Histoire de bleus et d'orthographe…

Coucou du mardi

Toutes mes excuses, je me fais rare. On va dire que les journées sont bien remplies entre Superchéri et Heidi, que mes moments pour écrire le matin se sont fait un peu manger, et que le soir venu j’ai plus vraiment l’énergie de m’y mettre.

La bonne nouvelle c’est que la convalescence de Superchéri suit son cours, on touche la semaine depuis son opération.

On en profite pour se faire des trips de geeks sur l’architecture de ses bleus. On a pu constater avec un certain amusement ( on rit de ce qu’on peut) qu’ils se déplacent nettement plus que ce qu’on aurait pu imaginer: il a maintenant des bleus a des endroits très éloignés de l’impact de départ…

Sur le torse, mais surtout sur l’intégralité du bras! Il s’est cassé la tête de l’humérus, au départ, le bleu était localisé sur l’endroit de l’impact. Et à un peu plus d’une semaine de l’impact, le haut du bras n’a quasi pas de traces, alors qu’il a un beau trajet violet sombre jusqu’au poignet ( avec au passage la trame de l’écharpe qu’il utilise pour maintenir son bras, si si! )

Comme en plus il occupe ses journées – enfin quand la miss est à l’école ou dort- à se refaire l’intégrale de CSI, on s’est intéressé de près à cette preuve pratique de la gravité et le fait que même qu’en cours de dégradation, le sang reste quelque part liquide et se déplace vachement plus que ce qu’on croyait de base, et surtout on porte un autre oeil sur les explications de lividité cadavérique, vu que la gravité fonctionne même sur les bleus des êtres vivants!

– je vous avais prévenu que c’était un trip de geek! –

Du côté d’Heidi c’est passer du temps à réfléchir pour trouver des règles, des moyens mnémotechniques pour toutes les règles d’orthographe et de grammaire qu’elle doit emmagasiner et appliquer, en jouant avec les deux langues ( ses notions de phonétiques sont meilleures en anglais qu’en français… et c’est plus facile pour elle d’épeler a client qu’un client )

Champignon s’écrit juste depuis que c’est devenu un champ dont on emprunte le p pour faire pig et qu’on dit non! cham- pig-non

C’est décortiquer chaque mot, trouver les petits mot dans les grands, se faire des fou-rires à trouver des constructions les plus farfelues les unes que les autres ( parce que plus elle rit, mieux elle s’en souvient) , ou ramener à des choses qu’elle connait… blanc prend un C muet parce que Blanche-Neige.

C’est faire la liste de tous les mots d’une même famille, un accident et on écrit accidentel, accidenté, accidentellement ( pis accidentally pendant qu’on y est vu que l’orthographe est la même même si c’est un faux ami dans son utilisation)

On parle des grands méchants de l’académie française qui se sont amusés à compliquer le français parce qu’ils n’avaient rien de mieux à faire de leur journée ( parce qu’ils ont bien compliqué l’orthographe en l’uniformisant… un louP pour lupus )

Ou comment mettre plein de lettres muettes dans des mots parce qu’ils voulaient accentuer le fait que le français descend du latin ( tu sais la langue des méchants dans Astérix )

C’est fastidieux, ça prend du temps – on y passe entre 1h et 2h tous les soirs d’école, vu qu’il faut reprendre les règles et les réexpliquer différemment, parce qu’aller expliquer l’utilité d’un moyen mnémotechnique oral comme je change le temps de ma phrase pour dénicher mon verbe, à une petite fille qui utilise le visuel et trouve son verbe via des indices visuels et non oraux, l’exercice la rend plus confuse qu’il ne l’aide! Pas simple… – ça me pousse dans mes retranchements en terme de notion de français, parce que j’essaie de trouver des règles où il n’y en a officiellement pas ( en ou an par exemple ). Mais petit à petit ça porte ses fruits, donc ça nous encourage à continuer.

J’essaie de m’inspirer de ce que j’ai entendu d’Anne-Marie Gaignard qui est tombée du ciel – enfin de la toile- comme une bouée de sauvetage pile poil au bon moment… et m’a aidé à essayer de penser au delà des trucs que j’avais déjà testé avec ma fille, parce que maintenant qu’Heidi sait lire, le plus gros danger qui la guette encore c’est de devenir dysorthographique.

J’ai commandé la méthode pour les accords des participe passé et qu’on va faire ensemble Heidi et moi. Je m’efforce de sortir des sentiers battus, ne pas avoir peur de travailler sur toute la surface du salon avec des mots écrits au feutre super grand sur des feuilles… on marche autour, on met en scène…

L’air de rien, on a ainsi réussi à lui apprendre relativement efficacement une poésie en 3h de temps ( pas parfaitement elle a eu des problèmes de continuité et quelques mots qu’elle a substitué) sur une seule journée ( c’est surtout ça l’exploit! D’habitude une poésie c’est 4 à 5 soirs de travail consécutifs pour arriver à un rendu potable ) en combinant le fait qu’elle a fait une BD de sa poésie, puis sur la base de sa BD on l’a mise en scène…

J’en ai encore plein à vous raconter sur les dernières aventures dys’ de la miss… mais ce sera pour un prochain billet, je vais essayer d’aller faire quelques longueurs 🙂

Bonne journée!