Le mardi ousque le ciel nous est tombé sur la tête…

Littéralement et figurativement.

 

Bon d’accord, figurativement et figurativement-mais-pas-au-même-sens-que-la-première-fois! ( Et juste un peu littéralement aussi, vu qu’on a des très beaux orages version on fait le concours de quel quartier a une inondation aujourd’hui quasi quotidiennement)

 

Vous l’aurez compris, c’était mardi d’il y a maintenant 3 semaines, date de l’avant-dernier billet, m’enfin avec le rythme à la maison, je suis déjà contente d’arriver à maintenir la publication d’un billet par semaine, donc j’ai mis le suivant avant celui, d’autant plus que j’étais un peu superstitieuse – ouais ça m’arrive –  tant que tout n’était pas rentré dans l’ordre, et ensuite j’ai pas réussi à le finir… une sombre histoire d’oiseaux qui ont décidé de m’aider…  2 claviers n’y ont pas survécu à ce jour, dont celui qui sert maintenant de leurre dans la photo en tête de billet… et puis n’oublions pas le binôme de Blu, l’iPatch qui se fait toujours un plaisir de sauter dans le tas!

( Petit aparté, Superchéri m’a fait remarquer que j’avais repris une publication plus régulière et se demandait si ça valait la peine d’étudier la corrélation entre mon état d’épuisement et le nombre de billets que je pondais.  Déjà juste après qu’il me dise ça, il me faut jusqu’à mercredi pour terminer le billet de la semaine…  Et puis, surtout, je tiens à préciser que non, c’est plutôt que la crise de la page blanche déclenchée il y a 2 ans est gentiment en train de se résorber, et que sur le front d’Heidi, les choses me donnent enfin l’impression de partir du bon côté et du coup ça me libère des neurones qui avant ruminaient tout ça et n’avaient qu’envie d’écrire là-dessus alors que justement c’est pas un des sujets sur lesquels j’ai l’intention d’écrire.

Petit aparté dans l’aparté, ça fait quoi? un aparté au carré? C’était le sujet d’une discussion passionnante récemment, de savoir comment gérer les limites qu’on s’impose ou pas, et ce qu’on choisit de dire ou pas dans un billet de blog, à fortiori quand l’histoire qu’il nous brule de raconter ne nous appartient pas directement, même si on y joue un rôle.  C’est un sujet de haute voltige, avec des réponses qui varient selon les jours et les situations. )

 

Bref.

 

 

Donc mardi d’avant-dernier-d’avant…

 

 

La veille, Superchéri, Heidi et moi étions tous réjouis parce qu’on entamait notre dernière semaine maid-less, et il fallait bien reconnaitre qu’après quasi 8 ans à vivre avec Lovely Nounou, elle nous manque quand elle n’est pas là!

La présence du reste des choiseaux, en particulier de Baby Blue-qui-grandit-donc-qu’on-va-appeler-Blu-parce-que-tu-comprends-c’est-plus-un-bébé-et-en-plus-c’est-sur-c’est-un-male-et-que-comme-ça-il-s’appelle-comme-dans-Rio-et-du-coup-pour-les-oiseaux-la-règle-c’est-que-les-noms-viennent-de-quelque-chose-à-la-télé-sans-forcément-que-ce-soit-un-Disney*,  fait que l’iPatch vit beaucoup mieux son absence que par le passé, mais elle reste son humain préféré de la maisonnée…

00$ ( oui ils m’aident à taper, quand ils ne détruisent pas mon clavier)

 

Les choiseaux, en général,  ne sont pas vraiment habitués à ce que je cours à droite à gauche pendant des longues heures, donc ont un peu fait la tête pendant son absence… ils aiment pouvoir passer des heures sur mes épaules pendant que je suis sur l’écran ( enfin, généralement, j’en ai sur l’écran, et un sur l’épaule)

 

“Madame? Comment ça tu as pas le temps pour me faire des câlins tu dois faire à manger?! Tu te fiches de moi, tu nous as déjà nourri!” ~ Marichat

 

( M’enfin dans le même temps, ils se préparaient à l’insu de leur plein gré à faire la tronche au retour de Lovely Nounou parce qu’ils vont devoir lui rendre sa chambre qu’ils ont colonisé)

Mon ménage en a aussi souffert…  il faut bien reconnaitre que la maison n’est pas optimisée pour que je la gère seule, tout le matériel pour nettoyer est acheté par Lovely Nounou selon ses préférences et sa manière de nettoyer…

 

Bref…

 

On s’est réjouit trop vite!

Parce que le mardi en fin de journée,  message de Lovely Nounou… Elle a eu un accident de moto la veille et ne va pas pouvoir reprendre l’avion comme prévu.

Alors, déjà c’est un poil angoissant, parce que dans son coin des Philippines, l’internet est souvent chaotique, du coup pour l’appeler chez elle, c’est un peu la galère, on communique par email ou whatsapp, avec parfois pas mal de temps d’une question à sa réponse.

M’enfin rapidement on arrive à déterminer que si le médecin lui a conseillé de différer son retour le temps que sa jambe désenfle, et cicatrise, ils sont confiants qu’une semaine plus tard elle sera prête à reprendre l’avion.

Ok.

Donc tu découvres les joies de comment reprogrammer un vol low-cost ( et oui,  c’était la seconde fois seulement de ma vie de voyageuse en avion que je me retrouve à modifier un vol…)  Pour la petite histoire, c’était faisable avec Cebu Pacific, mais impliquait de payer une pénalité de modification et la différence de tarif.

Ça restait moins cher que de reprendre un autre vol ( ce qui n’est pas toujours le cas, ça vaut la peine de faire des simulations pour le déterminer!).

 

“Tu fais quoiiii? Je peux aider??” ~Baby Blu ou l’art de taper sans faire tomber l’oiseau de son épaule…

 

 

Tu annonces la bonne nouvelle à Heidi – qui s’angoisse –  du coup tu demandes à Lovely Nounou si par hasard elle a la connectivité nécessaire pour tenter un appel et rassurer la prunelle de tes yeux.

Et tu philosophes…  parce qu’un accident de moto aux Philippines, c’est facilement, une fracture ouverte,  ou autres réjouissances du genre, donc qu’entre une semaine de retard et des mois à récupérer voire encore pire, devoir empaqueter sa chambre pour renvoyer ses affaires à sa famille… comment dire… on s’en sort tous bien!

Mais du coup, accident oblige, tu déterres sa police d’assurance et tu vérifies si par hasard tu vas pouvoir faire rembourser ses frais médicaux.

Non parce que maladie, on sait qu’elle n’est couverte qu’en cas d’hospitalisation, mais il me semblait bien que les accidents étaient aussi couverts à l’étranger, et jusqu’une partie des couts ambulatoires seraient couverts.

Effectivement, comme on a une des assurances les plus généreuses qu’on puisse trouver pour une helper à Singapour,  elle est couverte pour les accidents à Singapour et à l’étranger ( y compris pour l’ambulatoire jusqu’à concurrence de 3000 dollars).

Mais…  dans les petits caractères en fin de police sur les exclusions générales, il est précisé que si l’accident a eu lieu dans le cadre de la pratique d’un sport à risque ou sur une moto pour quelque raison que ce soit, alors l’accident n’est pas couvert!!

On était content…

Au sens propre, vu que Lovely Nounou s’en sort bien et que ses frais médicaux n’ont pas été trop elevés et au sens sarcastique, parce que l’exclusion de la moto dans les petits caractères, on l’avait pas vue venir…

 

“J’ai une bonne nouvelle, tes bananes, elles sont bonnes, tu peux les manger, enfin ce qu’il en reste!” ~ Baby Blu

 

 

Bref,

Après quelques jours, à défaut de caméra pour rassurer Heidi, Lovely Nounou ose nous envoyer des photos de l’étendue des dégâts.  Elle a les restes de beaux bleus et deux belles brûlures au second degré qui correspondent au pot d’échappement.   ( Oui, Heidi a toujours la même imagination fertile qui fait qu’une image graphique est étonnamment anxiolytique, c’est quand même la gamine que les vidéos du tsunami du Japon ont rassuré par rapport à ce qu’elle imaginait)

Il faut à quelques jours de son retour que je découvre comment envoyer moi de l’argent aux Philippines, parce qu’entre les frais médicaux et le retard, elle a besoin de fonds pour finir son séjour.

Je vous laisse imaginer la tronche hilare de la caissière de Money Gram au Lucky Plaza quand je débarque et je lui explique que j’ai jamais fait ça de ma vie, donc qu’il va falloir qu’elle m’explique tout.

Et oui, un transfert via Western Union ou MoneyGram c’est le seul moyen pour que l’argent arrive dans le village de Lovely Nounou.

Voilà,

Lovely Nounou est depuis bien rentrée, même un peu soulagée d’être rentrée par rapport à d’habitude où elle a le blues quand elle rentre, je crois qu’elle s’est quand même bien fichu la trouille sur ses vacances, et à 3 semaines de l’accident, la question c’est heureusement juste de savoir combien de traces définitives  sa mésaventure va laisser sur sa jambe.

 

 

De notre côté,  on y a retenu quelques leçons utiles à partager…

 

 

  • A moins d’avoir une des rares assurances qui couvrent les accidents personnels à l’étranger, la plupart des helpers n’ont plus aucune couverture contre les accidents quand elles quittent le territoire singapourien.

 

Il faut donc penser à leur faire une assurance voyage pendant leurs vacances ou si vous la prenez avec pendant les vôtres pour éviter la mauvaise surprise en cas d’accident.

 

  • Si l’assurance santé qu’elle a couvre les accidents même à l’étranger, ou quand vous prenez l’assurance voyage, pensez bien à vous renseigner si les accidents de moto sont couverts, parce que c’est une exclusion fréquente – vu que, soyons cynique quelques secondes – c’est une des causes les plus fréquentes d’accident dans les pays avoisinants, et des factures qui montent vite.

 

 

 

Je profite, j’ai quelques minutes de calme pour envoyer le billet, même si c’est mardi en fin de journée 😅

A la prochaine, dont je sens qu’elle va de nouveau être choiseaux-centrée 😂

 

 

 


*Oui parce que même Cuddles et Felix sont des Disney, je vous jure…  même si c’est des rétro-attributions, il y a des personnages Disney avec ce nom-là 😉

 

 

 

 

 

 

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