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Win Win – Festival de la francophonie

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En mars à Singapour c’est le festival de la francophonie!

 

 

Les diverses manifestations prévues s’étalent  tout au long du mois de mars couvrant tous les aspects de la culture: du cinéma, avec 9 films projetés,   des ateliers, des expositions, de la chanson.   Le festival de la francophonie c’est l’occasion aussi d’ouvrir les frontières en présentant des oeuvres suisses, québécoises ou belges par exemple.

 

francophonie 2015

 

 

 

Le film suisse cette année, c’est Win Win. Une comédie sortie en 2013 et inspirée d’un fait réel ( le Girard de la vraie-vie fait d’ailleurs une apparition clin d’oeil à la fin du film)

 

Quoi les suisses font de la comédie?  Oui c’est rare, très rare…

 

L’image d’Epinal du cinéma Suisse c’est plutôt ça:

 

Les journées de Soleure selon 26 minutes

 

( Et non, même si c’est une satire ils n’exagèrent pas tant que ça…. à quelques comédies près, le cinéma suisse dont on parle généralement c’est déprimant… apparemment on sait mieux faire pleurer que rire… )

 

 

Bon alors Win Win…

 

 

winwin-poster-fr

 

Moi j’ai été pliée de rire quasi d’un bout à l’autre…     même si des fois c’était rire pour ne pas pleurer de dépit face aux frustrations de la mère patrie.

 

Le maire de la ville de Delémont – chef lieu du canton du Jura –  concocte avec un de ses amis chinois et entrepreneur dans le canton un plan pour accueillir la demi-finale de miss Chine en Suisse.   Seul grain de sable:  au niveau de Suisse Tourisme ou fédéral personne ne soutient ni ne finance son plan alors qu’il s’est engagé, et  les deux amis se retrouvent à improviser avec des bouts de ficelles l’aide de leurs amis allant de catastrophes en catastrophes.

 

Là un peu de contexte s’impose: le Jura est le plus jeune canton de Suisse, il a été créé en 1979 suite à une votation datant de 1974 ( et un peu de terrorisme séparatiste à la sauce suisse… ne cherchez pas la comparaison avec des séparatistes d’ailleurs, vous ne trouverez pas, mais à notre échelle ça nous a fait trembler dans les chaumières! )  demandant l’indépendance des districts jurassiens du canton de Berne.  Etat de lieux final, tous les districts du jura géographiquement situé dans le canton de Berne ( ah oui parce qu’on a aussi du Jura dans le canton de Vaud mais eux ne voulaient apparemment pas l’indépendance), n’ont pas voté oui pour rejoindre le canton du Jura, les autres sont restés avec Berne histoire de faire simple…

Bref,

le Jura jeune canton fringant de 36 ans cette année,  et le taux d’imposition le plus élevé de tous les cantons suisses.  Il y fait morose, ses habitants ont pas forcément beaucoup de perspectives d’avenir, c’est un canton rural et industriel.  Il est un peu l’oublié de tous les développements d’infrastructure… on y attend toujours le TGV, des trains à 2 étages et l’autoroute qui traverse correctement le canton ( ce sera pour 2016)  enfin statistiquement parlant sachant que pour avoir une ville en Suisse il faut plus de 10 000 habitants, le canton du Jura n’en compte qu’une!  ( Si si!   Si vous me croyez pas,  je vous renvoie vers wikipedia pour la version sérieuse et vers la désencyclopedie pour la version satirique )

 

Ok.

 

Armé de ces nouvelles connaissances…

 

Et du petit détail qui a son importance qu’en Suisse, en politique tout particulièrement,  on a HORREUR d’avoir des personnes flamboyantes qui font des vagues…   un politique il est sensé être un mec ( ou une nana) pas charismatique, absolument déprimant, pas intéressant quand il parle, habillé comme nos grands-parents, et impopulaire mais n’a pas peur de l’être. En Suisse on ne fait pas de bruit, des compromis, et on marche tous ensemble dans la même direction.

Il y a quelques exceptions à la règle… Daniel Brélaz – le syndic de Lausanne, son maire quoi –   qui est un personnage haut en couleur mais populaire.   Mais en général les personnages hauts en couleurs qui arrivent jusqu’à la Berne fédérale sont plutôt haïs par leur parti et leur cantons d’origine parce qu’il leur fiche la honte.

 

Vous êtes prêts pour le film.

 

Win win va aligner les clichés sur la Suisse mais pour les détourner et s’en moquer ( un des rares trucs qui nous sauve quand on est Suisse c’est notre capacité à se moquer de nous-mêmes)   c’est la Suisse des bouts de ficelle des bricolages et de l’entraide, et qui va trouver des solutions envers et contre tous, la Suisse qu’on ne voit pas d’habitude,  la Suisse où il fait un temps pourri et cerise sur le gâteau la caserne désormais la plus célèbre de Suisse ( vu que c’est celle du lieutenant-colonel Karl-Heinz Inäbnit, suppléant du commandant de la place d’armes de Bure )

 

Les personnages sont attachants, les clins d’œils nombreux,  bien emmenés par une distribution où tous les acteurs habitent bien leurs personnages ( à l’accent près parfois 😉  )

 

Bref, je recommande chaudement pour une rigolade sans prétention/ leçon de suissitude pas ordinaire 🙂

 

 

Les détails de la projection:

 

 

Le film sera projeté le jeudi 26 mars à 20h et sera précédé d’un cocktail dès 19h à la salle de l’alliance française

Les billets peuvent être pris ici sur le site de l’alliance

Le film a obtenu un rating PG donc il peut sans problème se voir en famille 

Plus de détails sur le film et les autres événements organisés dans le cadre du festival sur le site de l’alliance 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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