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Aventures en école locale I

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Bon bin…

 

Depuis janvier, Heidi est entrée en école locale…

 

Alors c’est comment? 

 

Rassemblement dans le gymnase pour les célébrations de CNY
Rassemblement dans le gymnase pour les célébrations de CNY

 

C’est l’occasion de multiples discussions, entre les autres enfants des environs qui savent maintenant directement dans quelle école elle est.  Les chauffeurs de taxi qui la voyant en uniforme se lancent soit dans des discours à quel point l’école locale c’est dur  soit dans des discours à quel point c’est génial comme ça elle va savoir le chinois. Et de faire le tour de tous les mots de chinois qu’elle connait en lui en corrigeant la prononciation ( entreprise périlleuse parce que les accents en chinois à Singapour, y’en a pas deux qui ont le même… )

Elle est plus heureuse qu’on ne l’a jamais vue à l’école… comme quoi c’est possible!  Elle est valorisée,  encadrée et du coup se défonce pour y arriver ( on a de la peine à la décoller de ses exercices supplémentaires de chinois qu’elle se donne toute seule comme une grande pour progresser )

Elle a moins de devoirs – elle n’en ramène que pour des travaux spéciaux comme les dictées de chinois, qu’elle prépare même si elle n’a pas de notes en chinois, celles d’anglais, le petit exposé qu’elle a présenté ou les corrections des travaux faits en classe qu’elle n’a pas eu le temps de terminer.

Elle a intégré une école qui fonctionne toujours en double shift, ce qui veut dire qu’elle a l’école tous les après-midi. Pas toujours super pratique pour voir les copains-copines mais ça correspond bien à son rythme biologique ( Heidi n’est ni du matin, ni une couche-tôt…  quand elle doit récupérer de la fatigue elle le fait en dormant plus tard le matin)

Elle a un professeur pour chaque branche ( enfin presque)   comme on en aurait en école secondaire en France ou en Suisse – sauf qu’en moyenne c’est les enfants qui restent en place et les professeurs qui se baladent d’une classe à l’autre.   Avantages évidents: chaque professeur est spécialisé dans sa branche et si le contact passe moins bien avec l’un ou l’autre des professeurs, cela diminue son influence relative sur le déroulement de l’année scolaire.

Ses journées me rappellent trop mon année au Japon ( donc perso je trouve trop trop chou…  c’est toute ma jeunesse, et finalement qu’on aime ou qu’on aime pas, c’est une structure, des règles claires et ça fait plutôt du bien à plein d’enfants… perso ça m’avait permis de survivre dans un monde où je ne comprenais rien à rien…  )    on commence par la journée par le salut, on la termine par Majulah Singapura

Sa classe à 38 enfants est plus calme que ne l’était sa classe au lycée à 25 enfants!

 

 

ça c'était la mienne de classe au Japon... on était 44 :-)
ça c’était la mienne de classe au Japon… on était 44 🙂

 

Dans le cas particulier de notre fille… 

 

 

Le pari de se dire qu’elle est effectivement plus anglophone que francophone ( aussi paradoxal que ça puisse sembler avec 2 parents francophones ) semble un pari gagnant.   Le relâchement des exigences en terme de calligraphie, fait qu’elle développe son écriture à elle – essentiellement du script avec un peu d’attaches par-ci par-là – écrit plus vite, et profite de tout ce qu’elle écrit.

Elle comprend parfaitement ce qui se dit en classe – malgré les accents plus ou moins marqués de ses professeurs – enfin sauf en chinois et en éducation civique – cours qui est donné en chinois-   mais ça c’est plutôt logique, non!

Moralité, on a pris la décision de ne pas donner les diagnostics qu’Heidi traine, parce qu’il n’y en a pas besoin.  D’autant plus que l’école locale si elle ne va pas exclure un enfant avec un diagnostic, et qu’en théorie toutes les écoles sont équipées pour gérer des enfants avec des problèmes légers, est connue pour avoir une tendance à rassembler les enfants à problème dans une même classe.

Ce qui – vu que la taille de la classe ne change pas, et que les professeurs de la classe en question n’ont pas de soutien supplémentaire – est un challenge pour l’apprentissage.  Inutile de dire que du coup parfois ça ne se passe pas bien.

Mais bon – honnêtement-  avoir un enfant différent ça foire régulièrement dans un petit peu tous les systèmes scolaires, publics ou privés…  les singapouriens ne sont pas pires ni meilleurs!

 

Voilà pour aujourd’hui… mais l’aventure ne fait que commencer…

Bonne journée!

 

 

 

 

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