bla bla quotidien,  Les choiseaux

En fait, on a pas pris un oiseau de plus…

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Mais un coach sportif pour le chien ( et autres anecdotes du même acabit, si vous aviez encore un doute que vivre chez nous c’est un peu fou)

 

 

Coucou la compagnie,

 

 

Quoi de neuf dans la vraie vie, hormis les moments de folie des animaux?

 

Mi- février on a eu le cousin des USA,  le mari de la cousine de Superchéri,  qui est passé nous rendre visite avant de continuer sa route vers la branche de sa famille qui vit en Australie.  On a passé de jolis moments ensemble,  quelques moments aussi à commémorer la mémoire de Dannie,  qui reste présente dans notre vie.

 

Gardens by the Bay, on était encore jamais monté sur les Supertrees. Attention pour ceux qui ont le vertige, ça balance en cas de vent!

 

 

Superpapi a fêté glorieusement ses 60 ans début mars.  J’ai du coup fait le petit sketch je me prends pour Ross dans Friends et le but c’est de mettre l’audience dans un mélange de rires et de larmes, à la webcam.   Peut-être que si vous êtes sages je vous le mettrai en ligne 😉

 

 

J’ai fini par me résoudre à retourner chez le dentiste, pour une sombre histoire de pulpite un peu chronique sur une des incisives du haut ( celle que j’ai cassé 2 fois étant gamine,  que la dent soit toujours vivante est un de ces trucs que les dentistes ne comprennent pas)   Fond du problème, je la tape régulièrement avec les dents du bas ( en fait je tape les deux incisives, mais l’autre est calcifiée donc ne s’enflamme plus sous les chocs)

Je n’en ai pas fini avec les rendez-vous vu que tant qu’à faire on s’occupe du reste…  l’occasion de tester NUH dental en long en large et en travers.  ( Pour la petite histoire je recommande, dans le Singapour où on te voit comme une vache à lait un peu partout,  c’est des factures de soins dentaires raisonnables, et des options de traitement clairement expliquées mais qui vont d’abord aller dans un sens de conservation et de frais les moins élevés possibles.)

 

C’est le retour de l’opération mais comment-vais-je-bien-survivre-sans-lovely-nounou, vu qu’elle vient de partir en vacances pour un mois, là.

Du coup pour bien marquer le coup, j’ai commencé son absence mal fichue… parce que c’est bien connu que juste le fait qu’elle parte ne suffit pas à pimenter mes semaines ( je vous rappelle que la première fois qu’elle est partie j’ai fait 10 jours sans machine à laver par exemple) !

Depuis son départ j’ai déjà réussi à casser 2 verres, 2 tasses ( c’est les oiseaux qui ont cassé la troisième),  et le fer à repasser.  M’enfin,  c’est Superchéri qui a fait éclater un des plats au four en 3 pièces donc l’honneur est sauf!

 

Heidi continue de passer par des moments pas toujours drôles ( qui ne regardent finalement qu’elle et dont elle ne veut pas parler)  et l’essentiel de mes journées se réarrange souvent autour des adaptations de programme qu’on fait à la dernière minute pour elle.
J’ai aussi embrigadé Superchéri à démonter-remonter l’arbre à chats, parce que les chats avaient sérieusement entamé le carton sous la corde des poteaux d’un côté.  On a tout démonté, mis du scotch sur le carton à nu, raccroché la corde quand on le pouvait encore, et surtout on a changé stratégiquement de place tous les poteaux abimés, vu que nos adorables chenoilles griffues ne se font pas les griffes équitablement sur tous les poteaux.   Du coup on a quasi l’air d’avoir un arbre neuf, il est reparti pour tenir au moins un an ou deux encore!

 

On est parti quelques jours en vacances à Batam pour les vacances de mars, on a fait la caricature du séjour ousque tu passes du lit au restaurant à la piscine au restaurant avant de retourner au lit.  Et c’était bien!

 

 

Sunset sur la marina – Batam

 

 

A chaque fois que je regarde par le balcon, je me rappelle que je voulais contacter l’agente du proprio pour lui signaler qu’on a de l’eau qui s’infiltre depuis le l’étage du dessus quand il pleut fort ( probablement depuis le balcon des voisins)  et puis j’oublie…

 

C’était aussi la rencontre le temps d’un café avec la soeur du meilleur ami d’enfance de tonton-à-vélo qui était en vacances ici récemment.  L’occasion pour moi d’essayer de ne plus me perdre à Bugis…  j’ai encore du chemin à faire!

 

Et puis la décision à la dernière minute d’aller voir le concert d’Axelle Red.  C’était juste magique.  Il y a les chanteurs qui après plus de 20 ans de carrière n’ont plus la voix ni le coffre d’antan,  c’est pas le cas d’Axelle Red! Et puis notre St-Valentin différée à Superchéri et moi, presque 6 semaines après le jour J, ousqu’on a été voir ‘le Souper’ joué à l’alliance française, où comment le temps d’une soirée on s’est distrait des intrigues politiques de l’actualité avec les intrigues politiques du vieux temps!

 

J’oublie sans doute des anecdotes, mais j’avoue que ces temps d’une fois qu’on trie tout ce qui n’a pas trait de près ou de loin aux animaux, ou Heidi,  on vit une vie plutôt tranquille, le genre qu’on vivrait aussi en Suisse, à partir en vacances une fois de temps en temps,  et à essayer de balancer la folie de la semaine avec le calme * tout relatif *  du week-end.

 

 

Bon aller, assez parlé pour ne rien dire, on passe au plat de résistance ( que vous attendiez tous, non?)  La ménagerie et son grain de folie!

 

Ils répondent à nos envies d’aventures et de soif de découverte permanente, en nous amenant une source continue de raisons de rire, de pleurer, de s’énerver, de s’émerveiller devant toutes ces choses qu’ils font et les bêtises qu’ils inventent.

 

 

Il y a environ 16 ans de cela, Superchéri et moi on était ce couple qui en vacances à Malte avait passé une bonne heure à observer une mante religieuse en train de chasser des insectes à la lueur d’un lampadaire, et on réalise avec une certaine hilarité qu’il  y a des trucs pour lesquels on a vraiment pas pris une ride! ( pour le reste je dis joker 😉 )

En ce moment, entre quelques instants fugaces d’agacement parce que c’est 7h05 dimanche, que tu n’as pas encore pris ton café et que tu as un oiseau grognon qui te hurle dans les oreilles parce que tu n’as pas encore installé ses légumes et qu’en même temps tu as un chien dans les pattes qui hésite entre poursuivre l’oiseau, et t’expliquer que tu as moins de 5 minutes pour le sortir avant qu’il ne fasse ses besoins dans un coin de l’appartement, je dois bien avouer que vivre dans le chaos permanent…  c’est plutôt fun.

En un peu plus de 3 mois de fonctionnement à 6 animaux et 4 humains dans la maison, la ménagerie se stabilise gentiment.  Notre appartement est devenu une gigantesque volière, ou tout le monde partage l’espace,  et les barrières entre espèces s’estompent…

 

 

” Comment ça, c’est les croquettes et les jouets du chat? Mais je suis un chat! ” ~ Bazinga

 

 

Au stade où au hasard d’une conversation, j’ai créé un néologisme qui reste:  les choiseaux.  On a une sorte d’espèce unique, hybride… vu que plus personne ne sait complètement à quelle espèce il est sensé appartenir.

 

 

Effet secondaire, l’iPatch est devenu complètement intolérant aux autres chiens.  Donc à chaque propriétaire de chien que tu croises, tu verrouilles la laisse, tu te mets entre les deux animaux, et tu expliques avec un grand sourire gené au dit-propriétaire que ton chien pense qu’il est un chat à force de vivre avec, donc n’aime pas les autres chiens.

Autre effet secondaire, l’iPatch a perdu un bon kilo, et ne chouine plus du tout pour marcher.  Il est plus sportif que jamais dans sa vie.  On nous l’a littéralement changé!   Tout ça parce qu’il passe ses journées à poursuivre Baby Blue qui vole à travers l’appartement. Des fois, la scène mériterait la musique de Benny Hill en bruit de fond.  Tu vois passer un truc bleu en rase-motte dans un sens, le chien qui le suit en courant , et 20 secondes plus tard, tu les revois passer dans l’autre sens.

Baby Blue ralentit parfois pour être sûr que l’iPatch arrive à le suivre, il laisse aussi sciemment tomber une partie de sa nourriture sur le sol.

A force de lui faire faire de l’exercice, il a réussit à lui faire faire ce que 7 ans de tentation n’avait jamais accompli:  l’iPatch saute maintenant assez haut pour grimper sur notre lit!!! ( on est moyennement content,  surtout quand il saute dessus à la poursuite de Baby Blue qu’il venait d’essayer de sauver de la douche et qu’il est rentré dans la cabine pour arriver à ses fins donc qu’il est  détrempé, ou qu’il prend appui sur nos abdos pour repartir sur le sol à tire-d’aile…  🙄)

 

 

Et hop, à 4 et 3 espèces sur le lit…

 

Ça n’est pas toujours simple: quand les parties de course-poursuite entre l’iPatch et Baby Blue ont commencé, l’iPatch ne voyait littéralement plus que ça.  Du coup on se l’est un peu tous pris dans les jambes ( et purée 7kg et demi de chien lancé à pleine vitesse qui te percute de plein fouet dans la jambe, ça fait mal!)

Les chats ont d’ailleurs pris l’habitude, s’ils sont sur le sol et voient Baby Blue leur passer sur la tête, de se retourner et de faire un bond de côté pour éviter de se prendre le chien.

– Enfin sauf Marichat, qui continue de se comporter comme si elle était la doyenne de cette maison et qui se retourne et file un coup de patte à Patch s’il ose la percuter. –

 

Ils se piquent tous la nourriture les uns des autres, les chats font la queue pour piquer les croquettes du chien ( et je soupçonne que Cuddles ne les digère pas très bien), le chien pique les snacks des oiseaux, quand il ne se fait pas directement nourrir par les oiseaux, les oiseaux mangent la nourriture des chats ( ouais, on a même trouvé Bazinga le bec plongé dans de la pâtée pour chats… )

 

” Ils sont chouette mes nouveaux snacks, mais pourquoi tu les as emballé dans du papier kraft? Comment ça, c’est pas les miens mais ceux des oiseaux?” ~ l’iPatch

 

 

Et tandis que Cuddles mange du millet en grain,  Bazinga et Baby Blue ont aussi de leur côté développé un goût pour les frites et le pain ( et me font un remake des oiseaux à chaque fois qu’ils entendent le bruit du toaster ou de la friteuse, à me voler autour pour signaler leur intérêt pressant)

Quand Superchéri se prépare son petit déjeuner le matin,  quand ce n’est pas un oiseau qui atterrit dans son yaourt,  c’est le chat qui le lape le temps qu’il se retourne pour ranger le reste du pot.

On va dire que c’est plutôt fun, ça me rappelle un peu le visage que le chaos que mon enfance en famille nombreuse pouvait prendre.  Le fatalisme de savoir qu’il va y avoir des bêtises qui seront faites, que des choses seront cassées ou abimées, que les imprévus vont se multiplier, le fait que de préférence ils vont avoir le chic pour réclamer leur moment câlin tous en même temps ( et se voler dans les plumes ou les poils pour passer en premier)  ou alors 5 minutes avant que je doive partir…

Heidi et Superchéri ont grandi enfant unique, et du coup par moments ils souffrent un peu plus du fait de devoir faire avec le fait que c’est pas toi qui décide quand c’est calme où quand les choiseaux sont atteints d’un grain de folie et te démontent l’appartement seuls ou collectivement.

 

 

Et Baby Blue?    Il va gentiment sur ses 5 mois là… il est complètement mité, parce qu’il a entamé sa première mue qui est complète avec un bec qui est à la limite de sembler peler.

 

 

Il a sa tronche, et te fait savoir assez décisivement qu’il n’est pas d’accord avec toi, comprendre à coup de bec… et comme j’ai la peau fragile ces temps, je collectionne un peu les plaies sur les index!

Il faut dire que son activité favorite c’est observer ce qu’on fait – après tout on est sa famille –  et tenter de le faire aussi. Il débarque généralement la bouche en coeur sur ta tête ou ton épaule et penche la tête pour bien regarder ce que tu trafiques, et de le reproduire…   Ça veut dire en pratique qu’il tente de nous aider à nous habiller,  qu’il a appris à balayer ( là,  je laisse visualiser l’oiseau accroché par le bec au sommet du manche du balai qui volette en stationnaire autour du manche pour le faire bouger pendant que tu essaies de passer le balai en le tenant plus bas sur le même manche),  mange tout ce qu’il nous voit manger, a décidé aussi par exemple de boire à la bouteille directement au lieu de boire au verre ou d’apprendre à cuisiner.

Quand quelque chose ne va pas comme il veut, et qu’il se retrouve face à l’impossibilité de pouvoir faire comme nous, généralement il nous pique une crise de nerfs digne d’un enfant en plein terrible two, et là,  mieux vaut ne pas avoir de peau à sa portée, sous peine de lui servir de défouloir.

 

 

Quand je vous disais qu’il avait l’air mité…

 

 

Quant à ses ambitions de nous aider à cuisiner ( ou repasser d’ailleurs parce qu’il a aussi décidé de nous aider pour ça)  ça nous a valu des recherches googleuses intenses sur l’aspect d’une brûlure sur une patte d’oiseau,  une course-poursuite dans l’appartement pour attraper en vol un machin qui refusait de se poser parce qu’il avait mal ( il s’est posé sur le bord de ma casserole de pâtes bouillante cette nouille…)    et le maintien sous l’eau fraiche de ses pattes pendant 10 minutes, comme s’il était un humain, histoire de faire cesser la progression de la brûlure.  Au final il s’en est tiré sans cloques…   ouf!

On va dire qu’une des plus grande différences entre lui – on commence à avoir par moments des raisons de nous conforter dans le fait que c’est bien un mâle –  et Bazinga c’est leur éducation dans les premiers mois de leur vie.

Bazinga, qui n’avait jamais vraiment pu prendre son envol, est arrivée chez nous avec un passif de grande dépendance aux humains pour le moindre geste de son quotidien.  Elle a un caractère adorable, mais venait avec une conscience aigue d’être dépendante des humains pour le moindre de ses déplacements ( et du coup elle montrait facilement un certaine retenue quand on la frustrait à ne pas la comprendre, elle avait conscience de devoir faire avec nous)

Baby Blue, lui, grandit avec le même fond de caractère adorable, mais sans cette dépendance forcée à nous ( comprendre, il ne passe pas sa journée attachée à un perchoir, ou dans une petite cage à attendre qu’on veuille bien s’occuper de lui, mais vit en long en large et en travers de l’appartement. Pour la petite histoire, on a découvert que tout ce qui est couvert ne sera pas soulevé, du coup pour les dissuader de démonter la brosse à dent – par exemple – on met des linges dessus, en clair, il y a des morceaux de tissus qui apparaissent un peu partout dans l’appartement…)   du coup la relation se construit avec plus de prudence,  on le laisse venir, on fait véritablement les choses à son rythme, parce que quand on faillit à le comprendre, il ne se prive pas de nous expliquer sa frustration!

Par exemple, à ce jour il sèche les promenades, vu qu’il refuse catégoriquement la laisse,  alors qu’avec Bazinga, au début,  il était finalement parfois un peu dur parfois de différencier un vrai enthousiasme et une docilité polie ( je vous rassure, elle a fait des progrès pour exprimer clairement son avis…).

 

 

 

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Baby Blue est gentil, il est venu donner son avis sur ce que j’ai écrit, je ne suis pas sûre par contre d’avoir bien compris ce qu’il disait, et vous??

On va lui accorder le mot de la fin pour ce billet, vu que je viens d’en constater avec effarement la longueur ( et dire que je trouvais le dernier trop long!)     mais promis je reviens dès que je peux pour la suite des aventures! Bonne journée!

 

 

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