bla bla quotidien

Quelques brèves (pas brèves) du mercredi

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Coucou…

 

 

Bon bin cette fois, c’est pas que je suis en vacances mais bien que le quotidien tente tout ce qu’il peut pour m’occuper… Quand j’ai le choix entre un moment de détente ou me mettre à écrire un billet, j’avoue que je choisis le moment de détente.

 

C’est pas toujours le cas, il y a les billets qui sont une détente en soi… C’est ce que j’essaie justement  de faire avec celui-ci en restant dans les brèves…

 

 

Côté choiseaux

 

Bagheera n’a plus l’air de sortir d’un camp de concentration. Il est juste minçolet tendance maigre.  Il a l’énergie qui va avec sa nouvelle situation: comprendre il a réussi à partir chez les voisins ce matin par exemple.  Ou alors le fait qu’il explique un peu trop souvent aux goûts de Cuddles et Felix que c’est l’heure de se poursuivre à travers l’appartement et de jouuuuuuuuerrrrrrr!

Sa digestion est stable.  Il peut même faire quelques incartades avec la nourriture des autres sans qu’on ne voit de soucis particuliers.

C’est fascinant d’apprendre à connaître cette boule de poils noirs… La combinaison d’être un chat avec un handicap et un ancien chat des rues qui vivait dehors avec son handicap. On va dire que c’est notre le chat le plus débrouille, le plus peste, le plus rapide…  en gros c’est un peu le Blu de nos chats quoi!

 

 

Bagheera ou le drame de photographier un chat complètement noir sur des draps clairs…

 

 

Mr Fefe part en courant ventre à terre chaque fois qu’il me voit. Depuis quelques jours il a une plaie sur une de ses pattes arrières.  Il n’apprécie visiblement pas tous mes efforts pour éviter qu’il se l’infecte jusqu’à nécessiter un passage chez le vétérinaire.  L’ingrat.   Nan sérieusement il râle, se débat, me mordille quand je lui fais mal, mais me laisse faire. Donc j’en conclus qu’il me court devant plus pour le principe qu’autre chose.

 

Bazinga et Blu ont commencé à perdre des plumes tous azimuts.  Avec la mauvaise humeur qui va avec.

 

On a un fond de haze

 

Rien de trop grave.  On reste dans le milieu du “moderate” à 24h.  A ce stade-là, il n’y a que les personnes qui y sont hyper-sensibles qui en ressentent véritablement les effets.

 

 

“Arrête d’écrire, je veux des gratte-grattes, mes nouvelles plumes me démangent!” ~Bazinga

 

 

M’enfin on peut vous dire que Blu et Bazinga font partie des hyper-sensibles.  Du coup c’est peut-être pour ça aussi qu’ils sont facilement grochons. On voit dans tous les cas une différence sur la quantité d’activité que réclame Blu les sorties où l’air est moins bon.  Au lieu de s’essoufler au maximum de ses possibilités, comme le gamin qui court dans la cour d’école jusqu’au point de côté, parce qu’il sait qu’il doit encore rester assis 2 heures après,  quand l’air est moins bon, Blu calme assez vite le rythme et fait le reste de la promenade en mode ‘chaise-roulante’…

( Pour les perplexes, le mode chaise-roulante c’est comme ça qu’Heidi a décrit la petite tendance de Bazinga de venir nous demander de l’amener du point A au point B plutôt que le faire elle-même.  Pourquoi rester attentive au monde qui l’entoure en promenade quand elle peut nous déleguer la sécurité et faire un petit somme ou se faire les plumes pendant qu’on la ramène à bon port.)  

 

 

Heidi fait aussi partie des hyper-sensibles.

 

Du coup, là,  elle est à la maison le temps de recommencer les traitements pour l’asthme.

Déjà que grandir c’est pas simple en soi à l’adolescence…  On va dire qu’elle joue avec une drôle de distribution de cartes Heidi.

Elle m’a donné sa bénédiction pour parler de certaines choses avec lesquelles elle doit composer.  Parce qu’elle a bien intégré l’idée qu’elle n’est ni une victime ni une martyre inspirante mais elle sait aussi que le jeu qu’il lui a été distribué est plus facile à gérer quand elle trouve des personnes avec qui partager ses expériences.  Et que même si elle ne trouve personne dans la même sous-section du grand diagramme de Venn de l’intersectionalité de nos jours, ne pas avoir peur de parler d’elle c’est peut-être un jour faire en sorte que d’autres personnes qui se retrouvent dans ce qu’elle vit la trouve.

Ceci dit, comme vous l’avez deviné au long paragraphe circonvolutionné, là sur le coup c’est moi qui ne suis pas encore prête.

 

 

Ils essaient de me tenter de les rejoindre…

 

Faut dire que ces temps je continue les réflexions existentielles profondes

 

J’en suis à ma troisième vision du Netflix Special “Nanette” d’Hannah Gadsby ( une comédienne australienne dont étonnamment la page wiki en français est presque plus fournie que celle en anglais!)  ‘Nanette’ est un peu viral en ce moment…  ( comme quoi des fois, je fais comme tout le monde et je m’intéresse aux trucs viraux)

Si vous avez l’occasion de le voir, je vous le conseille chaudement. Enfin sauf si vous avez peur de devoir remettre votre monde en question… parce qu’il prend aux tripes et remue ce spectacle. Perso il me remue tellement, que je n’arrive pas à le digérer en une seule vision… et que c’est pour ça que je les multiplie l’absorber avec la même fascination que je lis et relis un livre qui me fascine.

Un des moments qui me reste le plus de la vision du jour, c’est le moment où elle parle de sa maman, et d’une conversation qu’elles ont eu.   Ça faisait étonnamment écho à une conversation qu’on a eu avec Supergranny il y a quelques semaines, pendant mon passage en Suisse. C’est aussi à la racine de beaucoup de trucs que j’ai modifié entre la façon dont j’ai été éduquée et ce qu’on fait avec Heidi au quotidien.

Tiens…  au fait, Hannah Gadsby,  aussi,  elle est autiste.

 

 

Là je vous avoue que pour la transition par contre je suis à sec.

 

 

Donc il ne me reste plus qu’à sauter véritablement du coq à l’âne.  Parce que même si vous pouviez avoir cette impression,jusque là je vous jure que dans mon cerveau, le passage d’un sujet à l’autre était en fait extrêmement logique!

Et vous dire que pour des brèves du mercredi, on est déjà trop long, alors que j’ai même pas couvert la moitié des anecdotes marrantes ( ou pas) que j’avais sous le coude.

Je vous ai pas parlé de ma fascination crasse pour les images de Trump qui est pas fichu de marcher correctement à côté de la reine d’Angleterre.  Je ne comprends pas.

Quand je vois les images de la conférence de presse avec Poutine, j’ai l’impression d’être en train de lire un vieux livre d’espionnage.  Parfois, je me dis qu’en fait la guerre froide ne s’est jamais terminée. La Russie attendait juste l’occasion de rappuyer sur le bouton pause et la remettre en route, et pour le moment tout le monde n’a  pas encore capté que c’est reparti pour un tour.

 

 

 

 

 

 

De l’amusement à voir le nombre de personnes qui nous ont parlé foot ces jours.  Et du fait que même si on a absolument pas suivi, ni cherché à suivre. On a quand même réussi à tenir des conversations étonnamment fournies sur le sujet avec les quidams aléatoires qui nous ont lancé sur le sujet. ( parce que soyons honnête, les personnes qui nous connaissent savent que c’est un résultat décevant de nous en parler).

Du sauvetage de l’équipe de foot en thailande,  des parties de ping pong de gags qu’on s’envoie avec les parents à mi-temps d’Heidi,  du fait que je me dit que mes cafés du jeudi me manquent terriblement, du fait que l’appartement est en chantier parce que je trie petit à petit,  du fait que j’ai des projets de catification plein la tête ( pas vraiment le choix, vu le nombre d’animaux dans cette maison).

Ou encore du fait que c’est dur de trouver l’équilibre et ne pas m’épuiser à vouloir rattraper des années de vie à plus petit rythme sous pretexte que je récupère des forces.  Prendre son mal en patience c’est pas forcément mon fort.

C’est aussi la passion des maquettes qui a envahi le bureau d’Heidi et Superchéri. Et mille autres choses qui remplissent tous les instants de ma vie.

 

 

Sur ce, pour les brèves c’est raté…

 

 

Et là, il faut que je vous laisse…. les choiseaux insistent!  Bonne journée et à la prochaine!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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