bla bla quotidien,  école locale à SG

Les NAC – épisode III

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Non je n’ai toujours pas osé trouver un moyen de me débarrasser des vers à farine…

 

Et l’heure est d’autant plus grave que je suis clairement la seule à m’assurer qu’ils ne crèvent ni de faim ni de soif,  de changer leur avoine quand il a moisi, et de séparer la nouvelle génération des adultes ( qui ne vont pas reculer devant le fait de manger leurs oeufs s’ils tombent dessus, m’enfin ça pour être tout à fait honnête je le fais qu’en dilettante, ça fait un peu de contrôle des naissances )  histoire d’optimiser leur chance de survie.

 

 

adult darkling beetle
Un des adultes – mature donc bien sombre – dérangé de sa sieste pour les besoins de la photo

 

 

C’est peut-être parce que les plantes d’Heidi ont,  elles, connu un sort funeste.  Entre celles qui ont moisi au lieu de germer, celles qui ont crevé parce qu’un bol rempli de coton imbibé d’eau ne suffisait pas aux besoins de toutes ces graines,  Heidi a décidé lors de la dernière grande pluie, qu’il fallait replanter ses haricots survivants pour leur donner une meilleure chance de survivre.

Elle est donc sortie sous la pluie dans l’herbe devant chez nous, armée de pailles et d’élastiques rainbow loom pour créer des tuteurs, et a patiemment replanté ( à la main s’il vous plait) les plantes restantes.

Elle avait juste pas pensé à un petit détail:  les jardiniers de l’estate chargés de couper l’herbe… moins de 48h après ses opérations de transplantation, vlam tout était réduit à néant sur la tondeuse des dits-jardiniers.   Drame en 5 actes, grosses larmes, pas mal d’insultes aussi parce que bon sang ils se voyaient ses tuteurs;  ils pouvaient pas couper autour ( euh non chérie pas vraiment faisable, et non tes tuteurs ne se voyaient pas tant que ça) !

 

Bref…

 

Du coup elle a un regain d’intérêt pour ses vers à farine ( même si elle m’a clairement outsourcé les soins) et leur bonne santé continue. Et moi j’ose pas lui briser le coeur…

 

Alors à la fin de l’épisode II, on en était au stade des pupes, dont la première était entrée en mutation le samedi 31 janvier.   Le 7 février  – soit  8 jours après, plutôt dans le bas de la fourchette du temps possible –  on trouve le premier coléoptère adulte.

 

 

Notre premier adulte éclos, le matin même
Notre premier adulte éclos, le matin même

 

A partir de là c’est environ un nouveau coléoptère chaque jour.  Et dès le troisième jour, on commence parfois à pouvoir se dire qu’apparemment ils aiment se grimper dessus…

 

Ils chatouillent quand ils te marchent dessus – dixit Heidi – qui préfère la sensation de la larve que de l’adulte sur sa peau ( c’est peut-être aussi pour ça qu’elle snobe les adultes, enfin avec le fait que c’est des adultes et les adultes c’est pas mignon et le fait qu’ils font du s*xe tout le temps et que c’est dégoutant maman! )

 

Il a fallu déplacer les boites, parce qu’Elsa – grande mangeuse d’insectes devant l’éternel, il n’y a guère que les abeilles charpentières dont elle a peur, et les cafards qui doivent avoir mauvais goût et ne servent donc que pour le jeu qui se finissent pas entre ses crocs! – commence à s’intéresser de trop près aux petits machins qui bougent dans la boite en plastique…

 

Moi, si je dois retirer un apprentissage de l’expérience à ce jour, c’est plutôt l’amusement de constater qu’un insecte dort…   ça dort même pas mal d’heures!  Ils aiment s’enfiler sous l’avoine et ne bougent plus pendant des heures!

 

Du moment où tu as des adultes – si tu fais un élevage sérieux –  la recommendation c’est passer au tamis l’avoine toutes les semaines pour dégager l’essentiel des oeufs et pouvoir les remettre dans leur propre boite ( vu que les adultes cannibalisent les oeufs)

 

Ne faisant pas un élevage sérieux, j’ai un peu oublié l’étape tamis, et je viens juste de jeter un oeil dans les débris du fond de la boite ( il fallait de toute façon que je change l’avoine qui avait moisi)  20 jours après l’apparition du premier adulte.

 

mealworm
La nouvelle génération – si si ce petit croissant blanc au milieu de ma cuillère c’est un jeune ver à farine

 

 

 

J’y ai trouvé environ une dizaine de jeunes suffisamment grands pour être visibles à l’oeil nu ( les premiers stades sont trop petits)  que j’ai gardé parce que je pouvais les séparer de l’avoine moisi et que j’ai mis dans la boite des larves. Vous l’aurez compris, la nouvelle génération est en bonne voie ( même si l’air de rien j’ai bien contrôlé la quantité de naissance que je garde)

 

Pour le reste je suppose que les adultes vont profiter de leur nouvel avoine tout propre pour continuer à pondre allègrement…

 

La suite au prochain épisode!

 

 

p.s. face aux nouveaux bébés, Heidi a roucoulé, puis illico appelé sa BFF pour lui annoncer la bonne nouvelle et le fait qu’elle lui donnerait la portée ( vu que ceux de la copine avaient crevé )  cool hein…

 

 

 

 

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