en asie

This was Paradise…

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Coucou la compagnie!!!

 

 

Bon bin on est de retour… c’est dur de réatterrir après 5 jours qui tenaient du paradis sur terre…

C’est pas moi qui le dit… c’est Heidi… elle a passé 5 jours à hurler «  this is awesome » « this is paradise » à travers l’hôtel… pour le plus grand plaisir de son personnel – qui est investi dans son ensemble, fier de l’hôtel et de sa qualité et donc qui prennent très à coeur tous les retours positifs qu’ils ont-

 

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Pour situer l’ambiance, c’est Superchéri qui a organisé les vacances et nous en a fait la surprise, ça faisait pile poil un an qu’on était pas parti tous ensemble en famille ( vu que Taïwan il l’a fait seul avec la miss, qu’il ne nous a pas rejoint en Suisse, qu’en Novembre pour Hong Kong pas moyen non plus de venir)

Tout le monde était fatigué, et le but de l’escapade était clair, aller dans un endroit connu pour s’autoriser à ne RIEN faire… pas de pression à la découverte, juste le temps de prendre son temps, de passer des journées à profiter les uns des autres avec des programmes qui tenaient de on mange, on se baigne, on lit, on re-mange, on se re-baigne, on re-re-mange et on se couche.

Le tout dans un hôtel au milieu de nulle part – à pieds du moins- pour à la fois limiter les tentations de bouger, et vivre vraiment en autarcie avec une conscience complètement tranquille.

Aller en terrain connu, c’était aussi s’assurer qu’on aurait aucun souci avec l’alimentation d’Heidi. Même si notre dernière escapade dans cet hôtel précis datait d’il y a 3 ans, ils ont toujours été très consciencieux au niveau des allergies, et quelque part ça doit rester dans les souvenirs d’Heidi et jouer en notre faveur quant à la mettre à l’aise pour y manger.

Et nous voilà parti pour 5 jours au Shangri-la Rasa Ria Resort – vi je sais on s’est pas fichu de nous-même, mais en même temps si on est pas fichu de prendre plus de 5 jours de vacances tous ensemble par année, autant s’assurer qu’on va tous passer des bonnes vacances quitte à y mettre le prix, d’autant que c’est de loin pas les plus chers dans leur catégorie – les 5 étoiles – mais que par contre de tous ceux qu’on a fait lors de nos premières années en Asie avant de se lasser un peu pas mal et de se dire que finalement le prix était pas forcément synonyme de vacances réussies pour autant, le Rasa Ria c’est clairement celui avec la plus belle ambiance, les enfants y sont bienvenus, le service y est impeccable mais pas ampoulé pour autant…

Je crois finalement que c’est le seul 5 étoiles qu’on a fait entre Superchéri – qui en a aligné pour le boulot-, les gens avec lesquels on parlait dans l’hôtel au fil des séjours qui étaient généralement du même avis, et moi que nous où on retrouve cette ambiance quasi familiale qu’on se souvient souvent avoir trouvé dans des petits hôtels, des petites pensions.

Bref.

On est parti lundi 27 février au matin, arrivée en début d’après-midi à l’hôtel après un trajet presque sans histoire

Mouais parce qu’à force de voler en Low Cost qui ne servent pas de repas, Superchéri avait pas pensé qu’il fallait qu’il demande les menus sans gluten, et Heidi a gravement fait la moue quand elle a vu arriver un plat enfant qui, à coup de Kit Kat et de Milo, était loin d’être comestible pour elle- et puis à force aussi de ne voler que vers la Chine, il a un poil oublié que dans d’autres compagnies on continue encore à faire poser les iPad au décollage, ce qui donne lieu à la désormais sempiternelle discussion sur le fait que les règles de sécurité aérienne pour les interférences etc, on se demande encore à quoi elles servent exactement

A savoir et c’est du vécu que du côté de Hong Kong et de la Chine… si les téléphones mobiles font des interférences au décollage bin les avions devraient tomber plus souvent que ce qu’ils ne le font, la moitié de l’avion commence à checker ses emails PENDANT la phase d’atterrissage, dès qu’ils récupèrent le réseau, et comme les hôtesses sont assises, personne n’est là pour dire quoi que ce soit. C’est sans compter tout ceux qui éteignent leur wifi mais écoute la musique via un casque sans fil… mais Bluetooth c’est pas des ondes radio non plus hein… bref… y’a comme un problème entre la théorie et la réalité.

Oui on a des conversations intellectuelles dans un avion Superchéri et moi 🙂

On arrive, donc, en début d’après-midi à l’hôtel, et là surprise ils sont en travaux de rénovation, ce qui a un effet secondaire inattendu:

Ils ont de base deux ailes dans l’hôtel, dont l’une est récente et plus exclusive, et l’autre qui est justement celle qu’ils sont en train de rénover. Du coup – fantasme absolu, le truc qui d’habitude ne nous arrive jamais- on a été upgradé dans les belles chambres 😀

Alors là je l’avoue, j’ai eu un moment de joie intense, un peu dans le style du « oh mais c’est le paradis ces vacances » d’Heidi, ce qui fait que Superchéri m’a traité de singapourienne matérialiste.

Et moi de répliquer que non, c’était pas tellement la chambre, mais plutôt le fait que ce qui aurait pu transformer ces vacances en cauchemar: un hôtel en rénovation – à savoir que Superchéri en vacances c’est toujours un peu un peu comme un composé instable, c’est parfois dur de savoir s’il va trouver ou pas de l’humour face aux imprévus des vacances- est devenu en quelques minutes une bénédiction: un upgrade qu’on avait tout simplement pas imaginé possible – et là la part cynique en toi se dit que question marketing ils savaient ce qu’ils faisaient.

Donc c’était parti pour 5 jours de paradis…

Même la pluie qui a commencé à tomber comme pas permis au moment où on s’installait dans notre chambre ne nous a pas ôté le sourire.

Seconde superbe surprise de la journée: le menu enfant a été revu et augmenté, il contient maintenant des tranches minutes de boeuf ou de poulet dont on peut choisir les garnitures. La miss trouve son menu des vacances: le steak de boeuf au riz et au concombre.

 

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La faire manger est d’une simplicité déconcertante! ( et ça pour ceux qui ont eu le plaisir de faire un resto avec Heidi en crise de je-mangerai-rien-je-fais-pas-confiance-j’ai-pas-l’habitude-ici savent à quel point c’est un poids en moins)

Après manger, il pleut toujours, mais c’est moins intense, donc on étrenne les maillots de bain et on va marcher au bord de la plage, on va à la chasse au crabe, et au bernard-l’hermite.

 

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Mardi 28 février, la journée se résume en un mot: piscine. On y va peu après le petit-déjeuner, et on en part vers 16h au moment où la miss commence vraiment à ne plus se voir les mains de fatigue. Elle commence à trembler de froid dans de l’eau qui atteint bien les 31°-32°! Il faut le faire.

 

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On est obligé de recourir à une tactique de diversion pour la dévisser du bord de la piscine sans que ça ne tourne au bain de sang: «  mais chérie, faut qu’on teste la baignoire au moins une fois! » Ah voui parce que dans l’Ocean Wing du Rasa Ria, la baignoire n’est pas dans la salle du bain, mais sur le balcon et , je cite Heidi, « elle est trop chouette parce qu’on peut y aller tous les trois ensemble et si je suis seule je peux même nager dedans! »

Inutile de dire que du coup on a eu encore moins de souci à la nourrir que la veille: «  Tu as vu maman, ici tu as pas besoin de me dire mange! »

On recroise aussi plein de têtes connues: une bonne moitié du personnel en tout cas était déjà là lors de nos précédents passages. Ils se souviennent de nous, d’Heidi. Et du coup ils nous organisent des pancakes sans gluten/sans lait pour le petit-déjeuner dès le lendemain!

La miss est tellement touchée par l’attention, qu’elle va manger les pancakes même s’ils seront chaque jour dressé avec des fruits et du miel ( et qu’en théorie mademoiselle ne touche ni ce qui est mélangé, ni ce qui a une sauce en dehors de la maison) Faut dire que les pancakes sont dé-li-cieux, ça aide!

 

 

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Mercredi 29 février c’est matinée piscine et pour l’après-midi Heidi décide d’aller voir ce qui se passe au kid’s club «  parce que comme ça vous avez le temps pour faire du romance vous deux! » C’est le moment où tu hésites entre rougir et te dire que merde tu as été percé à jour par ta môme de 7 ans et demi, ou être reconnaissant du fait que tu as même pas besoin de lui faire une tirade pour lui vendre le concept que le kid’s club c’est pour son bien et qu’on lui propose d’y aller sans arrière-pensée aucune

Faut croire que les longues explications sur le fait que des fois les papas et les mamans ont besoin de faire un moment en amoureux pour justement le rester à porté ses fruits!

Elle reste au kid’s club tout l’après-midi, et on va la récupérer vers 18h, ce qui permet de faire le coucher de soleil au bord de la plage.

Avant le souper, buffet comme les autres soirs, une miss qui ne paie pas mais qui mange comme 3 ( à coup de mini-steaks par soir, elle mange plus que moi) où c’est la soirée danse ethnique… et devinez QUI se fait embrigader pour danser…

 

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Jeudi 1er mars on se lève: on a pris rendez-vous à la réserve naturelle. Depuis 1996, le Rasa Ria est impliqué dans le programme de conservation des orangs-outans. Ils prennent en charge l’éducation de quelques jeunes orangs-outans – entre quelques mois et 4-5 ans, avant qu’ils ne soient envoyés dans le grand centre de réadaptation de Sepilok pour la phase finale de leur réhabilitation et pouvoir les relâcher dans la nature à l’arrivée à l’âge adulte vers 7-8 ans.

En ce moment ils en ont 4: 3 jeunes qui sont suffisamment grands déjà pour être dans la jungle – suivis de près et nourris régulièrement sur une plateforme, ce qui donne une opportunité de les voir en tant que visiteurs- et c’est la première partie de notre expédition, monter jusqu’à la plateforme, et rire de la plus jeune des 3 orangs-outans qui nous fait un authentique numéro de pose. Elle aime les photos et le fait savoir.

 

 

 

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L’occasion aussi de retrouver des copains bien de chez nous: ici aussi ils débarquent pour piquer la nourriture!

 

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Et après presque une heure à les observer, on redescend pour découvrir Ten Ten, elle a environ 18 mois, est donc trop jeune encore pour vivre dans la jungle avec les autres, et reste encore à plein temps dans la nurserie.

Heidi est juste a-mou-reuse! ( et à vrai dire nous aussi, elle est juste adorable, mais désolée pas de photo, on était trop occupé à la regarder pour réussir nos photos)

Retour au kid’s club pour finir la matinée, ils font une séance de peinture Batik et elle veut ab-so-lu-ment le faire!

On finit la journée à la piscine… je vous jure que c’est physique des vacances comme ça! Surtout qu’il faut suivre le dauphin ( mouais moi à son âge quand je nageais sous l’eau en ondulant tout le corps, vu la date de sortie au cinéma de la petite sirène, je m’imaginais être la petite sirène, elle par contre c’est un dauphin qu’elle imagine être) qui navigue sans répit d’un bout à l’autre de la piscine, veut qu’on la jette en l’air, un job à plein temps.

Vendredi c’est déjà l’heure de partir, on se lève, on petit-déjeune tranquillement et on ré-entasse en vrac toutes nos affaires dans la valise…

5 jours de parenthèse enchantée se referment, on a pleinement profité. Ces vacances étaient courtes mais les plus réussies qu’on ait fait depuis longtemps, que du coup on exclut pas de refaire un de ces 4 une nouvelle escapade au Rasa Ria, après tout on a les chambres rénovées de l’ancienne aile qu’on aura pas encore vu du coup, ni le nouveau toboggan d’ailleurs.

L’occasion aussi de constater les progrès de syntaxe de fille chérie, qui a comme d’habitude tenu un journal de vacances qu’elle m’a dicté quasi tous les soirs, et qui nécessite de moins en moins de travail de correction pour avoir des phrases cohérentes.

 

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Finalement Heidi a totalement raison quand elle déclamait qu’elle était au paradis et que les vacances, l’hôtel étaient incroyables… Superchéri et moi aussi on a eu un peu cette impression magique!

 

Bon bin si on se remettait à la vraie vie…

Bonne journée!

 

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