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Le blues du départ… déjà!

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Depuis quelques jours il monte insidieux

Le blues du départ…

 

 

Plus de la moitié du séjour s’est écoulée, la rentrée se profile, Heidi recommence à compter les jours et à avoir de la peine à s’endormir le soir…

Au début on le nie, on se dit que c’est pas possible de céder une fois de plus à ce truc qui nous agace fortement, à cette faiblesse de toujours tomber dedans…

Mais en même temps on perd le goût d’écrire sur les bons moments, parce qu’on sait que chacun qui passe est un de plus qui nous rapproche du retour…

On en voudrait presque à ceux qui attendent notre retour… juste parce qu’ils nous attendent.

On fait l’autruche sur les trucs qu’on a à faire, et on est pris d’une hyperactivité frénétique à faire le plus de chose possible pour avoir encore plus profité…

Sauf que deux semaines c’est encore long, qu’on a le temps de s’épuiser à continuer à ce rythme.

Heidi est mal fichue, la fatigue et un petit virus sans doute… il est temps de se calmer, d’admettre qu’on est rongé par le blues de la rentrée, de l’embrasser pour mieux le contrôler – si tant est qu’on puisse.

 

merichan_photos.nili_ordi

 

C’est le côté pervers des longs séjours: on a le temps de vivre, de faire plein de choses, et on aimerait en faire tellement qu’on perd de vue la réalité d’une énergie qui n’est pas extensible à merci…

On voit ce temps qui s’étale devant nous, et on se laisse bercer de l’illusion qu’on aura le temps de faire tout ce qu’on a envie, de voir tout le monde.

Et puis vient le moment de revenir à la réalité, de réaliser que comme chaque année – même si avec les années on y croyait de toute façon plus complètement – on a eu les yeux plus gros que le ventre, et qu’on ne peut pas vivre un séjour de 6 semaines comme un séjour de 2, qu’on doit avoir un rythme de vie plus sage si on veut pas rentrer vidé jusqu’à la moelle.

Qu’on ne peut jamais condenser les 11 mois qu’on manque dans les quelques rencontres qu’on case…

C’est l’heure des choix, des trucs que je renonce à faire cette année, pour me concentrer sur d’autres…

C’est l’heure de retrouver le sourire et me concentrer sur les moments qui sont encore devant moi, de lâcher prise face à la souffrance et la tristesse qui les accompagne… pour n’utiliser que le bonheur comme force

– moment d’hypocrisie absolue avec un faites ce que je dis et pas ce que je fais, vu que je passe mes journées à seriner à fille chérie qu’elle doit justement faire ça, alors que je peine à le faire par ailleurs –

C’est une composante intégrale de cette vie, c’est inévitable, une des raisons avec la fatigue pour laquelle tant de monde rechigne à “rentrer” pour les vacances.

C’est une des raisons pour laquelle je traine toujours mon appareil photo et que je mitraille sans compter… pour immortaliser un peu plus ces moments et les garder vivaces le reste de l’année…

Bon bin…

Maintenant que j’ai bien pleurniché sur mon triste sort, et si on reprenait le cours normal de ces vacances… finir les billets en chantier sur la suite des vacances ( du coup je vais vous flooder un poil parce que je les ai entamé mais pas terminé sur les derniers jours… toutes mes excuses )

Le tout en train d’écouter un vieux Offspring pendant que je tape… ( note que le dernier est pas mal du tout… ) tout ça parce que cet été semble se placer sous le signe de grandes discussions quant à la perméabilité des goûts musicaux entre les générations… faudra que je vous fasse la version condensée des débats d’autant plus qu’il rejoint une question qui se pose beaucoup pour les expats qui débarquent et constatent que le gap des générations qu’on constate généralement en Europe, a tendance à ne pas exister de la même manière en Asie, notamment à Hong Kong où toutes les générations vont s’éclater à écouter la même pop refaite et refaite depuis 30 ans…

Note que depuis à force de commencer à vous parler de ça, j’ai commencé à faire la tournée de trucs encore plus vieux et qui expliquent en partie mon amour d’Offspring ( et que ma fille aime pas par contre, faut dire que dans son cas, l’échange se fait plus dans ma direction – moi qui commence à écouter des trucs qu’elle aime – que le contraire, encore que… elle aime beaucoup de trucs qui datent de bien avant sa naissance, donc c’est pas si vrai que ça, juste que pour quelque chose de “bruyant” elle préfère les rythmes électroniques à ceux d’un hard rock ou de metal, enfin ça dépend pourquoi parce qu’AC/DC est apparemment hors catégorie, elle aime )

Toute mon enfance ces trucs – et toutes mes excuses à Supergranny pour lui avoir imposé la dernière chanson, la prochaine fois c’est promis je mets un Jean-Jacques Goldman pour faire la balance –

Bonne journée 🙂

 

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