Voyages

Instantanés du Maryland

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Coucou tout le monde!

 

 

Bon bin le temps passe trop vite!  On est déjà de retour depuis un peu plus d’une semaine sous nos tropiques ( ousqu’il fait moins chaud qu’en Europe à l’heure où je vous écris, canicule en Europe oblige!   C’est ces moments où on rigole mais on rigole…  parce que même si tu es en Europe tu souffres vachement moins de la chaleur que les autres… je me souviens d’Heidi qui courait comme une dératée en plein soleil et ne transpirait qu’un petit filet quand tous les autres enfants avaient le visage rouge et marbré et dégoulinaient. )

Quand on passe des bonnes vacances, elles passent toujours trop vite!

Et quand on rentre et qu’on doit digérer 30 heures de trajet, la fatigue de vacances bien remplies et 12h de décalage horaire, on a en plus de la peine à remettre le pied à l’étrier!

 

Bref.

 

Du coup on va commencer par faire la même chose avec le Maryland qu’avec New York: le billet des instantanés, avant d’espérer retrouver mes mots ( le syndrome des pixels blancs – équivalent numérique de la page blanche si vous aviez pas décodé –  c’est terrible, et ça se déclenche d’autant plus facilement que j’ai encore la moitié des neurones dans le cirage!)

 

Le Maryland donc…

 

On y était grosso modo du 17 juin au 27 juin –  c’était le gros morceau de nos vacances,  qu’on avait réparti en 2 blocs.  5 jours tout prêt des membres de la famille auxquels on rendait visite, et 5 jours dans un “Breakfast in Bed” ou “B’in’B” ©Heidi si vous aviez un doute  pour un grand moment de dépaysement, de calme et des petits oiseaux à ne plus savoir qu’en faire…

 

C’était le vol un peu secoué dans un petit coucou euh une navette entre New York et Washington.  L’atterrissage au Ronald Reagan Airport, celui qui est sur le Potomac, et qui donne une très belle vue sur Washington D.C.

Tellement belle vue à vrai dire que du coup,  on s’est senti libéré de l’obligation de retourner visiter du béton bourré de monde – aussi mythique soit-il –  alors qu’on avait plein de verdure autour de nous.

On est repassé par Washington D.C. le jour de notre départ. On avait du temps et quand même quelques remords de ne pas en avoir vu plus…  Enfin ça c’était jusqu’à ce qu’on arrive en centre ville:  il pleuvait, du coup comment dire,  on s’est senti dégagé de l’obligation de sortir de la voiture pour crapahuter en centre-ville comme des tonnes de touristes qui se mouillaient le poil.  Mais on a une photo ou deux prises de la voiture pour prouver que oui, on y est allé…

 

Le port intérieur de Baltimore
Le port intérieur de Baltimore

 

C’était la verdure omniprésente.

 

C’était la fascination absolue pour ces villes américaines qui sont des villes en terme de nombre d’habitants mais dont aucun bâtiment ne semble faire plus de 3 étages, et dont la rue centrale nous fait penser à une banlieue suisse sur le point de se changer en campagne, comme si on était entre deux localités.

 

C’était l’autre moment enfant de la télé ( enfin du cinéma là plutôt) avec des moments où tu as l’impression d’être en plein dans le décor d’un Tim Burton ( qui a toujours eu, regardez le début de Big Eyes ou d’Edward aux mains d’argent, un regard assez féroce sur les banlieues américaines)  ou pour prendre un regard plus léger, l’Amérique de Evan tout-puissant ( qui est en Virginie du Nord, juste à côté du Maryland )

Ces maisons plus ou moins énormes, mais toujours construites à l’américaine en quelques mois et majoritairement en bois et en isolants,  aux encore plus énormes jardins, qui dans le Maryland se traduit par d’énormes gazons millimétriques ( euh pardon  à la fraction de  pouce près)

 

C’était le silence, le peu de pollution lumineuse le soir qui faisait qu’on voyait les étoiles comme rarement.

 

C’était le fait que tout le monde se plaignait du chaud et avait sa climatisation qui tournait ( ils aiment la climatisation centralisée aux USA, et du coup vivent fenêtres fermées)  du coup nous on crevait de froid en intérieur et on était bien content d’avoir pris quelques habits plus chauds!

 

C’était croiser des biches traversant les routes ( et là tu vérifies frénétiquement que non, ils ont pas de ours dans le Maryland et tu découvres que si en fait ils en ont…  mais ouf à priori pas beaucoup là où tu es donc que tu devrais être plus ou moins en sécurité)

 

C’était le rhume des foins de la mort qui tue!  Si tu demandais si tes allergies avaient diminué pendant ton manque d’exposition,  bin clairement c’est raté!  Au final, Heidi et moi on a fini sous anti-histaminiques ( Superchéri en prend de toute façon, mais à nous voir renifler il a pas exactement été tenté de voir ce que ça donnait sans!)

 

C’était le passage au visitor centre de la NASA – si si! –  avec plein de gamins les étoiles pleins les yeux.

 

nasa goddard visitor centre capsule

 

C’était le passage à l’inner harbor de Baltimore, et la visite de l’aquarium de Baltimore.  C’est toujours aussi magique les aquariums ( et comme on a pas fait la partie où ils ont des dauphins, on a pas brisé la magie!)

Un des moments les plus intenses: quand Heidi s’est lancée à toucher les méduses ( ils en ont des toutes petites dont les piquants sont trop petits pour nous faire mal)   On a cru jamais pouvoir la faire décoller de l’aquarium.

La tortue marine du grand récif qui était un animal sauvé, handicapé ( donc que là, par contre ils remontent un grand coup dans notre estime)

Les couleurs fantastiques de la mer et de ses habitants,  leur curiosité ( si si, il y en a qui viennent te voir c’est pas une légende urbaine)  et leurs danses gracieuses en multiples dimensions.

C’était le boa et la grenouille en plein face à face mexicain…

 

baltimore aquarium boa grenouille

 

C’était la fête d’anniversaire ( celle pour laquelle tu as pris l’avion hein)  peuplée du plus grand rassemblement de nerds observés en milieu naturel depuis longtemps.

On a bien rigolé, on est resté bouche bée des histoires des personnes avec lesquelles on discutait ( mais on peut rien vous redire, sinon vous savez ce que dit la formule, on serait obligé de…  J’plaisante!  Ceci dit, si vous voulez une idée du niveau de fascination déclenché par les conversations, je disais dans ce billet-là ousque la cousine de Superchéri travaillait, et donc ça vous donne une idée de l’employeur d’une partie des personnes présentes à la fête 😉 ).  Et puis sinon,  Superchéri a travaillé  – comme tous les autres invités avec gluten et lait – sur son diabète de type II et puis bien évidemment on a regardé Heidi faire un spectacle non-stop pendant des heures…

Si si, elle a pris l’occasion pour s’improviser clown officiel de la fête…   et elle avait du public!

 

C’était Superchéri qui a repris le volant ( et visiblement c’est comme le vélo, ça s’oublie pas)  la décision s’est imposée au bout de quelques jours au Maryland, quand on a réalisé à quel point on aurait plus de liberté à pouvoir conduire compte tenu de nos plans.

Enfin sauf que l’édition 2015 de Superchéri au volant, c’est iPhone dans le chargeur et Google qui sert de co-conducteur ( aidé par la montre qui vibre au poignet au moment de faire un changement de direction si les directions vocales n’avaient pas suffi.

Avantage: c’est nettement plus relax pour la mère meri, vu qu’elle n’est plus co-conductrice et responsable ( enfin surtout coupable si elle se plante)  du chemin.  On va dire que ça a rendu la conduite dans Washington D.C. moins stressante que ça aurait pu l’être!

Ça fait des trajets moins orageux…  que je sais pas moi… Chicago en 2002!

 

C’est les heures passées à discuter petits oiseaux, les observer, les 4 guides qui ont fait l’apparition dans notre collection de guides pour oiseaux.  Et nos cousins de pouvoir passer quasi autant de temps que nous à tenter de désigner l’espèce.

Ou encore Heidi qui siphonne la batterie de l’iPhone de son papa à tenter d’identifier un oiseau.  Là, n’ayons pas peur des mots, ça aurait pu tourner au drame familial!

 

port republic

 

C’était le B’ in’B ( ©Heidi )  et 5 jours dans un autre monde.

Entre la journée sur la plage au pied des falaises à chercher des fossiles, et faire la leçon aux écoles de poissons ( parce qu’en anglais un banc de poissons s’appelle a school of fish, porte ouverte à un délire d’imagination qu’Heidi enfonce allègrement)

Les pygargues à tête blanche ( parce qu’en français le bald eagle, l’oiseau national américain,  n’est pas un aigle, histoire de faire simple, un de ces 4 faudrait que je vous en fasse un sur le monde merveilleux des familles d’oiseaux et le bordel infernal que c’est, à fortiori quand les langues s’en mêlent! ) élusifs pour cause de couvaison tardive.

Le fou-rire parce que face à l’écureuil qui semble tâtonner sur le sol, tu fais une petite voix aigüe ” merde, ma lentille, z’ai paumé ma lentille!” et que tout le monde pouffe…

Heidi qui joue à Minecraft sur le hamac dans le jardin ( avantage de la construction à l’américaine: tu captes encore bien le wifi dehors, c’est pas chez mes parents que tu pourrais faire ça!)

Le passage au Wallmart – parce qu’on pouvait quand même pas aller aux USA sans mettre les pieds dans un wallmart! –  son rayon chasse et pêche ( les tenues de camouflage c’est bien quand on fait de la photo d’animaux en milieu naturel)   pour le plus grand amusement de notre hôte au B’in’B.

 

Bref…   c’était bourré de tellement de perles, de beaux moments que j’en ai encore une tonne en stock…  à suivre dans les prochains billets!

 

Bonne journée!

 

 

 

 

 

 

 

 

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