bla bla quotidien,  Les choiseaux

“Maman, j’ai perdu mon rominet!”*

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Coucou la compagnie…

 

 

Oui, je suis toujours vivante…

Oui, tout le monde à la maison l’est toujours aussi…

Oui, je devrais cesser de vous promettre des billets, parce que visiblement ces temps, je fais de l’anxiété de performance, quand je vous en promets un en particulier.   ( et hop une visite chez le psy d’évitée, ouf, parce que j’en avais pas en stock… de psy, hein… )

 

 

Histoire de vous expliquer le pourquoi j’ai disparu ( pour changer)  c’est que:

 

1. Apparemment les sessions d’examens de fille chérie me rendent autant nerveuse que si c’était moi qui les préparais et les faisais!  J’ai pris 3kg en tout cas pendant les révisions, comme au bon vieux temps!   C’était cool!  M’enfin là l’école est finie…  C’est vacances jusqu’à l’année prochaine, ouf!  On s’en souviendra de cette année scolaire 2016!

 

2. Evidemment juste après les examens ou presque, Heidi est retombée malade d’épuisement. Elle ne s’est toujours pas complètement sortie de l’ornière à ce jour.

 

3. Evidemment j’ai chopé son virus aussi…

 

4. Superpapi, aka mon papa, est venu en business trip quelques jours à Singapour, donc évidemment on a mis nos priorités sur le fait de passer le temps libre avec lui…

 

Le selfie artistique du dimanche, dans la serre du Cloud Forest à Gardens by the Bay
Le selfie artistique du dimanche, dans la serre du Cloud Forest à Gardens by the Bay

 

5. Se frotter les mains du fait que N*spresso-what-else Singapour a ENFIN du – merci l’apparition de la concurrence sur le territoire singapourien –  s’aligner avec les correctifs qui avaient eu lieu dans d’autres pays suite à l’apparition de la dite concurrence…

Nan parce que payer sa capsule plus chère à Singapour qu’en Suisse c’était quand même gravement la honte!  Ils l’ont fait en grande pompe à coup de moults articles dans tous les journaux de l’île, dans le genre pub gratuite,  c’était pas triste comme manoeuvre.

 

6. Gérer la mue de Bazinga, qui est entrée dans la phase la plus sport de sa mue. En gros elle a l’air mitée.  Gravement mitée…   Et puis tu réalises qu’elle perd du poids, tu paniques, tu cherches frénétiquement sur le net tu te rends compte que c’est normal, vu que changer ses plumes lui demande une dose conséquente d’énergie, et tu modifies son régime alimentaire en augmentant sérieusement la dose de protéines, et la quantité de bonnes graines que tu lui donnes pour l’aider à passer le cap tout en lui donnant les meilleures chances de faire de belles plumes

( parce que du coup au passage tu as appris qu’une plume c’est plus de 80% de proteine pure, pas étonnant que les chats les boulottent aussi!  qu’une mue complète demande quasi autant d’énergie de la part d’un oiseau que de produire ses oeufs ( que d’ailleurs une poule pondeuse cesse de pondre pendant sa mue) c’est du coup un moment où l’oiseau sera volontiers omnivore pour se fournir en quantité suffisante de protéines.  Tu apprends aussi que la mue c’est le moment de tous les dangers pour une hémorragie mortelle parce que le temps qu’une plume se fabrique elle est alimentée par une artère,  et que si la plume en construction se casse il faut l’arracher complètement aussi vite que possible pour faire cesser les saignements, ou encore que les traces sur les plumes, ou des plumes un peu ternes c’est un peu comme les petits sillons de croissance d’un arbre, le signe que l’oiseau n’avait pas une nutrition optimale au moment où il a fabriqué la plume.

 

 

"Bin quoi? Je lui tiens compagnie elle se sentait seule!"
“Bin quoi? Je lui tiens compagnie elle se sentait seule!”

 

7. Gérer le processus pour essayer de redonner ses ailes à Bazinga.    A force de lecture – subversives parce qu’une grosse partie de la planète perroquets est persuadée que pour qu’un oiseau soit heureux chez un humain il FAUT lui rogner les ailes, et que c’est limite cruel de ne pas le faire, et que tu es un extra-terrestre si tu ne veux pas le faire –  tu comprends que si voler est instinctif pour un oiseau, atterrir par contre ne l’est pas du tout.

Un oisillon auquel on rogne les ailes trop vite,  va vite apprendre la peur de la chute et l’impossibilité de manoeuvrer correctement, ne pas faire toutes les connexions nerveuses qu’il développe en apprenant à voler mais surtout à atterrir sans accident.

( Au passage, c’est pour ça que c’est quasi toujours des jeunes oiseaux que tu trouves sur le sol, avec des ailes cassées ou des commotions cérébrales…  la jeunesse leur donne cette intrépidité qui leur permet de gérer le fait qu’ils se mettent sans arrêt en danger. )

Si l’humain intervient et empêche cette phase, l’oiseau va laisser la peur prendre le dessus, considérer petit à petit ses ailes comme quelque chose d’inutile, et cesser de les utiliser.

Bazinga quand elle est arrivée chez nous ne se les étirait même pas,  c’est à peine si elle avait conscience qu’elles existaient ( alors qu’elle a encore suffisamment de portance techniquement pour arriver à monter, vu qu’une fois elle est montée au sommet d’une bibliothèque, donc qu’elles n’ont pas été trop rognées par rapport à d’autres… c’est juste qu’elle ne sait pas les utiliser).

Récupérer le vol est un énorme travail de mise en confiance et de persévérance ( et comme avec tes enfants le fait de faire l’autruche sur le fait qu’au passage pour obtenir des progrès tu dois risquer la blessure plus ou moins sérieuse)  c’est trouver le truc qui fait qu’elle bat des ailes…   c’est trouver le truc qui fait qu’elle bat des ailes pour aider un déplacement…  c’est la laisser se dépatouiller dans un mélange de frustration et d’ennui pour la motiver à se lancer, tout en lui trouver une plateforme qui la sécurise pour se lancer ( vu que dans le cas de Bazinga elle a clairement une peur bleue de se lancer, son cerveau est maintenant le plus grand responsable de son grounding)

Là on trouvé une situation, soit quand on lui  propose notre lit king size comme piste d’atterrissage où elle sait qu’elle ne peut pas se faire mal,  où elle n’est pas trop paralysée par la peur de s’envoler.

Du coup tous les jours, plusieurs fois par jour, on lui force un peu la main à s’entrainer à voler vers notre lit.  Elle améliore ses atterrissages, elle se lance des petits défis sur l’endroit ou elle veut atterrir précisément ( mais ne réussit pas toujours)  et est fière comme un paon de chacune de ses prestations.

Petit à petit, on voit une augmentation de son endurance, mais elle s’essouffle encore effroyablement vite à ne parcourir que quelques pauvres mètres à la force de ses ailes.

On a encore bien du travail devant nous…

 

 

"Maman, t'as vu mon rominet elle dort sur le lit!"
“Maman, t’as vu mon rominet elle dort sur le lit!”

 

7. Et une petite dernière pour la route du jour et pas des moindres, c’est de me retrouver à gérer les développements de l’attachement improbable d’une des poilues et de la plumée et ses pièges.

Marichat ignore l’oiseau les 95% du temps, Felix la regarde avec la même fascination melée d’effroi  et de méfiance qu’il a pour le chien,  l’iPatch serait un peu plus inquiétant mais il ne saute pas, donc avec un minimum de précautions tu peux les laisser ensemble.

Mais voilà, c’était trop beau pour s’arrêter là et être aussi simple que ça, du coup Cuddles et Bazinga ont décidé qu’elles se fichaient des conventions, et préjugés inter-espèces et qu’elles étaient potes.  (* Vous comprenez mieux le titre maintenant,  non parce que c’est clair et net, Cuddles c’est le rominet de Bazinga! Avec toutes les sueurs froides que ça implique pour nous)

Quand Cuddles et Fefe jouent à la bagarre, Bazinga veut s’en mêler, quand Bazinga est dans sa cage, Cuddles monte se coucher dessus ( même si elle trouve ça fortement inconfortable) et Bazinga ne prend pas ombrage de Cuddles sur sa cage ni de l’occasionnelle patte dans sa cage ( 😱 ) alors qu’elle vole dans les plumes de Felix s’il tente de faire la même chose,  Bazinga fait les plumes – euh les poils – de Cuddles,  et cerise sur le gâteau, Bazinga ne voit pas de problème à voler sur le lit, et atterrir juste à côté de Cuddles…

Sachant qu’elles peuvent gravement se blesser l’une l’autre,  mais qu’elles refusent catégoriquement d’être séparées ( Cuddles pleure devant la porte de notre chambre,  Bazinga fait les 100 pas sur le sol de sa cage juste pour nous faire céder par exemple)  donc tu te retrouves à surveiller d’un oeil de faucon les deux zouilles, histoire de s’assurer qu’elles ne se blessent pas accidentellement, et à réfléchir comment tu peux faire pour organiser les choses différemment pour qu’elles puissent passer du temps ensemble sans que cela nécessite une surveillance constante.

La liste n’est évidemment pas exhaustive, vu que je n’ai pas parlé la stérilisation des chats, le casse-tête pour trouver un endroit ou ranger les réserves de caisse à chat sans que Fefe la terreur ne les crève et étale avec délectation du sable partout sur le sol, l’acné du menton de Fefe en réaction à sa stérilisation, les tentatives plus vaillantes que d’habitude pour tenir le Nanowrimo ( m’enfin j’ai toujours planté enfin à moins d’un miracle là sur les 9 derniers jours de novembre), Ikea qui n’a pas de vrai sapin cette année, le sapin qu’on va bientôt devoir monter mais décorer avec quoi et protéger comment des boulies?? Ou de la tronche de tes amis quand tu regardes ta montre et tu dis un dimanche après-midi, bon bin faut qu’on rentre les animaux sont déjà seuls depuis trop longtemps…

Vous l’aurez compris, voilà, c’est officiel, c’est décidé, le reste du monde n’existe pas ( ou presque)! En fait, elle est bien la ménagerie à nous distraire, des nouvelles neuves et parfois terrifiantes du monde!

 

Bonne journée!

______

*Si vous aviez pas vu le fait que j’avais mis la réponse à l’astérisque du titre déjà dans le texte, je le remets ici: vous comprenez mieux le titre maintenant,  non parce que c’est clair et net, Cuddles c’est le rominet de Bazinga! Avec toutes les sueurs froides et les cheveux gris que ça implique pour nous!

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