bla bla quotidien,  Les choiseaux,  meri-philosophe

Prendre le temps de…

Share

Regarder le chemin parcouru

 

 

C’est plus facile à dire qu’à faire, mais ça fait du bien!

 

 

Ces temps, soyons honnête, au quotidien, si je me laisser aller,  je vois surtout les trucs que j’ai pas encore réussi à faire. Les concessions que je dois faire sur mon programme. Les derniers éléments qui se sont ajoutés sur ma liste interminable de trucs à faire.  Le soupir de Lovely Nounou, Superchéri ou Heidi quand je leur dit que non c’est pas aujourd’hui qu’on fera [insérer ici le truc qu’ils espéraient me faire faire genre aller faire la marche du week-end].

Je vois les tas de bazar en cours de tri dans l’appartement.  Je culpabilise d’avoir des envies de simplement tout jeter, quand je sais que plein de trucs peuvent servir à quelque chose.  Juste parce que chaque fois que je commence à gérer les rendez-vous pour redonner plus loin, au bout de 3-4 jours et pas tellement d’objets, je suis exsangue. Finalement ça peut bien rester là un mois ou deux de plus!

Je vois les sourcils des profs de la miss qui se froncent quand une fois de plus j’ai du retard pour donner les excuses.  Déjà que j’ai négocié de ne n’en faire qu’une par semaine et que j’ai un template à l’ordinateur que je dois juste modifier et signer! ( Heureusement qu’elle va être en vacances jusqu’à l’année prochaine sous peu!)

 

 

J’ai mon cerveau qui fourmille de 1001 idées.

 

 

Ça se traduit en centaine de billets de blog en suspens ( bon ici j’en ai pas tant que ça, je frôle juste les 80), 10 autres projets en cours – dont une traduction – et jamais l’énergie qui va avec…  C’est frustrant. J’ai l’impression qu’il n’y a pas assez d’énergie pour suivre le rythme, alors même que j’en ai tellement plus qu’à d’autres moments de ma vie.

 

 

 

“J’aime aller pique-niquer dehors. Ça me manquait! Bon elle vient ma graine! “ ~Bazinga

 

C’est sans compter les imprévus.

 

Ces chenoilles adorent me tomber dessus et chambouler le programme.  La semaine dernière, par exemple,  j’ai du mettre un aller véto pour Bagheera.  La piqure de cortisone pour l’asthme avait cessé de faire effet et il passait ses journées à tousser.  Un café impromptu avec une amie, qui était super sympa, mais m’a laissé vidée pour le reste de la journée.  Courir après l’électricien pour un reçu, histoire de gérer le reste de la transaction avec l’agente de la proprio.  ( Ils nous ont demandé de payer et de déduire l’argent du loyer suivant, inutile de préciser que c’est pas le truc qu’on fait sans re-vérifier 20 fois…)  Un rendez-vous médical pour Heidi.

C’est des petits trucs, dont certains sont purs plaisirs, me coutent plus ou moins selon les jours.  Selon la quantité de flexibilité qu’il me reste.  Certaines choses, comme le fait de savoir combien de gens j’ai à manger le soir, sont des facteurs dont le chaos est intégré d’office.

Mais quand des choses tournent plus chaotiques que prévues, et que je dois revoir les activités du jour pour les inclure. A fortiori si je repousse des choses au lendemain à cause des imprévus, je reste avec un goût amer d’inaccompli. Et la certitude de n’avoir rien fait de ma journée.

 

C’est là que prendre le temps de regarder en arrière paie:

 

Depuis quelques mois, j’ai pris l’habitude d’avoir un agenda hebdomadaire en guise de tapis de souris.  Ça m’aide à garder le fil de ce que je suis en train de faire sur les jours où je suis distraite sans arrêt.  Ça m’aide à ne pas ne noyer dans un verre d’eau, parfois.

 

Et quand je me retrouve convaincue que je patauge dans la semoule et ne fais rien…

 

Je reprends les 4 dernières semaines d’agenda, et je les relis. Et là, l’élasticité du temps me percute de plein fouet.  Si on prend le dernier mois,  alors même que j’ai l’impression de n’avoir rien fichu. Il y a eu la morsure de Nala et ses quasi 3 semaines au lit/ sur des cannes.  Il y a eu le passage à Bangkok.  C’est sans compter les aller médecins, vétérinaire.  Renouveler ma carte de membre du pet shop.  ( Ouais leur procédure est tarabiscotée, il m’a fallu une bonne heure pour y arriver!)

C’est les aventures électriques. Ou encore le week-end de Lovely Nounou à Kuala Lumpur. ( Elle en profitait pour voir sa soeur en transit. Enfin sauf que imprévu à elle oblige… alors qu’elle devait passer le week-end avec sa soeur et son beau-frère. Elle ne l’a passé qu’avec sa soeur. Son beau-frère n’a pas pu rentrer sur le territoire, et a du rester en transit pendant 2 jours.  Comme quoi je n’ai de loin pas le monopole des imprévus!)

 

 

 

black cat sleeping on bed

 

 

Mais c’est aussi la mort de l’écureuil de nos voisins.  Il repose au pied d’un arbre, à côté du chat mort en février dernier et du myna mort en juillet.  C’est l’organisation de l’escapade à Bangkok.  Qui aurait pu être une escapade à Hong Kong d’ailleurs, donc qu’il a d’abord fallu que je détermine ce qui est le plus réaliste.  C’est Heidi qui avait ses examens de fin d’année,  le fils des voisins son PSLE.

C’est la patte cassée de Blu qui date d’il y a 6 semaines.  Si la patte était ressoudée en 2 semaines, il lui a fallu bien 4 semaines pour cesser d’avoir mal ou peur d’avoir mal. Il a fallu chambouler toutes les routines des oiseaux. La première sortie où il a vraiment eu du plaisir ne date que d’hier…

Et j’en passe…

 

C’est aussi

 

Le fait que pendant ce laps de temps, il y a apparemment plein de personnes que je connais qui ne sont plus célibataires.  Ou qu’on a eu le temps d’assister à la confirmation de truc à la cour Suprême des USA, qu’on a eu 2 démissions de conseillers fédéraux,  plein de complots d’espionnage qui sont sortis au grand jour de la part des Russes.  La guerre des Corées qui semble s’achever après 65 ans d’armistice.  La mort d’Aznavour, la saison suivante des séries TV qui a démarré.

Le bazar devant chez nous parce qu’on a les travaux pour la chaussée couverte.  M’enfin,  à terme, ça devrait améliorer l’accessibilité.

 

 

“Patte à moi y fait plus bobo! Moi peut voler dehors!” ~Blu

 

 

 

Et c’est sans compter les débats existentiels profonds qu’on a avec Superchéri

 

Du genre, mais si Blu en fait c’était une fille?  A quoi Heidi réplique généralement que naaaaan si ça se trouve il est simplement gay.*  Et la mère Meri de percuter en cours de xième vidéo d’oiseau du jour ( c’est un peu comme les vidéos de chats, c’est addictif!)  qu’en fait c’est bêtement un truc qu’on a créé.  La plupart des mâles à collier qui font régulièrement leur danse de mâle, ils sont encouragés à le faire par l’attention qu’ils reçoivent.  Alors que Blu quand il se lance dans un moment de danse du fétiche du pied, il se fait ejecter manu militari.

Quand il demande des calins, imitant la pose de Bazinga par contre… il obtient ce qu’il veut.  CQFD.

Bref on a fait du renforcement positif sans réaliser qu’on en faisait!

M’enfin il est bien mité des plumes autour du collier, donc avec un peu de chance, les prochaines plumes seront noires et clotûreront le débat ad aeternam!

 

 

Bref,

 

 

A la réflexion, elles sont bien remplies mes semaines en fait, même si j’en ai pas l’impression…

 

Et même s’il y a des trucs que je laisse trainer un peu plus longtemps que prévu, en fait, il est plutôt honorable le contenu de mon agenda.

 

Donc on se refait un café, on change le nid de Blu**, on remet le best-of des Beatles qui tourne en boucle en route.  Pis on se tapote sur l’épaule de satisfaction, on met un point final à ce billet, on déraille complètement un poste facebook en répondant à côté du sujet demandé.

Pis on se dit que peut-être il nous reste le temps ce matin d’aller nager encore…

 

Et on déculpabilise un grand coup!

 

 

Bonne journée! Et bonne semaine!

 

 

 

“Felix! Arrête c’est embarrassant! T’es pas une vache!” ~Bagheera

 

 

 

 

 


 

*pour la petite histoire, des comportements homosexuels ont été documenté chez plus de 200 espèces d’oiseaux.  Je vous laisse googler les histoires de pingouins gays qui adoptent un oeuf négligé. Il y en a plusieurs, dont une récente.

 

**depuis son accident, comme il a fallu l’occuper sans qu’il bouge trop, il a un carton dans le fond de sa cage, sur lequel il passe ses envies de s’entrainer à faire un nid. Le mauvais côté, c’est qu’il est devenu super protecteur de sa cage.  Donc que la nettoyer est devenu mission dangereuse.  Le bon côté c’est qu’il est un peu moins tripé par le fait de s’infiltrer à la  cuisine pour faire des trous dans nos placards et les aménager à son goût!

 

p.s. on la voit bien les plumes en cours de mue de Blu sur la photo en tête de billet…  Il est important de bien passer du temps à compatir de son infortune parce que ça gratte et c’est pas cool les plumes qui poussent. Ça diminue le risque de morsures…

 

Share
Share