Baby Blue

Coucou la compagnie!

 

 

Déjà février!  Wouah le temps passe vite quand tu joues au parent oiseau à plein temps!  ( entre autres joyeusetés, dont Superchéri qui tombe malade, Heidi dont la rentrée se passe plus ou moins comme on l’avait prévu/ redouté… heureusement que l’école et le soutien qu’elle y reçoit sont juste magnifiques, et qu’ils cherchent des solutions pour l’accompagner encore et encore)

Les journées sont trop courtes, et comme je ne sais toujours pas écrire mes billets de blog sans être physiquement en train de les taper de mes presque-10-doigts ( ma dactylo est pas parfaite, efficace mais pas parfaite)  c’est un peu complexe de les terminer quand je suis en même temps en train de surveiller deux oiseaux et de les nourrir graine par graine.

 

 

Bon alors si vous aviez loupé les épisodes précédents, la version longue c’est de lire les billets d’octobre, novembre et de janvier.

 

 

La version courte, c’est qu’aux dernières vacances, à le vivre de très près, Superchéri a réalisé de plein fouet ce que je lui expliquais quand je lui disais que Bazinga bouffait plus de temps qu’un nouveau-né humain dans ma journée.

( Bin ouais, sa présence n’avait beau pas être mon option première, du moment où elle est là, je vais m’en occuper correctement… )

( que  d’ailleurs, comme le signalent en images les rares billets de ces derniers mois,  je suis devenue très créative pour bosser couchée au lit avec un oiseau sur la poitrine qui essaie de picorer l’écran, ou mon épaule quand je suis au bureau, que clairement d’avoir été ainée de famille nombreuse, je sais partager mon attention entre 2 animaux et la gamine – ah bin ouais des fois un ou plusieurs des chats ou l’iPatch viennent aussi mettre leur grain sinon c’est pas drôle, comme quand Marichat veut ses câlins et n’hésite pas à tenter le coup de boule à Bazinga qui s’insurge de cette bave de chat qu’on essaie de lui coller sur ses plumes)

Tout ça parce que Bazinga aime le contact physique, et que les chats, s’ils sont un pis-aller acceptable pour ne pas être seule dans une pièce, ne peuvent pas lui fournir les câlins et la proximité qui font son bonheur ( déjà qu’ils sursautent et reculent quand elle leur atterrit dessus!)

A ce stade-là,  quand tu te rends compte que tu as un oiseau dépendant du contact physique dans ces proportions-là (  les oiseaux s’ils sont quasi tous des animaux qui vivent en société, ont des tempéraments et des caractères plus ou moins indépendants.  Les perruches à collier sont réputées en théorie pour être des perroquets raisonnablement indépendants, par rapport aux autres perroquets, m’enfin le caractère individuel de l’oiseau peut faire mentir l’idée reçue)  tu as 3 choix face à toi.

1.  Tu craques et tu replaces ton oiseau plus loin…
2.  Tu fais rien, et dès que tu as une période ou tu bosses plus ou que tu satures, tu négliges ton oiseau, qui va déprimer, se renfermer sur lui-même, devenir agressif, s’arracher les plumes, avoir des comportements stéréotypés pour donner quelques exemples de ce qui peut te tomber dessus….
3.  Tu décides d’accueillir un second oiseau ( et tu croises très très fort les doigts que ça clique entre eux, parce que sinon tu es de retour à la case départ ou presque, avec 2 oiseaux sur les bras cette fois! )

 

 

On est fin décembre, et on se rend à l’évidence,  avec le côté bien sport de nos journées par période,  Bazinga a besoin d’un congénère.

 

 

On recontacte l’éleveuse qui nous l’avait vendue, qui fait ses élevages en les nourrissant à la main, et qu’on pourrait du coup avoir un oiseau avec le même passif histoire d’essayer de maximiser les chances qu’ils s’entendent  ( Heidi en plus rêve d’un bleu ou d’un turquoise…)   et on s’inscrit sur la liste pour en avoir un quand elle en a un de prêt.

A ce stade-là, on est dans l’optique d’une arrivée quelque part aux alentours de mars…   voire même plus tard dans l’année…

Mais après la nouvelle-année tout s’accélère d’un coup: comme on lui demande si par hasard on peut avoir un oiseau dont elle ne rogne pas les ailes ( vu la peur panique des atterrissages qui handicape Bazinga,  ce qui nous rassure pas dans sa capacité à éviter un chat si l’entre eux perd de vue que son oiseau est fragile et nécessite qu’on joue doucement avec… )  elle nous propose de prendre le bébé plus vite, parce qu’elle ne peut pas gérer un oisillon qui vole trop.

 

 

Baby Blue à 5 semaines

 

Et c’est comme ça qu’en guise de galettes des rois, on est allé chercher une cage à hamster, et qu’on y a caché son altesse Baby Blue.

Au même titre qu’on pense que Bazinga est une femelle, on a le sentiment que Baby Blue est un mâle ( ma foi comme Bazinga donne de plus en plus de signes d’être effectivement une nana,  on va réattribuer le fond psy-pour-oiseau-parce-que-traumatisé-d’avoir-été-mal-attribué à Baby Blue pour le cas où il se révèle au final être une nana!)

Mais soyons honnête, alors qu’on a des indices sérieux pour penser que Bazinga est bien une femelle,  notre sentiment que Baby Blue est un mâle, lui tient plutôt de l’anthropomorphisme que d’autre chose ( parce que dire que c’est un garçon parce qu’il est dégourdi, têtu comme une mule, casse-cou, c’est vraiment attribuer des stéréotypes humains à un oiseau) !

Il est arrivé chez nous à grosso modo 5 semaines,  en partie déplumé encore, à nourrir à la seringue  trois fois par jour, à vivre sa vie sur son ventre, à avoir ses 4 doigts qui partent encore souvent vers l’avant ( histoire d’avoir 4 griffes pour s’agripper et se trainer) et la cage à hamster c’est pour éviter qu’il puisse escalader les bords et se blesse une fois arrivé en haut à ne pas savoir comment redescendre, ou à être trop fatigué pour le faire.

Du coup le premier truc que je fais, c’est de recycler le petit nid en peluche que Superchéri avait acheté pour Bazinga et qui l’a toujours dédaigné ( qui est en train de me hurler dans les oreilles, là, elle doit savoir que je n’écris pas ce billet à propos d’elle…)    histoire que Baby Blue puisse s’y réfugier et s’y sentir en sécurité.

Tu réfléchis à comment organiser ta quarantaine ( parce que pour protéger ton oiseau existant des maladies éventuelles* dont le nouvel arrivé serait porteur, tu vas les isoler environ 4 à 8 semaines avant de les introduire graduellement)  tu t’assures que le savon est plein dans tous les points d’eau de la maison…

 

 

Et ensuite tu paniques un grand grand coup ( et tu essaies très très fort de ne pas le montrer pour ne pas angoisser le reste de la maisonnée)

 

 

 

Parce que tu parcours internet en long en large et en travers et tu te rends compte qu’il y a 2 sortes de personnes qui y racontent des parcours avec leur perroquets ( à fortiori leur perruches à collier):

 

  •  le propriétaire plus ou moins lambda, qui a adopté un oiseau déjà sevré ( le sevrage a lieu en moyenne entre 2 et 3 mois pour une perruche à collier, qui malgré son nom en français n’est pas une perruche mais bien un perroquet, certains estiment qu’ils sont parmi les perroquets les plus intelligents avec les gris du Gabon)  voire même raisonnablement âgé ( Bazinga avait dans les 7 mois quand on l’a prise)
  • l’éleveur, plus ou moins chevronné, qui élève des portées ( de 3 à 6 petits) et s’en occupe – s’il est malin – en co-parentage avec les parents biologiques de la portée en question.

 

Moralité tu trouves beaucoup de ressources sur les problèmes liés à l’élevage à la main de très jeunes perruches,  ou plein de conseils pour gérer l’accueil de perruches plus âgées dont le sevrage n’a pas été terminé ( ce qui est un souci fréquent quand la perruche est élevée à la main, elles quittent le nid plus tardivement et continuent le ‘lait pour bébé’ au delà de l’âge prévu.   Mais pas grand chose sur ce qui t’attend quand tu récupères un oiseau ‘trop’ jeune, seul et que tu vas devoir l’accompagner dans le fait de quitter le nid… le seul conseil qui revenait régulièrement c’était rend-le-à-l’éleveur-et-reprend-le-que-lorsqu’il-a-au-moins-10-semaines-et-termine-son-sevrage. 

Bon bin, on respire, et on va faire de notre mieux pour ne pas tuer la bestiole, ni d’en faire un animal trop névrotique…

 

Ça va être fun…

( Vous l’aurez compris, la suite c’est au prochain épisode 😉 )

 

 

 

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* Les deux grandes maladies qui quand tu parles de perroquets tu te méfies comme la peste c’est la Psittacose ( qui techniquement est une bactérie de la famille des Chlamydia, si si,  et qui peut se transmettre aux  autres espèces d’oiseaux et aux humains et leur fait des pneumonies atypiques, et est relativement souvent mortelle pour les oiseaux)   et la maladie du bec et des plumes (PBFD de son petit nom)  qui est une maladie qui ne touche que les perroquets, mais toutes les sous-espèces y sont sensibles.  Elle est quasi tout le temps mortelle, incurable et dont les symptômes se voient assez vite à cause des deformations qu’elle provoque sur les plumes ou le bec.  Le seul moyen de lutter contre, c’est de faire correctement sa quarantaine.