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Quoi? Encore un chat?

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Décidément cette année, quand on se fait pas une aventure par semaine ou presque…

 

 

… Quelqu’un ou quelque chose quelque part ( ou les scénaristes qui écrivent nos vies au choix, y’a de quoi se poser la question de savoir si on est pas dans une mauvaise série télé depuis un peu plus d’un an…)  se dit que notre semaine est ratée.

Cette semaine c’était pourtant presque parti pour être pépère: je me remettais de ma crève, Heidi aussi ( c’est marrant: elle tousse comme si elle fumait 2 paquets par jour), et Superchéri et Lovely Nounou croisent tout ce qu’ils peuvent pour ne pas être les suivants au tableau de chasse du virus.

Mais jeudi vlam tout part à vau-l’eau: Heidi m’appelle: elle est tombée sur un chat noir maigre comme un clou et super câlin à la sortie de l’école.

 

Ouais… encore un chat…

 

ENCORE UN CHAT!!  en.co.re un p’ain de chat!

 

Heidi passe l’après-midi avec, le nourrit, appelle la SCPA pour savoir s’ils peuvent le récupérer. ( Rendons donc à César, elle aura fait un gros effort pour gérer elle-même la situation)

Quand ils lui expliquent gentiment qu’à cet endroit c’est probablement un community cat et que du coup il faut plutôt regarder avec les feeders du coin.

Elle tente de contacter la cat welfare society et de faire passer le message aux feeders, en parallèle elle convainc une de ses amies de prendre le chat chez elle, au moins temporairement ( parce que nous on est pas équipé compte tenu de la situation actuelle)

On se pose la question de savoir si c’est pas par hasard le chat noir qui avait disparu il y a quelques semaines du condo ( mais non, après vérification celui-ci a bien été retrouvé).

Elle me demande un coup de main pour trouver quelques nécessités de base comme la caisse à chat.

 

Jusqu’ici tout va presque bien

 

Mais comme une histoire qui se gère aussi facilement que ça ce serait trop simple ( et que ” ça fait pas un bon matériel à billet de blog, hein maman, positive, ça te fait une aventure de plus à écrire” Je vous avais déjà dit qu’Heidi-ado avait un humour acéré? )

21h00 et des poussières, les gamines m’appellent: le chat est malade.

Les gamines sont toujours seules, ses parents à elle ne sont pas rentrés encore, c’est la panique à bord, surtout qu’elles n’ont pas encore eu l’occasion de faire leur pitch pour garder un chat à la maison de vive voix au papa de la copine. ( et que persuader de garder un chat, ça marche mieux quand il ne se vide pas en technicolor odeur comprise.)

Et sous le regard incrédule de Superchéri,  la mère meri embarque une caisse à chat et part chez le vétérinaire de garde avec Heidi.

Urgences vétérinaires, avec Heidi qui fait un compte-rendu de ce qu’elle a observé du chat etc.  à m’en souffler.  On sent qu’elle a fait un certain nombre des allers vétérinaires des chatons à mi-temps, elle a déjà la moitié de ses badges de je-suis-un-refuge-à-chats-à-moi-toute-seule

Vu qu’on part du principe que c’est un stray et que c’est les urgences vétérinaires, on choisit l’option la plus conservatrice – le traiter symptomatiquement pour des parasites –  et on reprend le chemin de la maison, il est 23h00.

 

Tu débarques à la maison ( qui rappelons-le contient en ce moment 4 chats, même si on espère que ça va pas durer trop longtemps)   avec la panthère noire malade ( mais fille chérie l’a appelé Espresso pas Bagherra, vouais il lui fallait un nom pour le rentrer dans le système du vétérinaire… )

Et là disons que tu te heurtes de plein fouet à la réalité que tu dois mettre ce chat-ci en quarantaine, et que tu es vraiment pas équipée pour…  Au final tu installes une alèse dans la grande caisse à chat que tu as,  et l’y laisses toute la nuit avec de l’eau et un peu de nourriture dans le bureau.

C’est pas idéal, mais c’est la moins pire solution dans la situation.

Le lendemain,  tu appelles ton vétérinaire habituel, et tu lui expliques le topo.

 

Au moment où j’écris ces mots, Espresso est hospitalisé chez le vétérinaire.

 

A moins de chambouler pas mal de trucs à la maison – comme d’acheter une cage de quarantaine – et se former un peu mieux dans le triage de chats errants/perdus malades, on est pas équipé pour gérer la situation d’Espresso et dans ces conditions on fait courir des risques inutiles à nos autres chats.

Donc le vétérinaire le garde.

On improvise un peu au fur et à mesure, mais dans l’ordre ( vu que lui avait une microchip)  on tente de retrouver si elle mène à quelqu’un.

Le vétérinaire le soigne en partant des options symptomatiques les moins couteuses, et s’il n’y a pas de mieux, alors on avisera.

D’une fois qu’Espresso va mieux ( le vétérinaire m’articule lundi pour le moment)   les options idéales, c’est qu’on ai retrouvé ses propriétaires, ou que l’amie d’Heidi ait obtenu le ok pour de vrai-de-ses-parents.

Les options moins optimistes c’est soit que le fait de lui donner un ok santé soit mal barré ( par exemple s’il a l’équivalent du sida des chats et que c’est pour ça qu’il est malade)   soit qu’on a personne pour le prendre en charge et qu’on risque de devoir le relâcher dans la rue, alors même qu’il avait pas exactement l’air de bien gérer*  ( pour la petite histoire, on a réussi à être en contact avec le feeder du coin où Heidi l’a trouvé, la personne ne connaissait pas le chat )

 

Mais on s’y mettra le moment venu, genre la semaine prochaine…

 

 

 

Bonne fin de journée et bon week-end!

 

 

p.s. au dernier décompte d’Heidi c’est apparemment le onzième animal qu’elle nous sauve/ramène…

 


*  La triste réalité des chats qui sont abandonnés dehors par leurs propriétaires c’est que si certains s’adaptent tant bien que mal à la vie à la sauvage,  la majeure partie d’entre eux dépérit.

Il y a quelques mois de ça, à l’évacuation d’un bloc HDB pour reveloppement, une partie des chats ont bêtement été laissé derrière, comme les meubles qui partaient à la décharge.  Certains animaux étaient tellement terrifiés et traumatisés que plusieurs jours après le départ de leur humain ils n’avaient toujours pas osé sortir de l’appartement qui avait été le leur…  n’ayant ni bu ni mangé dans l’intervalle.

Ils ont les obstacles des dangers de l’extérieur comme la route, l’intolérance des humains à avoir des chats qui trainent dans la rue, ou les prédateurs ( à Singapour les chiens sauvages et les serpents par exemple) mais il y a aussi le fait qu’ils font devoir montrer patte blanche auprès des autres chats déjà dans la rue.

Les community cats sont souvent des chats avec un réseau social bien développé, et selon la pression qu’il y a sur la quantité de nourriture ou le nombre de chats sur le territoire, les nouveaux venus ne sont vraiment pas bien accueillis.  Il y a même de cas de bagarre mortelle, ou le chat domestique est généralement celui qui perd.

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