l'ebook,  meri-philosophe

La révolution ebook aux US c’est -quasi- déjà fait, et ailleurs?

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Coucou du lundi!

 

 

Une nouvelle semaine commence, la dernière avant les vacances scolaires d’Heidi.

Une semaine avec un programme de ministre vu qu’il faut absolument que je règle toutes les formalités pour la camp de mademoiselle AVANT mercredi, qu’il faut que je la traine en ville pour racheter des chaussures… elle dépasse désespérément de sa paire de flip flops et sa paire de baskets elle ne rentre plus dedans ( non mais je vais pas me plaindre elles ont tenu 6 mois celles-ci)

Et évidemment alors que quand j’en cherchais pas, je trouvais des flip flops Ipanema ( qui sont sympa comme tout, parce qu’ils ont un effet coussin absorbant presque comme des crocs, raison pour laquelle la miss les a adopté) partout maintenant que j’en cherche…

IM-PO-SSI-BLE de mettre la main dessus- du moins en taille enfants, parce qu’en taille adulte j’ai trouvé une jolie source- ( mouais parce que les magasins de sports, qui sont pour l’instant l’endroit ou j’en ai vu le plus souvent, n’ont presque pas de taille enfants… c’est schizophrénique! Les enfants ne font pas de sport ici??)

Sinon continuer mon marathon archives… peut-être me décider à comprendre POURQUOI le vieux site coexiste toujours avec le nouveau ( c’est pas la première fois que je me dis que je devrais le faire celui-ci)

 

heidi_ipatch_courent

 

Et des questions existentielles profondes suite à la lecture du blog de J.A. Konrath, qui fait partie des références en matière d’auto-publication et un poids lourd du thriller outre-atlantique dont vous n’avez jamais entendu parler à ce jour parce qu’étant auto-publié/ publié par Amazon , il n’est pas traduit en français.

Personnellement je commence à bien connaître la façon dont Amazon est en train d’écraser le marché américain – et ils commencent à être bien implanté sur le marché britannique aussi- mais quand je regarde sur le kindle store en français, clairement personne ne s’est encore vraiment enfoncé dans la brèche ouverte par Amazon de la façon dont l’ont fait les anglophones.

Pour le moment, si l’offre augmente, les prix restent élevés, le nombre de personnes qui osent se lancer à auto-publier ridiculement faible, et le pouvoir semble encore pour le moment aux mains des éditeurs – pour combien de temps encore?

Parce qu’au moment ou Amazon décollera en français – ne vous faites pas d’illusion ça arrivera-, la FNAC, e-readers.ch pour la Suisse- qui je le rappelle est l’OLF qui s’adapte- et les autres vendeurs traditionnels qui se transforment petit à petit en vendeurs en ligne pour tenter de survivre au tsunami qui est en train de leur arriver dessus, vont pas se priver pour se retourner contre les éditeurs et leur politique de prix!

Pour le moment les éditeurs préparent leurs arrières du mieux qu’ils peuvent: on lit des articles comme ce qui arrive par exemple aux auteurs jeunesse de Milan. Nul doute que les auteurs francophones en ressentent déjà fortement les effets du tsunami Amazon aux USA, et que pour l’instant ils sont un peu le dindon de la farce, poussés à signer des contrats qui ressemblent plus à de l’esclavage qu’à une relation de travail, avec des clauses qui les enchainent pour longtemps et bien plus qu’ils ne l’imaginent à leurs éditeurs.

Il faut voir qu’un auteur – si on excepte les poids lours, les vendeurs de best-sellers qui jouent dans une autre cour- ne sont pas des gens riches. Sur la vente d’un livre de poche, ils touchent moins de 50 centimes d’euros, et ils sont payés la plupart du temps en moyenne deux fois par an.

La majorité des auteurs sont des gens qui vendent une quantité moyenne de livres…

Pour l’éditeur c’est une manne financière considérable, mais pour les auteurs individuellement, ça représente au final des salaires moyen entre 5 et 10 euros par jour ( tout de suite c’est moins glamour hein d’être écrivain)

Et de plus, en ce moment, vu la pression, c’est ces auteurs – qui représentent le pool de ressources de l’éditeur, sa base majeure de revenus, et potentiellement les best-sellers de demain- qui sont le plus maltraités…

Classe moyenne du monde de l’édition, ils sont virés pour pouvoir offrir des ponts d’or à ceux dont on pense qu’ils feront un triomphe ( parce qu’un best-seller c’est la rentrée financière dont tout le monde rêve même les éditeurs) , ils se font menacer pour signer des contrats très restrictifs pour l’ebook, et en plus leurs vieux livres sont souvent indisponibles, et leur éditeur ne fait aucun effort pour les promouvoir.

– oui je sais à écrire des choses pareilles je me suis en train de m’assurer que quand je finirais enfin un de mes bouquins, à part Amazon, personne ne voudra jamais de moi dans le monde de l’édition francophone, mais c’est pas grave, parce que je ne voulais pas d’eux de toute façon 😉 –

Enfin je me dis qu’à terme justice sera faite pour les auteurs ET les lecteurs – qui dans ce monde digital n’ont plus exactement besoin des éditeurs et des distributeurs sous leur forme actuelle pour se rencontrer- et que les éditeurs ont raison de trembler, à terme ils vont devoir s’aligner sur le business model d’Amazon pour survivre ce qui obligera les monstres de l’édition à s’adapter ou disparaître ( et non c’est pas de la science-fiction, regardez dans une autre branche ce qui est arrivé à Kodak qui n’a pas cru à la fin du film 😉 )

Je me demande combien de temps ça prendra encore!

Je me suis aussi intéressée de plus près à Singapour.

Parce que Singapour était pour moi un puzzle complet.

Officiellement il n’y a aucun kindle store ici. On peut acheter des kindle- via des montages ou des entreprises les achètent en gros aux US et les importent en parallèle à Singapour- On trouve plein de liseuses différentes, il suffit de regarder dans le bus autour de nous, pour voir les gens partout avec des livres électroniques.

Mais alors comment font-ils?

Pour un certain nombre, ils ont un compte Amazon US… on trouve des tutoriels sur le net qui expliquent comment faire.

– ça se complique si vous avez un iPad ou un iPhone, parce qu’évidemment l’app n’est pas disponible sur l’app store de Singapour, donc ce sera un Kindle physique, ou alors il faut aussi un compte Apple store d’un autre pays-

Alternative sans « tricherie » aucune: le Kobo store (Kobo est une compagnie canadienne d’origine, qui avait un partenariat avec Borders, d’où probablement sa présence sur Singapour)

– et là on trouve l’app, si vous avez un iPad/iPhone, blackberry ou sur Android-

Pour d’autres ils se limitent à des sources – les petits éditeurs ne sont généralement pas pris à la gorge par des accords de redistributions par pays et sont donc libres de vendre partout dans le monde s’ils le veulent, et ne s’en privent pas. Smashwords.com par exemple ne se formalise pas de votre lieu de domicile, et fournit plusieurs formats à choix, dont un format compatible avec les Kindles dans le cas ou vous en avez un.

Et sinon?

Ils sont tout simplement abonnés à la bibliothèque nationale de Singapour!!

La National Library Board de Singapour vit avec son temps et propose un superbe catalogue digital, accessible via une inscription à la bibliothèque digitale pour tous les résidents de son territoire.

On y emprunte des titres en format epub, pour une durée limitée. Ils ont même une app’ pour iPhone, si vous n’avez pas de liseuse…

A quand la même chose en Suisse ou en France?

Bonne journée!

p.s. la photo du jour, c’était Heidi qui promenait le chien au pas de course hier…

 

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