bla bla quotidien,  meri-philosophe

C’est un complot… je vous le dis…

Share

Des moments c’est un peu l’impression que j’ai quand je regarde le peu de temps que je passe derrière mon écran

 

 

( ce qui soyons honnête a des répercussions directes sur la quantité de billets que j’écris,  pas de prise de tête, le rapport de cause à effet est établi et indéniable…)

 

 

Prenons le fait que pour le moment février n’a qu’un maigre billet publié ( Bon d’accord il n’était pas maigre, mais c’est pas une excuse)   et confrontons ça au calendrier…

 

 

Déjà,  j’ai eu mes bringues ( ce qui veut dire 2 jours au lit à pas faire grand chose) ensuite je suis tombée malade ( et oh mon dieu que je regrette Lovely Nounou dans ces moments)   ce qui a valu à quelques personnes selectionnées de se prendre de l’humour  noir sur le fait de se sentir malade comme un chien juste avant l’année du chien.

Ensuite, y’a la routine d’Heidi qui n’est pas totalement sortie de sa phase beta ( c’est con je sens arriver grand comme une maison qu’elle sera parfaite juste au moment d’avoir des vacances…)  L’indépendance d’Heidi croit de semaine en semaine mais elle a par exemple besoin entre 2 et 3 fois par semaine que je lui amène sa nourriture à midi ( il n’y a rien de comestible pour elle à la cantine, et la présence d’onigiri saumons au 7/11 juste à côté de l’école n’est pas garantie)

Evidemment y’a les choiseaux qui selon les jours sont plus ou moins d’accord de me laisser me concentrer sur quoi que ce soit.  Ils ont le chic pour avoir des idées du genre:  Blu et moi on casse un verre, l’iPatch court au milieu, y’a du sang partout, et pendant que tu t’escrimes à essayer de ramasser le verre on revole au milieu des éclats pour en piquer de morceaux et les refaire tomber ( parce que le bruit qu’un morceau de verre qui tombe sur le carrelage c’est trop fun)  avec l’iPatch qui du coup refuse de rester au panier et insiste pour venir nous engueuler. Le tout avec 3 chats qui te regardent narquoisement engueuler tout le monde et t’agiter. Bon le bon côté des choses c’est que ça résout ton dilemme de savoir si tu pouvais encore attendre 24 heures avant de donner un coup de panosse.

 

 

“Mais tu fiches quoi?” ~Marichat

 

Y’a la lessive qui je vous le jure fait des générations spontanées!

Y’a les promenades du week-end qui rallongent gentiment mais sûrement, au grand désespoir de l’iPatch qui trouve qu’on se fiche de lui à vouloir autant le faire marcher, que d’abord c’est pas juste pourquoi est-ce que lui il a pas le droit de se mettre sur nos épaules comme les deux autres, tandis que Blu et Bazinga jubilent et ont de moins en moins peur de croiser des voitures ou de marcher au bord d’une route plus active.

 

Et puis il y a les imprévus de dernière minute qui fichent tout mon programme en l’air.

 

Je sais pas moi, le fait que mardi au lieu d’envoyer Heidi à l’école, il a fallu que je trouve un dentiste qui pouvait la prendre rapidement vu qu’elle avait réussi à se casser une dent à la piscine la veille au soir.   Petit rappel,  Heidi est vaguement phobique, fuit le dentiste depuis sa quasi plus tendre enfance, donc c’était pas exactement le genre d’expédition dont tu te dis que ça va se passer comme une lettre à la poste.

(  Au final,  j’ai été surprise en bien, entre le fait que la dentiste a été très gentille, douce, a pris le temps de bien discuter avec Heidi de ce qu’elle allait faire et le fait qu’Heidi-ado ne cesse de nous étonner, ça s’est finalement super bien passé. Au point qu’elle a accepté de redonner son consentement pour le passage chez le dentiste scolaire ( elle m’avait retirer l’autorisation il y a 3 ans de ça, absolument traumatisée par son premier passage dans la roulotte du dentiste scolaire).)

Ou le terriblement triste moment qu’on a partagé avec la famille à mi-temps d’Heidi juste avant Nouvel An Chinois.  Un de leurs 3 chatons – à 8 mois c’est toujours des chatons –  est mort dans un accident.   Il nous a fallu 4 jours pour retrouver collectivement un semblant de normalité.  ( Ouais,  je sais c’est un peu perplexifiant vu de l’extérieur le concept de la famille à mi-temps d’Heidi, mais comme le dit de plus en plus souvent Superchéri,  après tout moi j’étais partie à l’autre bout du monde me trouver une seconde famille, Heidi, elle se contente de l’autre bout du condo.)

Ou le fait de devoir rajouter un trajet au quartier général de la grosse compagnie de taxi pour récupérer un objet perdu dans un taxi

Disons que le bilan de 2017, c’était que ça avait été une année folle, pas forcément mauvaise mais surréaliste et pas forcément bonne non plus, avec des changements tous azimuts, beaucoup de mauvais et de bon en même temps et l’impression de vivre avec le point d’interrogation de ce qui nous tombe dessus ensuite…  Et comment dire,  2018 semble bien partie pour prendre le même genre de route.

 

 

 

 

Mais pour être honnête il n’y a pas que l’effet je-vous-le-dis-c’est-un-complot.

 

Y’a aussi l’effet papillon-dans-sa-chrysalide qui procrastine un peu pour en sortir parce qu’elle craint un peu les répercussions d’un coming out sur son cercle social élargi.

Dire que je déteste les conflits est un euphémisme.

Mais voilà, le chemin personnel que j’ai fait sur les dernières années, fait que je diverge de plus en  plus de personnes avec lesquelles j’ai encore des contacts, et je redoute à tort ou à raison les réactions que j’aurais à parler de certaines choses.

Je vous avais dit que je n’aimais pas les conflits?

Mais ce que le séjour en Suisse l’hiver dernier m’a appris, c’est que j’ai beaucoup plus divergé que ce que j’en avais l’impression. Et que le décalage devient énorme d’autant plus que les autres changent aussi en paralèlle, et que la seule raison pour laquelle il n’y a pas eu de conflits, c’est qu’il y a peu de contacts, et qu’on peut tous se bercer dans l’illusion que tout n’a pas irrémédiablement changé, et que l’ajustement à qui l’on est devenu signera un renouveau ou la fin définitive des contacts.

Alors c’est tentant de ne parler que de sujets dont on sait qu’ils ne seront pas controversifs, de se cantonner dans le quotidien et les choiseaux,  mais ça a comme conséquence que j’ai l’impression presque schizophrène d’être deux personnes,  celle que je construis gentiment depuis quelques années, que comme pas mal d’introvertis qui se respectent je garde jalousement pour moi et quelques proches, même si elle transparait parfois dans ce que j’écris et dans mes nouvelles connaissances et amitiés.  Et celle que j’étais qui continue à survivre et à diriger les interactions des personnes d’avant.

Et tenter de me glisser dans cette peau-ci devient de plus en plus complexe, voire impossible.

Je ne sais pas combien de temps il me faudra encore pour sauter le pas,  et trouver le courage et l’énergie de faire le grand saut et d’en affronter les répercussions.    Ceci dit, je sais qu’inexorablement ce moment se rapproche, qu’il est même vital pour que je prenne l’envol que je me dois.

Alors je sais, c’est un peu obscuro-philosophico-poétique,  mais c’est un peu tout ce que j’arrive à vous dire pour le moment, d’autant plus que le quotidien tire la sonnette d’alarme: il va être l’heure de partir amener son repas de midi à Heidi comme tous les jeudis!

 

 

 

Bonne journée et à la prochaine!!!

 

Share
Share