juste pour rire,  la miss,  Les choiseaux

L’injuste réalité de l’inégalité entre animaux…

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A l’échelle de la famille meri ça donne ça:

 

On plante le décor: Heidi est malade à la maison et a donc envahi le salon;  parce qu’elle voit pas vraiment pourquoi elle s’étalerait dans sa chambre, il y a manque un ingrédient essentiel à sa survie son bonheur la télévision!

Il y a donc des papiers un peu partout sur le sol, une petite centaine de crayons de couleurs, du scotch, ses monster high ( vu qu’elle leur fabrique des robes sur mesure en papier)  le tout allègrement réparti autour de la table du salon et du canapé, enfin sur le canapé, enfin dessous le canapé…  bref vous l’aurez compris il faut regarder où on marche ET où on s’assied!

 

elsa

 

Le tout avec 2 animaux enchantés par la présence continue d’Heidi à la maison, qui la collent de près…

Et quand le chat décide de se dégourdir les pattes et de jouer au chasseur de début d’après-midi ( c’est pour mieux me rendormir mon enfant) les choses se gâtent…

 

Elsa trouve un  gecko  vs.  Elsa trouve un cafard

 

Cri d’hystérie perçant que tu te dis que la fin du monde est au moins arrivée, qu’elle vient de se planter un couteau dans la cuisse, se brûler ou de se faire piquer par une abeille…

 

Ah mais en fait c’est peut-être justement qu’une abeille vient de rentrer dans la pièce…  Après tout Heidi en a une peur panique… donc en fait tu dois peut-être éviter de paniquer c’est sûrement juste une abeille de plus dans notre salon….

Donc tu ignores le cri quelques secondes…

 

” Maaaaammmmmmmmmmmmman, Elsa elle a attrapé un gecko!!!!!!”

 

Là tu lâches ce que tu es en train de faire et tu viens ( m’enfin sans te ficher en bas des escaliers malgré tout, et puis tu prends le temps de mettre sur pause ce que tu regardais) le tout au son ininterrompu d’Heidi…

 

“Elsa! Elsa! Tu le lâches! Je t’ai dit tu le lâches! Tu es un adulte maintenant, tu peux plus passer ton temps à aller choper des geckos, tu as plus d’excuses! En plus tu les manges même pas! Elsa! Tu m’écoutes! Tu le lâches!”

 

Là tu te dis que vas accélérer le mouvement parce que le trémolo dans la voix d’Heidi s’aggrave à chaque phrase… et que tu la vois péter un cable et taper le chat pour libérer le gecko… ça va pas faire avancer le schmilblick!  Et effectivement tu arrives juste au moment où la gamine se saisit Elsa fort mécontente – et qui le fait savoir – le tout avec un gecko au milieu des mâchoires qu’elle laisse tomber quand elle se retourne vers les mains qui viennent de la saisir et proteste violemment ( mais étonnamment sans griffes… Heidi elle a droit à des passe-droits…)

 

elsa guette le gecko
Elsa guette le gecko imprudent…

 

 

Heidi embarque sous le bras un chat furax à l’autre bout de la pièce pendant que tu te retrouves propulsée  – une fois de plus – dans le rôle du deus ex machina qui fait disparaitre le gecko

( et ce même si tu sais que la bestiole est probablement condamnée à plus ou moins court terme de part les dégâts de l’attaque initiale… récupérer la proie quand elle vient dans notre lit a un effet dissuasif, le reste du temps on intervient que pour faire éviter le drame avec Heidi )

Finalement la bestiole – après t’avoir grimpé dessus dans sa trouille, avoir tenté la chaise de la salle à manger, et couru à travers toute la pièce… ah oui parce que ça court vite un gecko! –   trouve refuge derrière un meuble contre un mur juste au moment où Elsa parvient enfin à s’extirper des bras d’Heidi.

Et elle passe les 20 minutes suivantes à renifler la pièce désespérément pour retrouver son jouet qui lui a été dérobé trop vite. Puis de guerre lasse, elle s’en va, royale, poser sa vexation sur notre lit et bouder un long moment…

 

 

Quand Elsa attrape un cafard par contre…

 

“Yewwwwwwwwwwwwww”

 

Déjà le cri du coeur tient plus de la rage dégoutée que du cri d’alarme!

 

” Maaaaaaaaaaaaaman! Elsa elle a ENCORE attrapé un cafard!!!!!”

 

Et là tu restes posée là où tu étais, et continue de vaquer à ton activité première, pendant que tu écoutes d’une oreille distraite le pseudo-dialogue qui arrive jusqu’à toi.

 

elsa dort

 

“Elsa!  Si tu le poses sur mes affaires, je te tue, tu m’entends!  Maintenant tu arrêtes ce cirque et tu me tues ce crétin de cafard! C’est un bébé en plus alors tu vas pas me dire que c’est compliqué à faire! Elsa! Tu m’écoutes? Tu arrêtes de jouer et tu le tues!  Elsa!  Pas sur mes affaires je t’ai dit! “

 

Bruits de papiers qu’on déplace à toute vitesse…

 

“Elsa!  Fais gaffe! Chuis sérieuse! Je vais t’en vouloir à mort si ce truc il se cache dans mes affaires! Tu as pas intérêt à le perdre!”

 

Cris de dégouts et cris de frustrations du chat, tu te demandes si finalement tu vas quand même devoir tout lâcher pour venir les séparer…

 

“Elsa! Regarde! Il est là ton truc! Tu peux arrêter de le perdre, merci! Maintenant tu le tues! Je veux plus voir ce truc près de mes affaires! Tu as qu’à aller jouer ailllleuuuuuuuuurs… ” 

 

Après un moment le silence revient, Elsa a du effectivement retourner sur le balcon avec sa proie. Elle finit par débarquer dans le bureau, tout aussi royale que lorsqu’elle est vexée, mais clairement satisfaite d’elle-même.

 

La total cuteness comme facteur de survie, ça commence déjà à l’échelle de la maison!  🙂

 

Bonne journée!

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