en asie,  Voyages

Instantanés d’Ao Nang ( Krabi-Thailande 11/2017)

Coucou du mardi  la compagnie!

 

 

 

Dans ma première introduction pour ce billet, je vous racontais que j’avais quasi fini un billet sur les délices de l’adolescence d’Heidi – sincèrement, pas la moindre miette de sarcasme,  j’adooooore mon Heidi ado, elle change à toute vitesse, c’est juste délicieux de la voir grandir et s’affirmer, ça faisait longtemps qu’elle ne m’avait plus autant fascinée…

Sauf qu’entre deux on était parti en vacances et que du coup j’allais d’abord vous raconter les vacances…  et je vous promettais la parenthèse philosophico-parentale pour le billet suivant.  C’était il y a presque 3 mois, j’ai publié 4 billets entre deux, mais ni celui-ci, ni celui en chantier sur Heidi ado…

 

 

Ao Nang, ses chats, qu’il a bien entendu tous fallu saluer…




 

Et de recommencer une introduction de zéro ou presque ( au stade où j’ai même pas gardé le vieux premier paragraphe le temps d’improviser le nouveau) Histoire de me justifailler quant au fait qu’entre deux on est passées par la Suisse Heidi et moi – tiens j’y tiens aussi un instantané, surtout qu’elles étaient épiques ces vacances –  qu’on est rentré juste avant Noël, qu’au milieu d’un décalage horaire du tonnerre, il a fallu improviser une fête de Noël, tenter de ne pas faire couler le bateau ( c’est là que je regrette un petit moment Lovely Nounou)  commencer la grande aventure de l’école secondaire, courir les rendez-vous,  prendre le rythme le tout au milieu d’une ménagerie qui insiste lourdement pour avoir sa part du gâteau de mon attention…

Bref.

Après des billets choiseaux, des billets vie-quotidienne à te donner le tournis ( enfin c’est le sentiment que perso j’ai quand je les relis)  je me suis dit qu’il était temps de mettre les photos dans celui-ci, ça ferait un changement de sujet sympa. Comme souvent, ajouter les photos, c’était la dernière chose qui me retenait de presser publier…   bonne lecture…

 

Alors, ces vacances?

 

Pour planter un peu le décor,  c’était nos premières vraies vacances depuis 14 mois.  On était bien parti quelques jours en mars à Bintan, mais on va dire que ça nous avait plus fatigué qu’autre chose, et les quelques bénéfices détentes qu’on aurait pu en retirer ont vite été effacé par les effets de la course au PSLE, du départ de Lovely Nounou, et autres petites tracasseries qu’on a collectionné en chemin.

 

Ao Nang Beach, et oui je sais, mon horizon n’est pas droit…

 

 

Elles ont été le fruit de négociations intenses.  Partir en Thailande n’était pas en tête de liste pour Heidi, du coup elle a tenté de nous persuader de…

1. la laisser à la maison seule pendant 10 jours ( avec la supervision de sa famille à mi-temps soit, mais à la maison seule!)

2. de nous faire changer de destination ( elle aurait bien été en Australie voir sa BFF de là-bas)

3. de rester moins longtemps

4. que de toute façon elle allait faire la gueule tout le temps et qu’on l’aurait bien mérité

J’en oublie sûrement…

 

 

L’une des deux piscines de l’hôtel

 

 

Pour finir la solution à ses objections, et ce qui nous a évité un remake/reboot avec la génération suivante de vacances à la mer dont Supergranny a un souvenir impérissable et où j’ai assez littéralement passé 3 semaines à faire la gueule sous un parasol,  a été de l’impliquer dans le choix de l’hôtel…

Je vous laisse vous faire une image de la famille meri au grand complet chacun sur sa tablette ou son ordi, à comparer les hôtels, les buts des vacances,  après une session d’une heure où on a défini une liste de quelques hôtels qui nous plaisait à chacun, j’ai repris les rennes, et j’ai fini d’écumer les revues des différents hôtels, les offres les meilleures marchés, etc. avant de booker, prenant moi la responsabilité du choix final, mais prenant les avis de tout le monde en compte.

Et à partir de là… Heidi a commencé à se réjouir…

 

 

Ao Nang, sa rue de la plage, ses petits shops partout, et évidemment ses chats…

 

 

Pour la petite histoire, nos critères pour choisir notre écrin étaient le relatif petit prix, le fait d’avoir assez de place pour les trois sans se marcher dessus, de ne pas être trop loin à pied des restaurants,  la plage on s’en fichait un peu royalement, la montagne pas…  et puis on a eu éliminé quelques hôtels à cause des remarques sur la pauvre qualité du wifi ( gros addicts qui s’assument qu’on est…)

 

Ensuite il s’est agit de préparer un départ sans filet…

 

 

L’air de rien, ça fait depuis Hong Kong ( donc 2006!)   qu’on est pas parti en laissant la maison ‘vide’  vu qu’on avait toujours pris nos vacances en quinconce avec Lovely Yaya puis avec Lovely Nounou.

Le tout avec 6 animaux à la maison cette fois…

Au final, on a trouvé une étudiante qui est venue faire du house-sitting pendant notre absence.  On faisait d’une pierre deux coups, vu qu’en plus, elle allait pouvoir remettre les plombs à chaque orage – ou presque.

En prévision du départ, on a pris une grande cage, qui trône au salon,  dans laquelle, Blu et Bazinga peuvent raisonnablement passer des plus longs laps de temps sans dépérir.   J’ai organisé la dite-cage pour maximiser l’effet gymkhana et les possibilités de vol à l’intérieur et c’était parti.  La pet-sitteuse avait notre bénédiction pour les y laisser à plein temps ( vu qu’ils sont doués pour éviter d’y retourner s’ils n’en ont pas envie… la seule fois où elle s’est lancée à les laisser sortir il lui a fallu 2 heures pour qu’ils se lassent du jeu et acceptent d’y retourner).

On a fait un guide de survie, on a préparé nos valises ( sans quasi rien oublier), on a un peu raté le fait de terminer la vaisselle par contre…   le tout sans s’engueuler plus que pour un départ avec assistance, on était pas peu fiers de nous!

 

 

 

La falaise qui sépare Ao Nang de Railay Beach et au pied duquel ils nous intéressait plus de rester que la vue sur la mer…

 

 

Z’avez-vu…  on commence seulement maintenant les instantanés de vacances…

 

 

Pour la faire courte, on a passé 10 superbes jours.  M’enfin je vous deçois quand je vous fais la version courte, donc la version un peu moins courte c’était…

 

10 jours à bien profiter d’une overdose de nourriture thai.  Cerise sur le gâteau, il y avait un restaurant qui proposait tous ses plats thailandais sans gluten, et qui en prime faisait ses curry verts avec du pur-bon lait de coco.  ( Pour la petite histoire si jamais vous y allez, ils ont un protocole pour les sans-gluten qui fait qu’un allergique ou un coeliaque peut y manger en toute sécurité… set différent de poeles pour la ligne sans gluten par exemple)

Avec ou sans gluten on vous le recommande chaudement si vous passez dans le coin:   Krabi Diver’s Inn Steakhouse

 

 

Poulet sweet & sour sans gluten… un délice… et le pad thai sur mesure de la miss…

 

 

10 jours à passer du temps en famille,  à prendre le temps de vivre et de ne pas faire grand chose ( si si on n’a fait qu’une seule expédition, et on a calculé habilement de prendre le tour des îles les plus proches ( 4 Island tour)  histoire de contrôler notre taux de fatigue)  Il y avait les massages thai, les passages à la piscine, le repas suivant, la sieste digestive, les balades en ville ( on était proche de la mosquée d’Ao Nang, à moins de 20 minutes à pied de la plage, donc on a quasi tout fait à pieds)

 

10 jours à profiter de se laisser fasciner par les changements d’Heidi-ado:  Heidi ado est redevenue curieuse et aventureuse comme on ne l’avait plus vu depuis une bonne décennie.  On a quasi pu faire un restaurant différent tous les jours!   Elle explore comment se maquiller, comment se coiffer,  elle est partie seule s’acheter une glace au 7/11 le plus proche ( m’enfin question de frais de roaming, on avait pris une carte SIM touriste pour tout le monde, donc elle n’était pas sans téléphone*)

 

 

Ao Nang vue depuis Poda Island

 

 

10 jours à la regarder donner  des prénoms à tous les animaux croisés sur notre route.  Le chaton roux de l’hôtel s’appelait Georgie, elle en a appelé un autre Pennywise ( ouais, ‘Ça’ c’est un peu son film d’horreur favori en ce moment, elle fait une imitation de la scène de la mort de Georgie à faire froid dans le dos)

 

10 jours à parler à tous les oiseaux qu’on a croisé… si si…   c’est hilarant… tu siffles des trucs similaires à ce qu’ils chantent et ils se figent, te regardent, essaie de comprendre le pourquoi du comment, et souvent commencent à te répondre. Le plus drôle – même si un peu triste parce que la place d’un merle des Indes n’est pas dans une petite cage dans la devanture d’un magasin –  c’était le merle des Indes qui entre deux envolées lyriques à refaire les bruits des moteurs, des freins qui grincent et des klaxons,  se lançait dans une sorte de battle de sifflements avec Superchéri…   C’était à mourir de rire,  parce que chaque fois que Superchéri arrivait raisonnablement à reproduire le son produit par l’oiseau, il en remettait une couche en produisant un échange plus complexe à imiter.

 

 

Les meri en vacances parlent désormais aussi à tous les oiseaux qu’ils croisent…

 

 

Une journée de bateau et de plage, à voir Heidi sauter dans l’eau alors qu’elle n’avait pas pied, et partir à l’exploration des récifs et des poissons, et revenir en nous disant que le snorkeling c’est génial et qu’elle veut en refaire ( alors que la dernière fois, elle avait décrété que le masque c’est ingérable, ne pas avoir pied non plus, et que de toute façon les poissons ils mordent alors c’est pas possible d’aller dans l’eau… pour ceux qui se demandent pourquoi on en avait plus fait depuis une éternité, la dernière fois nous avait laissé des souvenirs impérissables…)

La pause déjeuner sur Poda Island, où elle a pour changer, réussi à aller se faire adopter ailleurs.  Ses ‘victimes’ cette fois étaient une famille singapourienne, elle a même réussi à échanger les numéros de téléphone avant de débarquer du bateau.

Les moments où on s’est clairement dit qu’il fallait qu’on refasse plus souvent des trucs comme  ça, et que d’ailleurs, on avait pas encore fini d’explorer la région de Krabi.

 

 

Superchéri à l’affut des mynah

 

 

Le jeu de cache cache entre Superchéri et les oiseaux sur Poda Island, avec le milan sacré ( ou Brahminy Kite 😉 )  qui passait en cercle sur la plage,  et le temps passé à essayer de comprendre pourquoi un/des merle(s)  des Indes semblait vivre avec un groupe de mynas communs ( un merle des Indes étant un myna, ou mainate)

 

Quand on vous disait que la vue à Poda Island avait des petits airs de paradis perdu

 

 

J’en ai sûrement oublié des tas,  de ces petits moments qui ont fait de ces vacances un moment précieux…   m’enfin après  1.  c’est plus vraiment une liste d’instantanés… et 2.  au final – casaniers comme on l’est – on était pas mécontent non plus de rentrer chez nous, retrouver les choiseaux qui  nous ont fait plus ou moins longtemps la gueule…

( Pour la petite histoire, celui qui fait le moins la gueule c’est l’iPatch qui est tellement heureux de te voir qu’il te pardonne instantanément ton absence, alors que les chats et les oiseaux peuvent, eux, facilement faire la gueule plusieurs jours. Bazinga a mis une semaine avant d’arrêter de me bouffer)

 

 

 

Mon dieu… Heidi-ado est quasi aussi grande que nous…

 

 

 

Et puis oui je sais, finalement mon billet de blog voyage,  il ne sert pas à grand chose si vous aviez décidé de vous servir de ce que j’avais écrit pour trouver des adresses et des pistes….  ma foi on ne se refait pas…

 

 

 

Bonne journée!

 

 

 

 

_______
* d’avoir une 3G ça nous a plusieurs fois sauvé la mise pour gérer les commandes de nourriture d’Heidi… un coup de google translate et hop on pouvait faire le tour des ingrédients qu’il ne fallait pas mettre/ ou au contraire impérativement mettre dans le plat.

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