école locale à SG,  la miss,  Singapour

Aventures en école locale II

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Petites observations pêle-mêle sur les semaines d’Heidi qui se suivent et amènent chacune leur lot de découvertes.

 

Heidi est maintenant l’heureuse propriétaire d’un Nok*a  ( en prepaid hein, chuis pas folle)  acheté en filet de sécurité compte tenu du fait qu’elle rentre seule de l’école désormais.

L’occasion de constater – au vu du nombre de numéro qu’elle échange avec ses amis – qu’un téléphone portable quand on est un enfant en P3 ( donc des enfants qui ont entre 8 et 10 ans entre les plus jeunes et les plus âgés)  c’est raisonnablement normal.

Et son téléphone sonne!  D’instrument de gestion des retours, il devient instrument de vie sociale – soupirs parce que pfff mes parents écoutent ce que je dis compris!

 

Dans le LRT ( quand je l'accompagnais encore... )
Dans le LRT ( quand je l’accompagnais encore… )

 

 

Dans les gros changements qu’on observe…

 

 

Hormis les pas de géants qu’Heidi fait vers l’indépendance (  que là si j’étais vindicative – ah mais apparemment je le suis un peu quand même vu que je fantasme de le faire… –   j’irai dire tout ce que je pense aux personnes concernées des critiques qu’on nous a fait quant à notre éducation l’année dernière, alors qu’en la changeant d’école étonnamment ces fameux trucs qui auraient été de notre faute disparaissent…  )

 

C’est ces devoirs de math qu’elle fait en chantonnant et tout juste ou presque ( quelques fautes de calcul ci et là)  des problèmes qui avant la faisaient s’effondrer en pleurs de désespoir sont devenus ” les maths c’est génial… c’est trop trop simple!”  ou le miracle de la méthode de Singapour

 

( Du coup j’avoue, j’adore la regarder faire ses devoirs de math… c’est un tel plaisir… je ne m’en lasse pas…  de ne plus avoir besoin de l’aider!)

 

En plein devoirs de maths... ou la seule chose qui me reste à faire c'est de la regarder!
En plein devoirs de maths… ou la seule chose qui me reste à faire c’est de la regarder!

 

 

C’est l’approche scientifique et systématique qu’ils leur donnent dans un peu toutes les branches, qui commence à envahir d’autres aspects de sa façon de penser et sa vie hors de l’école.

 

Hier sur le chemin du retour de nos courses*  Heidi me dit:

 

“Maman, je me demande, est-ce que tous les coeurs des humains de la planète ils battent en même temps?”

 

Après quelques questions pour m’assurer que j’ai bien compris, et qu’elle me demande bien si les coeurs de tout le monde sur cette planète battent en synchronie.  Je lui explique que non, c’était pas le cas,  vu que tout le monde n’a pas le coeur qui bat à la même vitesse pour commencer. Celui des bébés bat beaucoup plus vite que celui d’un adulte, etc.

 

“Ahhhh intéressant. C’est pas grave, c’était juste une hypothèse comme ça en l’air, mais elle aurait pu être marrante”

 

Ou un truc du genre…

 

J’avoue que j’étais tellement hallucinée par la logique et la construction qu’elle mettait dans son raisonnement que j’ai pas gardé les mots exacts en mémoire. Non parce que si Heidi est depuis longtemps une habituée des questions existentielles profondes qui semblent sorties de nulle part, c’est la première fois que je l’entends découper si “scientifiquement” son raisonnement et son questionnement!

 

Je vous laisse là pour aujourd’hui, nulle doute que j’aurais bientôt bien d’autres aventures en école locale à vous raconter… à commencer par un billet sur mon samedi à moi sur les bancs de l’école qui ne demande que quelques petites touches de finitions et devrait voir le jour en début de semaine prochaine.

 

Bonne journée! Bon week-end!

 

———

* mouais les courses…  ça aussi ça a bientôt de quoi faire un billet…  le combat du sac d’école quand on a un poids plume…   Hier c’était juste le 4eme sac qu’on achète depuis la rentrée pour essayer de trouver la moins pire des solutions, avec en plus un choix hors période de rentrée qui s’amenuise et ne nous facilite pas la tâche!

 

 

 

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