbe fête qui allait avec. Toutes les personnes avec lesquelles on a partagé des beaux moments lors de notre passage. La visite de Tata Vivi en novembre.

C’était la transformation de Supergranny en personne-à-chien.

C’est tous les week-ends à faire le Green Corridor avec les choiseaux avec Superchéri.

N’oublions pas les éclats de rires réguliers à regarder les choiseaux. C’est une suite sans fin d’aventures à la maison, qui compensent largement les jours où on a envie de les maudire parce qu’ils nous rajoutent une visite vétérinaire pour cause de patte cassée ou de bec ensanglanté

C’était aussi les nouvelles rencontres, les nouvelles découvertes et l’expédition à Bangkok pour y croiser notre cousin des USA.


2018 c’était aussi des larmes…



C’est la personne proche qui avait eu des très mauvaises nouvelles santé, qui s’accroche toujours. Mais le temps est compté.

C’est la mort accidentelle en février dernier d’un des chats de sa famille à mi-temps.

Les ch’tites blessures à la noix et autres morsures qui ont fait qu’il a fallu arrêter les marches du week-end depuis quasi septembre…

La frustration d’être ici et de manquer les moments des autres, et les embrassades qui se perdent, parce que des fois la seule chose à faire c’est de prendre quelqu’un dans ses bras.

Les départs, à fortiori ceux auxquels on ne s’attendait pas… P*tain elle me manque ma voisine de cappuccino hebdomadaire !

C’est l’épuisement parfois… avec le recul je crois que j’ai sous-estimé à quel point de réapprendre à faire marcher la maison seule au milieu d’une année intense m’a coûté.

 J’ai l’impression de seulement maintenant ressortir timidement la tête de l’eau. Mais chut, faut pas le dire trop fort !  

Je risque de me faire peur à moi-même retourner me cacher 6 mois…. 



Moi faire calinous avec maman déplumée.



2018 c’était des changements…



Certains complètement inattendus : comme le retour de Lovely Nounou en avril après un peu plus de 7 mois à Dubaï. Heidi qui est passée du statut de presque-Rapunzel, à une coupe ultra-courte

D’autres dans la continuité de ce qui se passe dans nos vies depuis 6 ans, avec mon “coming out” officiel. Même si ensuite, le quotidien a bouffé tout espoir que j’avais de pouvoir consacrer du temps à mes grands projets de révolution… Euh de vous inonder d’articles sur les troubles du spectre autistique.

C’est les 2 chats de plus qui trainent à la maison. Parce qu’Heidi les a sauvé, et qu’ils ne peuvent ni être relâchés, ni replacés. Le tout alors même qu’un des 2 nouveaux ne peut toujours pas être mélangé au reste du groupe à ce jour.

Ah et puis la réalisation que petit à petit, je commence ma version sans chichi d’un bullet journal. Ouiiiiii moi aussi j’ai cédé au chant des sirènes. Note que le mien, c’est essentiellement un agenda avec de la place pour faire des listes. L’idée de passer du temps à tout enjoliver me donnait des sueurs froides.


2018 c’était aussi…



Mon premier projet de traduction qui a vu le jour, et le challenge que ça a représenté.

C’était immensément satisfaisant. A défaut d’avoir pu mettre le point final sur d’autres projets en cours, c’est vraiment cool d’avoir “mon” premier livre dans la bibliothèque.

Les 10 et plus kilos qui se sont invités, entre les grignotages de fatigue, ceux d’émotions, et le fait d’avoir du lever le pied question sport. C’est drôle, par certains côtés ils me gonflent ces kilos, par d’autres, ils sont presque un badge de fierté parce qu’ils sont la concrétisation visible de ce que je dis quand je dis que 2018 était intense…

Les petits pas vers une maison de nouveau un peu plus écolo. La passion renaissante de Superchéri pour les maquettes. Aquaman et les Indestructibles 2.



black cat on a bird cage on a balcony
Ohhh c’est chouette de regarder dehors depuis le sommet de la cage des oiseaux ! ~Bagheera
Bref…



Le mot de la fin, c’est que même si 2018 n’a pas toujours été simple, même elle nous a emmené dans une farandole de montagnes russes sans forcément nous laisser le temps de reprendre notre souffle.

Elle me laisse l’impression, que tant les hauts que les bas m’ont fait grandir…

Et purée… j’aime la personne qui petit à petit ose s’affirmer, et vivre de plus en plus en adéquation avec qui elle est 😀

Tant mieux, parce que 2019 a commencé sur les chapeaux de roues, et avec inscription dans mon calendrier, elle promet de continuer la lancée de ces dernières années…


Allez… faut que je vous laisse…


Bonne journée et bonne fin de semaine !










*Keep up with Heidi ado, c’est un peu comme les Kardashians, mais en moins vulgaire, moins bling bling, en plus drôle, et avec une autre définition de l’inapproprié…


p.s. Si vous vous posiez la question, la photo en tête de billet, c’est la dernière fois en date qu’Heidi a lancé une mission de sauvetage pour animal en détresse. Heureusement ( pour moi 😅) l’oiseau s’est révélé ne pas avoir besoin d’aide !

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