ethnologie matinale @ Botanical Gardens

Coucou du lundi

 

 

En ce lundi matin, histoire de se changer les idées ( pour savoir pourquoi j’en ai besoin, merci d’adresser une lettre sous pli en 3 exemplaires à Heidi, qui connait le fin mot de l’histoire ), j’ai décidé d’accompagner Superchéri dans une de ses expéditions photos

Sans appareil photo ( de toute façon face au 500 de Superchéri je ne peux pas faire de concurrence) j’en ai surtout profité pour ouvrir l’oeil et regarder passer les différentes espèces d’oiseaux qui le peuplent, le crayon à la main…

 

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Vous l’avez compris, c’est parti pour un billet second degré qui si on voulait pinailler devrait techniquement s’appeler éthologie @Botanical Gardens

En effet, je vais pas vous parler des oiseaux à plumes en ce lundi, plutôt des oiseaux version bipèdes.

Ces oiseaux ne tiennent pas tous les mêmes horaires.

Dès les premières lueurs de l’aube on y croise principalement les espèces suivantes:

Il y a tout d’abord l’Homo Sporticus. Il se déplace seul ou en petit groupe généralement avec des individus du même sexe. Cette espèce est un animal relativement furtif, qui se déplace d’un pas vif, comme animé par l’urgence d’arriver à destination.

Un animal au plumage souvent chamarré, qui est généralement affublé s’il est seul d’un dispositif musical portatif.

Il y côtoie dès la première heure l’Homo Caninensis. Si ce dernier est parfois proche en apparence de l’Homo Sporticus, l’élément qui les différencie systématiquement est le chien. L’Homo Caninensis vit en effet en symbiose avec un canis lupus domesticus. Selon les spécimens c’est l’un ou l’autre qui mène la danse de leurs déplacements.

 

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Dès les premiers rayons du soleil, on voit aussi apparaître un autre animal, une espèce à l’instinct grégaire bien développé: l’Homo Tai-Chicus. L’Homo Tai-Chicus privilégie les clairières dégagées et plates où il aime évoluer dans sa danse indolente qui le caractérise.

 

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Attention de ne pas le confondre avec l’Homo Gymnasticus. S’il est vrai que les deux espèces se ressemblent beaucoup tant dans la taille de leurs groupes que dans leurs comportements sociaux, il y a néanmoins un moyen simple de les différencier, la rapidité de leurs danses et les choix dans leur musique d’ambiance.

Au fil de la matinée les espèces pré-citées s’estompent pour laisser place à une autre espèce qui prend ses aises dans le périmètre du jardin. Cette espèce c’est l’Homo Touristicus.

Deux sous-espèces sont présentes dès 10h le matin et tout au long de la journée: L’Homo Touristicus Groupensis et l’Homo Touristicus Individualis. Si les deux espèces semblent au premier abord similaires, elles ont néanmoins des comportements très différents.

L’Homo Touristus Groupensis voyage en groupe selon des chemins migratoires bien établis. Il se balade au pas de charge dans un brouhaha faussement aléatoire, avec la détermination d’un essaim de criquets en plein champ africain, faisant fuir toute faune sur son passage.

L’Homo Touristus Individualis est une sous-espèce plus hétéroclite, il préfère souvent se déplacer en groupe familial, ou un groupe d’au grand maximum dix individus. Il essaie parfois de se faire discret, parfois il est aussi bruyant que son cousin de groupe, parfois il semble tout observer, parfois il tente de se fondre parmi d’autres groupes ( quand notamment il parcourt le jardin avec appareil photo et habits de sports, mais est lancé dans des grandes explications professorales sur le contenu des lieux.

Avec le soleil débarque aussi une autre espèce l’Homo Weddingensis, une espèce qui se déplace en couple, accompagné généralement de quelques individus pilotes qui gravitent autour en symbiose, dont généralement un Homo Photographicus

En parlant de l’Homo Photographicus, c’est aussi une espèce versatile, il est notamment présent sous le plumage du photographe animalier – dont Superchéri est un spécimen – du photographe de photos de mariage, celui cité au paragraphe précédent.

A noter encore qu’il y a fréquemment des hybridations variées entre l’Homo Photographicus et l’Homo Touristicus Individualis.

Mais pour plus de détails sur les différentes hybridations qu’on y rencontre, ce sera pour une autre fois, en effet ce jour-là mon spécimen maison d’Homo Photographicus avait atteint les limites de son endurance et j’ai du cesser mes observations avant qu’il ne fasse une vraie grosse insolation. Il était en effet parti distraitement sans son couvre-chef!

 

 

A la prochaine pour de nouvelles aventures!