je scribouille,  meri-philosophe

Mes scribouillages…

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Coucou du mercredi…

 

 

Ces temps j’en parle un peu plus, un peu plus facilement, mais personne ne l’a vu…

Vous savez ce truc que je peine à finir ( ce qui est écrit ci-dessous contribue à ma page blanchite), à partager, paralysée de peur à l’idée d’enfin laisser la porte s’ouvrir sur ceux et celles qui peuplent mon imaginaire.

Ce truc que je camoufle sous des mots comme scribouillage, parce que les mots comme manuscrit, roman semblent sortir moins facilement qu’ Heidi ( qui a été extirpée aux forceps hein si vous vous demandiez pourquoi je ramène Heidi là au milieu)

Mouais parce que si j’adore râler sur le quotidien, me lancer dans des descriptions sardonico-lyrico-humoristiques du quotidien et de ses petits écueils

– parce que finalement ce blog c’est majoritairement ça, c’est pas un blog pratique, pas un réferencement de bons trucs pour Singapour ou ailleurs… c’est des récits tranches-de-vie la plupart du temps avec la seule ambition de prendre mon pied et espérer vous faire plaisir en retour à vous les raconter –

J’ai depuis très très longtemps voulu écrire plus.

Ça fait d’ailleurs très très longtemps que j’écris…

Mais je me décris rarement comme un auteur, comme un écrivain – ni même aspirante d’ailleurs – je dis pas non plus que je suis blogueuse alors qu’objectivement je suis en ligne depuis plus d’un an donc que techniquement je le suis.

Je n’ai jamais jamais tenté d’envoyer pour soumission une nouvelle, à vrai dire à part quelques textes écrits de base pour d’autres je n’ai jamais fait lire ce que j’écrivais à d’autres…

Parce que – même si les apparences sont trompeuses – je suis une gigantesque timide

 

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Parce qu’aussi quand j’ai commencé à chercher plus sérieusement et que j’ai découvert que non seulement je n’avais guère de chance de me faire publier et encore moins accepter pour tous les genres d’histoire que j’écrivais

Mais qu’en plus le monde de l’édition c’était un panier de crabes dans lequel j’avais peu de chances de faire en sorte si j’arrivais à franchir les obstacles précédents – que sont ma nationalité, le type d’histoire que j’écrivais compte tenu de ce que le monde francophone publie en général ( depuis notamment pour le polar ça a changé mais bon entre deux j’ai perdu le contact au stade ou j’ai commencé à lire en anglais) etc. – j’avais encore un bon risque de ne pas avoir au final un livre avec lequel je sois toujours en accord compte tenu des changements qui auront été fait par l’éditeur.

Bref.

Mes personnages sont précieux, ils sont vivants, leurs vies changent au fur et à mesure que je réécris leur vie… mais c’est toujours une histoire entre eux et moi… et j’étais un poil réticente – vous sentez là la reine de l’euphémisme – à les abandonner aux griffes d’autres.

J’ai probablement plus de 30 bouquins qui se partagent ainsi ma tête, et je suis conservatrice dans mes estimations. Non parce que je suis une lectrice avide – des polars, et des romances en tout genre le plus souvent parce que je veux des histoires qui me font vibrer, qui m’emmènent voyager – et qu’à chaque fois que je n’ai pas autant de livres que nécessaire hop, je compense en remplissant toute seule comme une grande le vide.

Beaucoup de ces histoires trouvent racines dans mon année au Japon, où j’ai passé énormément de temps à les nourrir vu l’absence de livres.

Elles sont parfois sur papier, parfois uniquement dans ma tête. Des mondes parfois complexes que j’ai passé des semaines à créer, et qui ne sont qu’à moi.

Avec ce que j’ai commencé à voir avec l’ebook et l’autopublication, pour la première fois, c’est une porte ouverte pour concilier le partage de mon monde avec le fait que même si je veux fournir un travail de qualité, j’ai pas le coeur à sacrifier mes histoires et les dénaturer sous prétexte d’être éditée à tout prix.

Je ne suis pas vraiment capable d’écrire sur commande, sur un sujet précis. Encore un obstacle de plus pour espérer avoir un jour une place dans le rayon d’une bibliothèque.

Parce que certaines modifications – dont des auteurs parlent, des manuscrits amputés de plus du quart au prix de la taille standard d’un roman qu’ils n’ont pas eu le choix que d’accepter etc. – finalement ont fait que pour moi, le jeu n’en valait pas la chandelle.

Mes histoires pouvaient rester en sécurité sur mes étagères – on va pas pinailler sur le fait qu’elles sont virtuelles, encore que, j’ai écrit beaucoup de trucs sur papier à la plume – tant qu’elles me faisaient vibrer moi c’était finalement suffisant.

Mais du coup, faire le pas de les partager aujourd’hui, c’est paniquant… c’était mon jardin secret, et j’en ouvre la porte.

C’était un fantasme irréaliste et je tente d’en faire une réalité.

On va dire que ces temps c’est finalement ni plus ni moins qu’un accouchement douloureux, celui je l’espère d’une personne qui osera se décrire comme un auteur, et plus se contenter de plaisanter à dire qu’à en croire qu’à sa fille elle est un peu livreuse à ses heures…

Sur ce… je vais m’y remettre 🙂

Je vous souhaite une bonne journée 🙂

 

p.s. la photo? C’est la miss qui l’a prise hier pendant qu’elle se baladait au McRitchie… j’adore les bougainvillées même s’ils me font éternuer 🙂

 

 

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