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un livre, des livres, et demain?

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Coucou du vendredi!

 

 

Alors ici c’est une journée bien remplie – oui je sais je digresse avant-même d’arriver dans le vif du sujet mais je suis en verve ce matin- :

Je bosse sur mes scribouillages depuis que j’ai posé la miss au bus à 7h20 et d’une fois que j’ai fini ce billet, il sera le temps d’aller faire une pause -natation-

A priori vu l’heure la piscine ne sera pas encore au soleil, tant mieux pour l’accentuation de mes marques de bronzage: fille chérie est en passe de se vexer parce qu’à une séance par semaine en moyenne de piscine ensoleillée au moment ou je nage, je suis en train de devenir plus bronzée qu’elle.

Par contre moins de magie – parce que la lumière qui danse au fond de la piscine c’est joli comme tout, voir son ombre aussi – on peut pas tout avoir!

Après ça, selon le temps qu’il reste, un peu des impondérables – du genre peut-être faire une commande Carrefour AVANT de ne plus du tout avoir d’eau à la maison-

Et là version optimiste c’est un peu de temps pour me remettre à mes scribouillages, version réaliste c’est j’accueille la miss de retour de l’école.

Je la drille pour manger et j’écoute les derniers épisodes en date d’amour, gloire et cour d’école

 

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Puis on file sur les chapeaux de roues voir la logo

Où Heidi a la ferme intention de débarquer avec ses comics de Winx – mouiiii la mère meri est pernicieuse parfois, comme le niveau de lecture en anglais de la miss est légèrement inférieur à celui de son niveau de lecture en français, mademoiselle avait un peu de peine à se motiver et du coup le fossé aurait plutôt eu tendance à se creuser, donc j’ai fouiné et finalement trouvé quelque chose qui la motive: les BD.

Elle me lit des livres en français et des BD en anglais, du coup elle est contente et lit de plus en plus en anglais, montant son niveau l’air de rien-

Après bin retour maison, et on sera quasi à la fin de l’aprem, donc un peu d’intendance avant de filer pour la soirée:

Y’a une sortie fille ce soir entre Singapour mamans et nanas… et hors de question de la louper!

Et du coup en prime c’est Lovely Nounou qui va gérer le coucher d’Heidi, ce qui m’évitera de l’emplâtrer…

Hier soir une heure pour s’endormir tout ça parce que mademoiselle panique MAINTENANT pour les arrangements de coucher de la sortie au zoo ( les CE1 font une nuit au zoo) qui pour sa classe a lieu AU MOIS D’AVRIL!!!!

Comment dire si elle me refaisait ça ce soir, je manquerais d’humour donc c’est pas mal que je sois loin un soir!

Bon bin voilà… on referme ou presque la page je vous raconte ma vie et on en vient au vif du sujet…

Et mes scribouillages alors?

Une partie c’est directement l’édition et l’ajout des archives sur le blog – là j’ai le mois de juillet 2009 qui est complet sur ce blog- et puis d’autres projets, qui partent un peu dans tous les sens.

Etant donné que je peine à dégager des longues périodes de temps pour travailler, j’ai un peu tendance à sauter du coq à l’âne.

L’autre paramètre qui n’aide pas à donner ses formes définitives à certain de mes projets, c’est la métamorphose rapide du monde de l’édition.

Alors ça se voit moins en français – la gymnastique des contrats de distribution, des traductions, la politique des prix faisant que l’Europe a un train de retard sur le monde anglophone-, mais déjà beaucoup en anglais.

L’ebook est en train de changer le monde de la grande distribution des livres – et la révolution se compte en mois hein- : des livres qui ne sont publiés qu’en format digital arrivent dans les listes de best-sellers du New York Times.

Le nombre d’indépendants qui vivent de leur écriture sans passer par une maison d’édition officielle augmente

A savoir qu’Amazon notamment propose un programme ou ils choisissent certains des best-sellers digitaux indépendants et les impriment

Ils proposent également un programme aux US ou on peut emprunter des livres comme dans une librairie contre le paiement d’un abonnement mensuel. On emprunte un livre à la fois, on le rend quand on l’a lu – sans limite de temps à l’emprunt, c’est juste qu’on doit le rendre pour emprunter le suivant donc pas de pression si on est un lecteur lent. Pratique aussi pour les indépendants – enfin sauf le fait que rentrer l’ouvrage dans ce programme condamne à l’exclusivité, il ne peut du coup être disponible que chez Amazon- parce que – et ça les auteurs qui le font le constatent, ça augmente leur visibilité.

Un des plus gros soucis des indépendants – comme des petites maisons d’édition qui ne font que de l’ebook- c’est la visibilité. Ils dépendent énormément des commentaires pour vendre ou pas les oeuvres.

Je le constate moi: quand j’achète un livre je m’attends désormais à pouvoir en lire au minimum 10% pour voir si j’accroche ET je survole ce qui a été dit par les gens qui ont laissé des commentaires sur Amazon.

Pourquoi cet dépendance aux commentaires?

Parce que chez les indépendants il y a une grosse variété de qualité: pour le formatage, l’édition notamment. Un indie peut fournir un travail aux finitions superbes, mais parfois on est déçu… mais les prix bas fait que si on devient plus méfiants avec le temps et qu’on se base justement sur les critiques pour faire le grand saut et acheter le livre… on achète quand même plus facilement.

D’autant qu’après on a une crise de nostalgie et on achète la version électronique d’un Clancy ou dieu sait quoi du genre… qu’on paie plein prix. Ce qui nous fait faire un poil la grimace, parce que les royalties des auteurs ne changent pas vraiment sur la version électronique dans les grandes maisons d’édition, donc qu’ils sont en train de nous prendre pour des idiots à nous vendre un livre électronique – dont généralement la licence ne permet pas de le prêter, contrairement à un bouquin papier- au prix du livre papier pour livre sorti il y a plus de 20 ans, qui est un best-seller qui leur a déjà rapporté sa part de bénéfice depuis longtemps!

Et comble des combles ils se contentent parfois de balancer le fichier numérisé à la sauvage dont la qualité d’édition est inférieure à ce que des indépendants sans moyen fournissent!

Ou alors ils mettent les pieds aux murs et restent muets sur l’arrivée de leurs backlists ( les livres qui ne sont plus disponibles) en version digitale

Moralité je fais de la résistance et je rachète quasi plus de vieilleries via les grandes maisons d’édition, sauf quand elles sont à prix cassés!

Par contre j’en achète pas mal de ces « vieilleries » via les auteurs eux-mêmes qui récupèrent les droits digitaux de leurs propres backlists et les publient en indépendants sur amazon et ailleurs ou via des maisons d’édition spécialisées dans l’ebook.

Reste qu’à part ces auteurs qui jouent avec le meilleur des deux mondes, naviguant entre la publication indépendante et les grandes maisons en fonction de ce qu’on leur offre, la majeure partie de la profession est pour l’instant partagée entre deux camps

Les pro-indie ( indie pour independant publishing NdT) qui essentiellement décrivent le système actuel d’édition comme sclérosé et dépassé ( et c’est pas les brèches créées par Amazon et Apple qui vont prouver le contraire… les deux participent activement au fait de faire la révolution du monde littéraire via leurs programme d’auto-publication etc.)

Beaucoup d’amertume face aux difficultés de se faire publier par une grande maison si on écrit pas selon la flaveur ( mouais je sais c’est un terme de cuisine mais comme écrire c’est un peu faire sa soupe, ça marche bien non 😉 ) du moment. La rigidité des modèles – un roman pour « femmes » c’est 350 pages en édition poche, un thriller 400 à 410 pages etc. Chaque catégorie a ses limites et il faut un être un auteur établi avec un livre dont on sait que sera un best-seller pour avoir droit à de la marge face à ces ratios.

Les auteurs sous contrat y voient de la concurrence déloyale, le fait que le métier se perd et se dénature. Le fait que le processus est là pour une raison, pour assurer une qualité standard à ce qui arrive sur les étagères.

Ils ont bossé dur pour arriver ou ils sont, ont souvent fait beaucoup de concessions – certains manuscrits sont amputés de moitié dans le processus d’édition et que c’est des deuils qu’ils ont du accepter et que les indies eux refusent justement.

Bref, la guerre d’opinion fait rage, et de blogs en blogs entre les indies et les auteurs sous contrat, ils ne sont pas forcément tendres entre eux.

En attendant le changement est en marche, le train à pleine vitesse et on sait pas encore exactement ou il va et comment

– J’avoue que personnellement j’ai une petite théorie, on verra à quel point elle était à côté de la plaque ou pas d’ici quelques années-

Et au final, ce qui importe au lecteur, c’est quelque soit la forme d’avoir une oeuvre qui le passionne et de qualité… Mon comportement en tant que lectrice en est exactement l’illustration, je lis d’un peu partout, les indépendants comme les grandes maisons d’édition. Peu m’importe la source – et dans une certaine mesure le prix – tant que j’ai une belle histoire agréable à lire dans les mains.

Je me suis déjà bien trop étalée pour aujourd’hui, faut que je file…. mais je reviendrais sans doute là-dessus avec des liens et plein d’autres petits trucs.

Bonne journée!!!

p.s. la photo du jour… c’est ma némésis… l’avancée des travaux du parking… je vous dis pas le boucan… mais finalement c’est raccord avec le côté révolution du monde de l’édition non?

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