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Les jumelles de prénom…

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On continue dans les multiples…

 

Parce qu’hier – mercredi 25 juillet – Heidi a vécu une rencontre inédite:

Elle a rencontré une jumelle de prénom!

 

 

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Une grande première pour elle, parce qu’elle a un prénom rare – une première pour sa jumelle aussi d’ailleurs – elles nous ont d’ailleurs accueilli avec la même incrédulité quand on leur a proposé le plan et-si-on-faisait-une-rencontre-d’homonyme-?

– Maman tu te fiches de moi, ça existe pas une autre [Heidi] !

Elle ne me croyait pas, elle a fini par l’admettre seulement quand j’ai eu sorti ma botte secrète: je me suis rappelée d’une photo mise par mon amie où sa fille avait écrit son prénom, et la voyant ma fille a admis du bout des lèvres que j’allais pas lui monter une arnaque pareille donc que je devais par conséquent lui dire la vérité.

D’autant plus que ça fait longtemps que je lui en parle de sa jumelle de prénom, toujours hallucinée de la coïncidence de l’avoir rencontrée, à savoir que comme on s’est rencontré qu’après la naissance de nos filles, qu’on se connaissait ni de près, ni de loin, on a juste eu grosso modo le même coup de coeur à quelques mois de différence, et que sa fille est la première jumelle de prénom – et la seule que je connais à ce jour – de Heidi.

Par comparaison tata Vivi – qui a aussi un prénom rare – a, à ce jour, rencontré elle aussi qu’une seule jumelle de prénom, mais pas orthographié pareil, et une seconde par procuration vu qu’une autre de mes amies partage un de ses prénoms avec ma soeur. Elle devait avoir à peu près avoir le même âge qu’Heidi actuellement quand elle l’a rencontrée sa jumelle à elle.

Pour revenir à mercredi…

 

 

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On s’était décidée pour une journée sport – pour nous – et culture – pour eux et nous un peu aussi- tout en prévoyant avec l’éventualité d’un temps pas toujours de la partie, vu qu’on s’était donné rendez-vous à la Chaux-de-Fonds pour visiter l’exposition temporaire du musée d’horlogerie – Automates & Merveilles que d’ailleurs je vous recommande chaudement – en commençant par une visite du parc du bois du petit château ( ça en théorie c’était l’aspect sportif de la journée, dans la pratique ça a finalement plutôt été notre moment le plus calme à nous les adultes, parce que pendant un moment on a pas eu besoin de leur courir après)

Voyage en train sans histoire, on a même eu le temps de poinçonner la carte concours de Heidi, qui ayant une carte junior CFF a reçu un concours à faire et qui pour ça doit poinçonner la carte dans 10 gares différentes, là pour le coup on en a fait 3 de gares.

Arrivée à la Tchaux ( enfin à la Chaux-de-Fonds quoi, petite leçon de régionalisme pour mes lecteurs français… on dit Neuch’ pour Neuchâtel, la Tchaux pour la Chaux-de-Fonds, tout comme Genève se dit plus G’nève qu’autre chose et Lausanne se prononce généralement Lôôzane, vous me suivez toujours? )

Little Miss Singapore frappe d’entrée de jeu:

“ wouahhh ils ont des Migros même ici!” avant de se lancer dans une comparaison entre La Chaux-de-Fonds et Zurich… pour elle c’est clair c’est tout pareil.

Là je précise qu’elle parle des quartiers croisés sur le chemin de la montée au zoo, où effectivement on trouve des rues droites, parallèle les unes aux autres à cheval sur la colline, peuplées de bâtiments sans doute pensés et dessinés à la même époque, avec des sens interdits un poil partout aussi.

J’ai pas voulu lui casser son coup – d’autant plus que sa comparaison fait sens – et lui préciser que Zurich et la Chaux-de-Fonds c’est pas vraiment le même genre d’échelle, que d’ailleurs à la Chaux-de-Fonds c’est un peu TOUTE la ville qui est comme ça ( l’uniformité préservée de son apparence étant une des raisons de son inscription au patrimoine mondial )

On trouve le zoo relativement vite – mouais c’est pas grand la Chaux-de-Fonds, le plus dur c’est de s’y retrouver dans le dédale des sens uniques – et là mon Heidi reste bouche bée de constater qu’on rentre sans autre dans le zoo…

A ce stade de la rencontre Heidi et son homonyme tentent nous vendre le concept de les appeler Heidi 1 et Heidi 2. Faut dire qu’elles ont un problème…

Avec un prénom dans le top 10 des prénoms les plus donnés une année, on entend souvent d’autres enfants avec le même prénom que nous appelés par d’autres et on apprend à ne réagir d’office.

Avec un prénom rare, quand on l’entend, on sait que c’est nous: il n’y en a pas d’autre!

Et chaque fois qu’on en appelle une, les deux se retournent! Très pratique quand on veut les faire avancer ( on s’est même amusée avec un ou deux “ les Heidis” ) en groupe par exemple, mais générant plus de confusion si on ne voulait atteindre que sa propre Heidi…

En plus leurs copines de classe respectives sont arrivées aux mêmes diminutifs donc aucune porte de sortie par ce biais-là.

Du coup, pour la première fois de sa vie, Heidi-la-mienne a commencé à se faire appeler par ses deux prénoms relativement systématiquement, SANS que je sois fâchée avec elle 🙂

On passe d’un enclos à l’autre…

Avec le bouquetin mâle qui est tout près du grillage et qui impressionne beaucoup les enfants ( et me stresse un peu à être aussi près de la grille, au vu des cornes majestueuses qu’il a! )

 

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Avec les mouflons dont ils hésitent de savoir si c’est des moutons ou des chèvres…

 

 

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Avec les rennes où ils se lancent à glisser les mains à travers les grillages pour vérifier si c’est bois poilus c’est doux aussi, et s’extasient sur le bébé…

 

 

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On arrive au sommet et à la pataugeoire et – au vu du temps magnifique qu’il fait – aucun des trois enfants ne se laissent décourager par la température de l’eau – qui n’est JAMAIS chaude à la Tchaux – enfin sauf que les Heidis étant plus frileuses, elles se contentent de gicler et se mouiller avec parcimonie au contraire du petit frère d’Heidi-pas-la-mienne.

Après un moment aux jeux, on sonne le signal du départ, histoire d’avoir encore le temps de passer par l’enclos des chèvres – on voudrait quand même pas priver les Heidis, et le petit Peter* de leur chèvres, non? –

 

 

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L’occasion pour nous les mamans de jouer au jeu des sept différences, parce que les Heidis se ressemblent…

Même stature, quasi la même taille, quelques tous petits mois de différence, même couleur de cheveux, même regard espiègle et plein de vie, mais le même sérieux à expliquer la vie, et enfin face aux chèvres, tu peux les laisser là les deux le reste de la journée!

– Non j’exagère hein, il y quand même une différence vitale: si elles partagent la couleur des cheveux, l’une a les cheveux raides tandis que l’autre a les cheveux bouclés, et tant qu’on y est, une aime les attacher tandis que l’autre fuit les élastiques avec encore plus d’efficacité que les brosses à cheveux! –

M’enfin toute les bonnes choses ont une fin, et on nous attend au musée de l’horlogerie pour la démonstration des automates.

On reprend la voiture, on constate que la rue des musées est aptement nommée et ne nous trompe pas sur la marchandise.

On y est!

 

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Le temps de gérer l’entrée – les questions de mon Heidi parce que la dame qui annonce la démonstration le fait aussi en anglais, “mais alors tu crois elle parle en anglais la dame de l’entrée? Ils parlent anglais ici maman?”

[ ah parce que cette année un des grands changements c’est la gestion du plurilinguisme de fille chérie, elle parle beaucoup plus volontiers anglais que les autres années… se la joue d’jeune et fait des grandes tirades en anglais complètes avec des “what the …” sauf qu’elle censure encore d’elle même le dernier mot de l’expression, ce que je lui ai fortement conseillé de continuer à faire. Mais du coup elle cherche plus ouvertement les contacts en anglais ]

Et de dénicher le théâtre des automates, hop c’est l’heure de la démonstration

Quand le curateur enclenche la musicienne, qui du haut de ses 238 ans nous régale du même spectacle qu’elle a présenté à Louis XVI, les enfants sont juste bouche bée…

 

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Ils boivent les explications encore plus que les adultes, même si eux ne comprennent pas pas forcément aussi bien les implications de temps, de main d’oeuvre aussi bien.

La démonstration terminée on se lance à l’assaut de l’exposition.

Avec un attrait tout particulier pour:

détourner de son utilisation première l’appareil de commentaire audio, vu que les Heidis décident rapidement de taper des numéros au hasard et piquent de quintes de fou-rires s’il n’y a pas de commentaire pour le numéro demandé

les automates dont un qui représentait une fable de Lafontaine – ce qui m’a valu de me mordre les lèvres pour ne pas pouffer de rire quand ma miss Motordu m’a dit “ regarde, c’est une fable de Jean Dujardin” … à sa décharge la fontaine est souvent dans le jardin, non? –

 

 

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le robot qui applaudit en retour quand on applaudit devant lui, mouais sauf que les enfants découvrent ça marche aussi en claquant des doigts etc. et que ça tourne un peu au concours désorganisé de savoir qui arrive à déclencher systématiquement le robot…

 

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l’horloge qui sonne tous les quarts d’heure en éclatant un ballon de baudruche – là ils ont réussi à rester poser 7 minutes devant, presque calmes, pour assister au phénomène

l’horloge parlante à l’entrée du musée

la ligne du temps, qu’il a fallu monter et descendre…

 

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Et enfin le robot cafétéria de la sortie auquel on peut commander notamment des popcorns et de la barbapapa…

 

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Il était déjà 17h00 passé, et le temps de se dire au revoir, à une prochaine…

Parce que maintenant qu’elles se sont trouvées, elles aimeraient bien se revoir!

De notre côté il nous a fallu un temps record pour rentrer, vu que notre train a eu le bon goût de tomber en panne et donc d’être supprimé.

Ce qui a provoqué l’énervement des passagers ordinaires – pour qui apparemment c’est une mésaventure familière, il y a apparemment des endroits en ce doux pays qui ont de quoi râler sur la qualité de leurs transports publics qui sont pas les mêmes qu’ailleurs dans le pays, je pense notamment aux trains en direction du Valais qui sont toujours pas systématiquement climatisés – et juste l’incompréhension de la miss qui imaginait pas qu’un train puisse tomber en panne…

Un peu comme les singapouriens à la première panne du MRT

Mais bon, malgré l’heure de retard on est arrivé à bon port sans autres et on a même pu se piquer un trip à observer quelques sièges devant nous d’autres expats en provenance de Singapour ( quelques indices ne trompaient pas… dont un livre avec une étiquette Kinokuniya)

Le genre de it’s a small world after all qui me font rire…

 

Bonne fin de journée!

 

* Vouiii je sais dans Heidi, Peter c’est pas le petit frère mais le meilleur ami, m’enfin on fait avec les prénoms qu’on a sous la main, vous me pardonnerez l’entorse à l’histoire…

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